En est ajouté en interligne. — i. Il écrit : entre/les
Il avait écrit ici, parmégarde, puis a biffe la manchette: « Majordomemajor du Roy, » qui reviendra au paragraphe suivant.
donnent une grande distinction sur tous les autres, et une considération principale par toute I Espagne1. Il est pourtant arrivé, quoique extrêmement rarement, que quelqu'une de ces charges, tantôt l'une, tantôt l'autre, ont été possédées par de très grands seigneurs qui a'étoient pas grands, mais2 favoris ou tort distingués, et qui sont bientôt devenus grands d'Espagne. Expliquons-les pour les faire connoître3.
Majordome- Le i iia joitloiiio-i lia jor du Roi ' est notre grand maître de
major du roi, prance dans toute l'étendue qu'il avoit autrefois"'. Tous les
et les .... . . ...
majordomes, palais du roi, tous les meubles, toutes les provisions, de
t. En 1642, Fontenay-Mareuil écrivait [Mémoires, p. 54) : ■ Les officiels de la maison royale sont les mêmes que clans toutes les autres cours..., niais avec cette différence qu'ils y sont beaucoup plus estimés, parce que, les rois no s'y voyant pas si facilement qu'ailleurs, eux seuls en ont le privilège, et sans demander audience, et particulièrement le sommelier de corps et les gentilshommes de la chambre, qui en tirent de tels avantages, qu'il n'y a personne, de quelque qualité qu'il soit. qui ne le veuille être. »
2. Mais est en interligne, au-dessus iVou. bille, et la conjonction et qui vient ensuite est également en interligne, au-dessus de mais. bille; puis, après qui, le manuscrit porte un le biffé, et enfin ijr'h d'Espagne a été ajouté encore en interligne.
3. Comparez le détail minutieux donné dans le livre III de V Etat présent de l'Espagne, par l'abbé de Vayrac, éd. 1719, tome II, p. 100 et suivantes. Plus tard, dans son grand tableau de l'Espagne (tome XVIll. p. 218), Saint-Simon racontera comment Mme des l'rsins parvint à réduire à néant les fonctions des charges et les attributions des conseils.
4. « La charge première d'Espagne, et d'un prodigieux éclat, ■> dirat-il ailleurs (Addition au Journal de Dangeau, tome XIV, p. 200). Comparez ci-après, p. 533-534, le Portrait de la cour d'Espagne en l'Oi .
5. État présent de l'Espagne, tome II, p. lO'i-IKi. Sur nos grands maîtres de la maison du Roi, on peut voir les Rois de France, par J. du Tillet, p. 401-405; le Traité des droits des offices, par Guyot, tome I, p. 455-473, où se trouve le règlement rendu sous Louis XIV. le 7 janvier IliMl ; le Supplément au Corps diplomatique, tome IV. p. 138-442; YEtat de la France, 1698, tome 1, p. 53-57. La succession des titulaires a été établie au tome VIII de l'Histoire généalogique, p. 309-392 fsuite dans la continuation du tome IX, p. 805-820) et paraphrasée par Saint- Simon, pour le règne de Louis XIV (vol. 45 de ses Papiers, aujourd'hui France "20(1). Chevillard en avait publié une carte historique en 1699.
quelque espèce qu'elles soient, la bouche1 et toutes les tables, la réception, la conduite et" le traitement des ambassadeurs et des autres personnes distinguées à qui le roi en fait, l'ordre, l'ordonnance, la disposition de toutes les fêtes que le roi donne, de tous les spectacles, de tous les festins et rafraîchissements, la distribution des places, l'autorité sur les acteurs de récit3, de machines*, de musique, les mascarades publiques et particulières du palais, l'autorité, la disposition, les places de toutes les cérémonies, la disposition de tous les logements pendant les vovaees et de toutes les voitures de la cour, l'autorité sur les médecins, chirurgiens et apothicaires du roi, qui ne peuvent consulter3 ni donner aucun remède au roi que de son approbation et en sa présence0, tout cela est de la charge du majordome-major, qui a sous lui quatre majordomes, tous quatre de la première qualité, et qui de là passent souvent aux premières charges, et arrivent à la grandesse, mais ne peuvent être grands tandis qu'ils sont majordomes7. Ils font le détail, chacun par semaine, de tout ce que je viens de remarquer sous les ordres du