Il en nommera quelques-unes en 1722 : tome XVIII, p
5. Elles passent la journée autour de la reine, assises par terre,
dépendance de la camarera-mayor, pour ne rien répéter, que les gentilshommes de la chambre sont du sommelier'. En l'absence de la camarera-mayor, la2 plus ancienne dame du palais en semaine la supplée en tout3. La camareramayor4 sert le roi et la reine, quand ils mangent ensemble chez elle, ou la reine seule, quand le roi n'y vient point, et met un genou en terre pour leur donner à laver et à boire. Derrière elle sont les dames du palais de semaine, et derrière celles-ci les sefioras d'honneur de semaine. Tout le service se fait par la camarera-mayor, et lui est présenté par les dames du palais, qui le reçoivent des sefioras d'honor*; celles-ci le vont prendre à la porte des femmes de chambre à qui les officiers de la bouche le présentent, et cela tous les jours. La camarera-mayor est ordonnatrice de toute la dépense de la garde-robe de la reine.
Assafeta j^es femmes de chambre6 sont toutes personnes de con-
et femmes *
de chambre, dition, et au moins de bonne noblesse, rilles toutes, elles
sans conversation ni occupation; point de danses, point de musique, ni promenade, ni jeu. Elles ne savent que mendier des faveurs, et n'ont autre chose à faire. (Lettres de Mme des Ursins à Mme de Maintenon, tome III, p. 441-442.) Ce sont les filles d'honneur que Tessé vit (Lettres, publiées par M. le comte de Rambuteau, p. 199), au nombre de dix-sept, dans une galerie où ne pénétrait aucun autre homme que le majordome-major. Elles étaient encadrées, de trois en trois, d'une duena, « une espèce d'animal noir et sauvage, comme qui diroit une fort vieille femme, sèche, vêtue de noir, avec une grande coiffe attachée sur une tète qui n'a de coiffure que sa propre tète toute nue. » 11 ajoute : « Toutes ces pauvres filles, vêtues et coiffées à l'espagnole, me parurent l'air assez ennuyé et renfermé. Elles servent à table et à genoux le roi et la reine. »