La première lettre de sortit surcharge n[e
5. Nous avons vu (tome IV, p. 289-291) quel avait été, selon Saint- Simon, le but de la venue de ce prince, et (tome VII, p. 277) quelles précautions le cardinal Portocarrero avait prises contre lui et ses troupes allemandes. D'après les Mémoires de Sourches (tome VI, p. 319- 320), on sut tirer de lui un engagement d'exécuter le testament avant que l'institution d'héritier fût connue : quoique dépité, il s'inclina devant le fait accompli, et écrivit même à Versailles une lettre pleine des meilleures assurances de fidélité (Dépôt des affaires étrangères). Ses pouvoirs expirant le 4 février, et son successeur ayant été nommé dès le 23 janvier, à Irun, sur l'avis de la junte, il quitta immédiatement l'Espagne, mais en jurant qu'il y reviendrait un jour, et ses régiments furent licenciés. (Journal de Dangeav, tome VIII, p. 26; Gazette, p. 54 et 77; Gazette d'Amsterdam, 1701, n° xiv; Hippeau, Avènement des Bourbons, tome II, p. 432, 440, 441, 446, 450, 476.) Voyez l'étude historique publiée sur lui, en 1877, à Vienne, par le docteur Kiïnzel. — ■ Louis XIV avait recommandé de donner sa succession au comte de Palma; les Mémoires de Saint-Philippe (tome I, p. 76, de la traduction) sont très défavorables à celui-ci. « homme dur, paresseux, colère, et nullement en état de remplacer le prince, dont l'affabilité, la bonté, la libéralité avaient gagné les cœurs des Catalans. » M. de Palma, âgé alors de quarante-sept ans, avait débuté dans la cavalerie eu 1671. On le nomma conseiller d'État le 6 octobre 1703, pour qu'il quittât son gouvernement.
6. Tome VII, p. 254 et suivantes. Villena s'était distingué eu Hongrie en 1686, particulièrement au siège de Bude, avait été alors nommé ambassadeur à Vienne, et avait reçu la Toison l'année suivante. En quittant, comme nous l'avons vu, la vice-royauté de Catalogne, il avait eu une place de gentilhomme de la chambre avec exercice, mais point
le duc deVeragua1; il le fut bientôt lui-même par le cardinal del Giudice2, qui vint exercer la vice-royauté par intérim, de Rome, où il étoit3, et Villena s'en alla vice-roi à Naples, d'où le duc de Medina-Celi* revint à Madrid, où
d'autre compensation. La lettre qu'il écrivit en français à Louis XIV, le "27 novembre 1700, pour le féliciter de l'avènement de son petit-fils, est aux Affaires étrangères, vol. Espagne 88, fol. 489.
1. « On mande que le roi d'Espagne ôte la vice-royauté de Sicile au duc de Veragua et envoie en sa place le duc d'Escalone, marquis de Villena; le duc de Veragua ne s'est pas fait aimer dans son emploi de Sicile. >> (Journal de Dangeau, tome VIII, p. 114, 31 mai 1701 ; Mémoires de Louville, tome I, p. 238.) Comparez la note faite pour le Roi, en 1714, par Saint-Simon, et publiée à la suite des Mémoires, éd. 1873, tome XIX, p. 280, et le Portrait de la cour d'Espagne, ci-après, p. 543.
2. François Judice, dit del Giudice, lils du duc de Giovenazzo et prince de Cellamarc, né à Naples le 7 décembre 1647, avait été protonotaire apostolique, vice-légat de Bologne et gouverneur de Fano sous le pontificat de Clément X, clerc de la chambre apostolique, etc., avant d'être créé cardinal par Alexandre VIII, le 13 février 1690'. En 1690, il avait refusé du roi Charles II l'archevêché de Salerne, avec six mille éeus de pension; mais il avait été chargé de faire l'intérim de l'ambassade espagnole à Rome entre la mort du comte d'Altamira (septembre 1698) et l'arrivée du duc d'Uceda, et, en 1699, il était devenu successivement protecteur de l'Empire, protecteur du royaume de Sicile, et enfin, le 2!) novembre, membre du conseil d'État. Nommé, en décembre 1701, vice-roi de Sicile par intérim, puis archevêque de Montréal, il devint grand inquisiteur en juin 1711, faillit être disgracié pendant une mission qu'il fit en France en 1714, mais, revenu à Madrid, fut maintenu comme grand inquisiteur, et fait premier ministre d'État et gouverneur du prince des Asturies. En 4716, obligé de céder la place à Alberoni, il donna sa démission de grand inquisiteur, retourna à Rome, fut fait évèque de Palestrina, abandonna Philippe V pour passer à l'Empereur, qui lui rendit les biens de sa famille au royaume de Naples, fut nommé par le Pape secrétaire de la congrégation du saint-office et préfet de l'Immunité, remplit de 1719 à 1720 les fonctions de chargé des affaires de l'Empire à Rome, devint sous-doyen du sacré collège et évèque de Frascati le 3 mars 1721, doyen et évèque d'Ostie et de Velletri le 12 juin 1724, et mourut à Rome, le 10 octobre 1725.
3. Il ne fut remplacé en Sicile qu'en octobre 1704, par M. de Bedmar.
4. Louis-François de la Cerda, IXe duc de Medina-Celi : tome VII, p. 253, 349 et 376. 11 était conseiller d'État du 29 novembre 1699. Voyez ci-après, p. 538, le Portrait de la cour en 1701.
il ' fut fait président du conseil des Indes, qu'il desiroit extrêmement8, et qui est une place fort lucrative3. Il l'étoit du conseil des ordres*, qui fut donnée" au duc d'Uceda6, quoi- \Add. S'-S. 369}