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2. Son père, sommelier du rorps en 167 -i, puis grand écuyer, premier ministre de 1680 à 1683, avait eu la présidence du conseil des Indes depuis 1679 jusqu'à l'époque de sa retraite définitive, en 1687.
3. Le conseil des Indes, créé par Ferdinand le Catholique et Isabelle, eu 1511, et dont dépendaient la secrétaireric du Pérou, celle de la Nouvelle-Espagne et la centaduria ou chambre de comptabilité, était encore plus dénoncé pour ses abus que tous les autres conseils, selon l'instruction donnée en 1701 à M. de Marcin. Garma (tome IV, p. 313- 346), Vayrac (tome 111, p. 335-352) et le Dictionnaire du Commerce de Savary (tome V, Indes occidentales) donnent le détail de ses attributions. Le président, avec celui du conseil de Castillc et celui du conseil des finances, disposaient de toutes les finances du royaume. Garma a fait la chronologie des présidents et gouverneurs (tome IV, p. 346-358). Les douze conseillers, dont huit de robe et quatre « de cape etd'épée, » touchaient de dix-huit à vingt mille écus par an selon Mme d'Aulnoy (tome 1, p. 416), douze mille selon notre Gazette de 1671, p. 852.
4. Tome VU, p. 259. Garma ( Theairo, tome IV, p. 359-400) ne cite pas M. de Medina-Celi parmi les présidents de ce conseil, qui faisait fort mal sou office selon la relation vénitienne de 1698 (Espagna, tome II, p. 639).
5. Ici comme plus haut, avant qu'il desiroit, il sous-entend présidence .
6. Jean-François Acuna y Paeheeo de Sandoval Mendoza et Toledo, comte de Montalban, de même maison que les Villena, Osuna, Bedmar, Montijo et Mancera, comme Saint-Simon l'expliquera plus tard (tome IX, p. 134-136), n'était grand d'Espagne, duc d'Uceda, marquis de Belmonte, etc., que par son mariage avec la fille aînée du V" duc d'Osuna et de la IIIe duchesse d'Uceda. Né le 8 juin 1649, il avait été fait gentilhomme de la chambre, puis capitaine général de Galice (septembre 1682) et vice-roi de Sicile (mars 1687), avant d'être nommé ambassadeur à Rome et conseiller d'État (fin de 1699). Il fut compris dans la promotion des chevaliers du Saint-Esprit espagnols en 1702. Quoique nommé la même année président du conseil des ordres, puis président du conseil des Indes (9 octobre), il conserva son ambassade jusqu'à la rupture de 1709, et resta encore en Italie comme chargé des affaires de Philippe V. Etant passé au parti de l'Archiduc en octobre 1711, ce prince lui donna la Toison d'or et un titre de grand trésorier du conseil d'Espagne; mais il mourut dans l'abandon, à Vienne, le 25 août 1718. Voyez Imhof, Grands, p. 113 et 114, les Mémoires du maréchal de Weslertoo, tome II. p. 174- 176, et Y Histoire généalogique, (orne IX, p. 296. — Saint-Simon écrit : Vzeda, comme Imhof: Dangeau écrit : Uceda.
iss MÉMOIRES [17011
que absent', et qui remplissent L'ambassade de Rome depuis que Medina-Celi l'avoit quittée pour aller à Naples'. Le plus grand changement fut la disgrâce du connétable [Add. S'-S. 3io\ de Castille3. Hors les présidences des conseils et la plupart des places dans les conseils, rien n'est à vie en Espagne, et, à la mort du roi, toutes les charges se perdent, et le successeur confirme ou change comme il lui plaît ceux qui les ont4. Le Connétable étoit grand écuyer et gentilhomme de la chambre en exercice5; l'exercice lui fut ôté, et sa charge de grand écuyer0, que le duc de Medina-Sidonia
1 . Les ducs de Montellano et de Veragua le suppléèrent avec le titre, de gouverneur.
2. Le duc de Medina-Celi avait été fait vice-roi en janvier 1696; c'est seulement au bout des deux périodes régulières de trois ans, en décembre 1701, que Philippe V le rappela pour prendre la présidence du conseil des Indes et céder Naples à M. d'Escalona, qui jouissait déjà d'une fort bonne réputation dans cette ville comme en Sicile. M. de Medina- Celi, au contraire, y étant décrié, on trouva que la cour le traitait beaucoup mieux qu'il n'eût mérité. D'ailleurs, l'arrogance de M. d'Uceda l'avait jadis rendu encore plus insupportable en Sicile que le duc de Medina-Celi (Affaires étrangères, vol. Espagne 98, fol. 334).
3. Ci-dessus, p. 57. Mais il faut lire ici : amirauté de Castille.
4. Dangeau disant en 1700, d'après M. de Torcy [Journal, tome Vil, p. 434), que les charges de la maison du roi d'Espagne et les charges de guerre « cessent toutes par la mort du roi, » et qu'il n'y a que les charges de la couronne qui échappent à cette loi absolue, Saint-Simon a protesté par l'Addition placée ici, n° 370, où il dit que, sauf les emplois des conseils ou des gouvernements, et autres subalternes, tout se perd au changement de roi, y compris les trois grandes charges. C'était exactement le contraire de ce qui se passait en France, et voici quelles conclusions Fontenay-Mareuil en tire dans le tableau qu'il a fait de la cour d'Espagne en 161*2 (ses Mémoires, p. 56) : « Les charges ne se vendent, ni ne se gardent pas, quand on en prend de meilleures, de sorte que, toutes les choses se donnant souvent, et ce qu'il y a de plus considérable, et où il faut des gens de confiance, n'étant que pour les Espagnols, ceux qui servent ne sont jamais longtemps sans amender leur condition et devenir plus grands qu'ils n'étoient, ce qui les rend si attachés à l'État,... qu'il s'en est peu vu qui aient manqué de fidélité ou fait beaucoup de mal, n'étant suivis de personne. »