‹ Memoires de Saint-Simon (volume 3)Chapitre 160 sur 548 · M., en abrégé, dans le manuscrit. — 2. Fist, par mégarde · texte numérisé non relu

M., en abrégé, dans le manuscrit. — 2. Fist, par mégarde

3. Ici, il a écrit : Frigiliane (plus haut, Frigilliana, et, dans la manchette, Frigilliane), et tout le membre de phrase est en interligne, depuis le second quoyque. — « Don Jean-Dominique Ramirez d'Arellano Mendoza et Alvarado, IX° comte d'Aguilar (d'Inestrillas) et de Villamayor, marquis de la Hinojosa et XII" seigneur de los Cameros, grand d'Espagne, mourut le 14 février 1668, ne laissant qu'une tille, qu'il eut de dona Marie-Anne deGuevarra, tille puînée du VIIIe comte d'Ouate, sa première femme. Elle s'appeloit dona Marie-Antoinette de BaJbarena (lisez Valvanera) Ramirez d'Arellano Mendoza et Alvarado, X° comtesse d'Aguilar et de Villamor, marquise de la Hinojosa, et fut mariée en 1670 avec don Roderic-Emmanuel Manrique de Lara, IIe comte de Frigillana (sic), l'un des plus habiles ministres que l'Espagne ait. 11 est conseiller d'État, président du conseil des Indes, et entre aux Dépèches du roi, qui est le comble des honneurs. Quoiqu'il se soit démis en faveur de son fils du comté d'Aguilar, auquel les honneurs de la grandesse sont attachés, il en conserve toujours le nom, le rang et les prérogatives. » (Vayrac, Etat présent, tome III, p. 12-13; comparez Imhof, Grands, p. 174, et Genealogix XX.... familiarum, p. 156, et Salazar, Casa de Lara, tome II, p. 806-817.) Ea mère était morte le 4 décembre 1675, et c'est en août 1671 que Erigiliana avait eu la couverture.

4. Voyez notre tome Vil, p. 313-315 et notes, et comparez le tome XVIII de 1873, p. 85-86 et 122, les Relations vénitiennes, ci-après, p. 560-561 et 564-565, et le Portrait de la cour d'Espagne, p. 542- 543. 11 est appelé le « rusé d'Aguilar » dans les Mémoires de Louville, et l'Amirauté et lui passaient pour les deux seuls hommes d'esprit qui fussent dans le Conseil. Comme général de la flotte de l'Océan, il avait commandé les forces espagnoles pendant l'hiver de 1684, et subi des défaites si désastreuses, qu'on dut le faire passer devant des commissaires (Gazette, 1684, p. 10-2, 257, 378 et 593-594); il avait le même commandement en 1691, mais dut y renoncer, se consacra alors aux travaux du Conseil (Gazette, 1692, p. 102), et prit possession de la pré-

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d'esprit et de capacité. Il doit accusé d'avoir empoisonné dans une* tabatière le père du duc d'Ossone'. Il

sidence du conseil d'Aragon le |6 janvier 1097. A la mort de Charles II, Aguilar était encore gouverneur du conseil d'Aragon cl le présidait en place du duc do Montalto, alors éloigné de Madrid; c'étaient la reine et le prince de Darmstadt qui l'avaient fait nommer à ce poste, et nous avons vu combien avait été vive d'abord son opposition aux tendances françaises. Néanmoins, Philippe Y le fit président en titre en septembre 1708, et, lorsque ce conseil fut supprimé en 1707, on lui f^arda l'entrée au despacho. En juillet 1709, il fut créé membre du conseil de cabinet, et, en février 1715, il reçut la présidence du conseil des Indes, dont il était gouverneur depuis le 17 février 1710; mais il s'en démit au commencement de 1717, et mourut sept mois plus tard.

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