‹ Memoires de Saint-Simon (volume 3)Chapitre 161 sur 548 · Une surcharge un premier une · texte numérisé non relu

Une surcharge un premier une

2. Gaspard Telle/. Giron, Ve duc d'Osuna, IVe marquis de Pcfiafiel, etc. (ci-après, appendices XII et XIII, p. §48-844 et 588), général de la cavalerie, fait commandant des armées dirigées contre le Portugal en 1660, commandant de l'armée de Galice en 166"2, vice-roi de Catalogne en janvier 1667, gouverneur du Milanais en novembre 1669 ", conseiller d'État le 30 septembre 1674, président du conseil des ordres en décembre 1678, grand éouyer de la reine première femme de Charles II en 1679, s'attira une disgrâce en 1683, perdit alors sa charge, et même ses biens, et dut vivre dans la retraite, à cinquante lieues de Madrid, pendant trois ans, mais revint en avril 16X6, fut fait président du conseil d'Aragon en janvier 169*2, et mourut le 2 juin 1694, étant en conférence avec le roi, au moment de se rendre en Andalousie comme vicaire général. La Gazette et Imhof attribuent cette tin subite à une apoplexie; mais voici ce qu'en dit une lettre écrite de Madrid au moment même, et reproduite clans les Mémoires de Soiirehes, tome IV, p. 362-363 : « La reine mère a pris le dessus; elle gouverne tout, et on la craint étrangement. La mort épouvantable du duc d'Ossone a effrayé tout le monde; on n'ose même en parler : il semble qu'il n'ait jamais été. Le roi l'avoit fait général de terre et de mer; il fut au palais, il parla longtemps seul au roi. Comme il se retiroit à dix heures du soir, il prit du tabac si étrangement empoisonné, qu'en éternuant trois fois il se rompit l'épine du dos, sa langue sortit de sa bouche et ses yeux de sa tète, et sa tète s'ouvrit ; il ne proféra jamais un mot, et mourut à trois heures du matin, car son tempérament étoit fort et robuste. C'étoit un grand serviteur du roi; il lui parloit avec liberté de l'état déplorable de ses affaires; il desiroit la

a De dépit de n'avoir pas alors une place au conseil d'État, il refusa le Milanais et fut relégué à Barcelone, mais passagèrement (Gazette, octobre 1669, p. 990, 1069 et lll!t:-S).

étoit1 fort Autrichien et fort attaché à la reine2. Le cardinal Portocarrero et lui se haïssoient à mort : aussi le testament fut-il pour lui un mystère impénétrable. Il plaisantoit le premier de sa laideur, qui étoit extrême, et de sa méchanceté3, et disoit que son fils avoit dans l'âme ce que lui portoit sur le visage, et avouoit que, sans son fils, il seroit le plus méchant homme d'Espagne; et je pense qu'il avoit raison*.

Le comte de Monterey5, grand d'Espagne par sa Monterey.

paix et la faisoit désirer aux autres. Le voilà mort comme don Manuel de Lira, le duc de l'Infantado et don Juan de Angulo. On accuse de cette affaire le comte d'Aguilar, qui est un des trois vicaires ou généraux qui commandent sous lui ; des gens que je ne nomme point ont profité des dispositions violentes de son cœur pour lui persuader de se défaire du duc. » Il est parlé aussi d'empoisonnement par le tabac dans l'instruction pour M. de Marcin.

1. // et les premières lettres i'estoit surchargent d'autres lettres.

2. Voyez ci-après, p. 542, le Portrait de la cour. Il avait été des premiers à féliciter Louis XIV; sa lettre, du 23 novembre 1700, est aux Affaires étrangères, vol. Espagne 85, fol. 445.

3. Blécourt écrivait que presque tout le inonde l'avait en horreur.

4. Ce trait a déjà terminé le premier portrait du père, en 1700. Le fils viendra faire une mission de quelques jours à Versailles, en 1705.

5. De celui-ci il n'a pas été dit mot en 1700. — Jean-Dominique de Haro y Guzman, qui devint VIe comte de Monterey par son mariage avec l'héritière de cette terre, au diocèse d'Orense, en Galice (Imhof, Grands, p. 204), gentilhomme de la chambre, grand commandeur de Castille, etc., débuta en Flandre, en 4666, par le commandement d'un corps d'infanterie, fut fait gouverneur des Pays-Bas espagnols et de la comté de Bourgogne le 12 juillet 1670, quitta ce poste en octobre 1674, au plus fort de la guerre et des conquêtes de Louis XIV, fut promu grand maître de l'artillerie, et presque aussitôt disgracié, en décembre 1675, pour avoir manifesté son dépit de n'avoir pas la présidence du conseil des Flandres, mais rentra en faveur avec D. Juan et eut la vice-rovauté de Catalogne en mai 1677, où il fit lacampagne contre M. de Navailles, dut alors à D. Juan la présidence du conseil de Flandres, fut encore disgracié et relégué en 1678 et 1681, devint monter o-may or ou grand veneur après la mort de la reine, en décembre 1687, fut fait conseiller d'État le 11 mai 1693, puis président du conseil de Flandres, mais subit de nouveau une disgrâce provoquée par M. d'Oropesa en mars 1698, recouvra sa liberté dès le mois suivant, retomba en disgrâce en 1699, comme on va le ra-

HÉMOIBES lu SAINT-SIMON. MU ]i

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mère', second fils du célèbre don Louis d'Haro5 avec lequel le cardinal Mazarin conclut la paix des Pyrénées et le mariage du Roi, en 1G60\ dans l'île des Faisans de la petite rivière de Bidassoa*. 11 avoit été gouverneur des Pays-Bas,

conter tout à l'iicuro, et no reprit sa place dans le Conseil qu'après l'avènement de Philippe V. Ayant perdu sa femme le 10 niai 1710, il se fit prêtre en mars 1712, et mourut le 13 février 1716, âgé de soixante-dixsept ans. En 1673, malgré son hostilité bien connue, car il avait été des premiers à pousser à la guerre en 1672 et en 1671, comme à fomenter les projets de soulèvement du chevalier de Rohan, il était passé par Paris et y avait trouvé un très bon accueil (Pollisson, Lettres historiques, tomes 1, p. 262, et 11, p. 107-108, 154-455, 220-221, 242-244).

1. Catherine Fernandez de Cordoue Aragon, dernière fille du duc de Segorbc et de Cardone, sœur de deux cardinaux. Ce n*est pas par elle que son fils devint grand, mais, comme on l'a vu dans la note précédente, et comme notre auteur le dira plus tard (tome IX, p. 287), par l'héritière de Monterey, de la maison de Avala Tolède Fonseca.

2. Louis Mondez de Haro Cuzinan et Sotomayor, né eu 1599, mort à Madrid, le 17 novembre 1661, étant premier ministre depuis 1643, époque où Philippe IV l'avait pris en cette qualité, à la place de son oncle maternel le comte-duc d'Olivarès, en lui continuant le titre d'Olivarès.

3. La demande de l'infante Marie-Thérèse fut faite par le maréchal de Cramont, dont les Mémoires (p. 311-327) sont très intéressants à lire sur ce sujet, et, par conséquent, sur don L. de Haro. Ils font de celui-ci (p. 327) un très juste éloge, mais en ajoutant que ses deux fils, le marquis de Heliche et Monterey, étaient les deux plus vilains hommes qu'il eût jamais vusa, et que leurs deux sœurs les dépassaient encore en laideur. Les conférences pour la conclusion de la paix, que le mariage franco-espagnol scella ensuite, commencèrent le 13 août 1659 et durèrent quatre mois. C'est don Louis qui obtint la restitution du gouvernement de Hourgogne au prince de Coudé amnistié, et qui stipula la renonciation de Marie-Thérèse à tout droit sur la couronne espagnole. 11 eut l'honneur de représenter le roi de France dans la cérémonie matrimoniale célébrée par procureur à Fontarabie, le 3 juin 1660, et Philippe IV reconnut ses services en lui concédant le surnom glorieux de la Paz, avec la grandesse de première classe et la grande chancellerie des Indes; mais don Louis fut enlevé par une fluxion de poitrine quelques mois plus tard. 11 était grand commandeur de l'ordre d'Alcantara, généralissime, gentilhomme de la chambre et grand écuyer.

4. Ci-dessus, p. 60. Cette ile des Faisans, dite de la Conférence, à

a Cependant Mademoiselle, qui les \it au voyage de 1660, dit (Mémoires. tome III, p. 162) que Monterey était beaucoup mieux l'ait que son frère.

et étoit lors président du conseil de Flandres1. Cétoit un génie supérieur en tout, mais haut, méchant et dangereux2. Quoiqu'on lui eût caché le testament, il parut s'attacher au roi, quoique grand ennemi du cardinal Portocarrero3. Qu'eût dit son père, s'il eût vu ce qu'il voyoit, avec toutes ses précautions pour les renonciations de notre reine Marie-Thérèse1? Monterey n'avoit point d'enfants5.

quatre kilomètres do l'embouchure de la Bidassoa et deux d'Iran, d'une

part, d'Hendavo de l'autre, appartenant par moitié aux deux royaumes, avait été choisie eu 1-463 pour l'entrevue de Louis XI et d'Henri IV de Castille. Bossuet l'a appelée, en souvenir des événements de 1660, l'île « pacifique et éternellement mémorable, » et Mademoiselle, qui était du voyage, nous a laissé la description des lieux et des personnages. Voyez aussi une lettre du chanoine Montreuil, du même temps et du même voyage, dans les Archives curieuses de l'histoire de France, "2° série, tome Vlll, p. 321-322.

1. Comparez le Portrait de la cour d'Espagne en 1701, ci-après, p. 543, la suite des Mémoires, tome IX de 1873, p. 287 , et l'Addition au Journal de Dangeau, tome XIV, p. 116.

"2. Voyez, p. 6">0 et 654, les Relations vénitiennes et les notes.

3. Depuis le "23 novembre 1699, il était relégué à Zamora, pour avoir voulu défendre les intérêts flamands contre la rapacité des Berlepsch ; niais sa présidence lui restait toujours, même en exil. Louis XIV écrivait à M. de Blécourt, le 13 juin 1701 (Œuvres, tome VI, p. 63-64), que, M. de Monterey « préférant évidemment ses intérêts et ceux de ses créatures au bien de la monarchie, » il fallait que le marquis de Bedmar rendit compte directement de tout ce qui se passait dans les Flandres, sans passer par son intermédiaire, et reçût directement aussi les ordres de Versailles. Néanmoins, comme le président sembla se rapprocher du cardinal, on le rappela à son poste.

■4. Il a déjà été parlé de cette renonciation de Marie-Thérèse, passée le "2 juin 1660, deux jours avant le mariage à Fontarabie (Du Mont, Corps diplomatique, tome VI, 2* partie, p. 288; Mignet, Négociations, tome I, p. 58-64), et jurée par Louis XIV le 6, trois jours avant le mariage à Bayonne, puis enregistrée au Parlement. Mais, si Ma/arin et Lionne avaient stipulé à bon escient qu'elle deviendrait caduque par le fait du non-payement de la dot, don Louis avait-il pu se faire illusion sur ce point? 11 était à peine mort, que Louis XIV commença, par l'intermédiaire de l'archevêque d'Embrun et de M. de Lionne, des négociations qui, sans aboutir à une révocation, affaiblirent cependant la valeur de l'acte de 1660 et tirent ressortir sa nullité de fait.

a. Iinhof indiquait par avance [Grands, p. 205) que les héritiers de

Fresno, Fuen- Le marquis del Fresno1, grand d'Espagne de la maison

salida, Montijo, ^e Velasco comme le connétable de Castille, étoit homme patriarche , . , ii>

des Indes. de beaucoup de probité et de capacité ; le comte de ruen-

salida3 et le comte de Montijo1, aussi grands d'Espagne et

Montcrey et de sa femme seraient la duchesse «le Veragua pour celle-ci, la marquise del Carpio pour Monterey.

1. Pierre Fernandez de Velasco, 11e marquis del Fresno, fait membre du conseil des Indes en août 1673, était ensuite allé en Angleterre comme ambassadeur extraordinaire (1671), y avait négocié la paix de mars 1674 entre ce royaume et la Hollande, et avait été fait conseiller d'État le 29 novembre 1699. Charles II l'avait créé grand de Castille et gentilhomme de la chambre. Il mourut le 4 janvier 1713, à quatrevingts ans. Voyez ci-après, p. 543, le Portrait de In cour d'Espagne, et les Relations vénitiennes, p. 570, et comparez la suite des Mémoires, tome XVIII, p. 101-102 et 119.

2. Quoique ce personnage n'ait même pas été nommé en 1700, on a eu l'occasion de signaler son rôle important et utile au parti français (tome VII, p. 269, note 1). Le 2 novembre 1700, il avait répondu sur sa tète, comme Arias et San-Estevan, que le peuple espagnol et les États italiens sacrifieraient tout pour maintenir l'unité de la monarchie dans la personne d'un Bourbon (recueil Hippeau, tome II, p. 296). Lui et son tils paraissaient « pleins de probité et de zèle, » selon l'instruction pour M. de Marcin.

3. Celui-ci aussi était un Velasco : Antoine de Velasco Avala y Cardenas, IXe comte de Fuensalida, IIIe comte de Colmenar, etc., successivement général des hommes d'armes du Milanais (septembre 1669), général de la cavalerie dans le même pays (mars 1671), vice-roi de Navarre (août 1676), de Galice (janvier 1681) et de Sardaigne (juin 1682), gouverneur du Milanais (décembre 1685 à février 1691), enfin vice-roi de Catalogne, à la place de Gastanaga, en février 1696. Comme del Fresno, Charles II le fit conseiller d'État le 29 novembre 1699. Il mourut le 5 mars 1709. Voyez Imhof, Grands d'Espagne, p. 192, et Genealogise XX illustrinm in Hispania familiarum, p. 326, Garma, Theatro universal, tome IV, p. 127 (où il est appelé Pierre-Nicolas, Xe comte), le Portrait de la cour d'Espagne en 1701, p. 543, où il n'est que nommé, et le tome XVIII des Mémoires, p. 93.

4. Christophe Acuiïa y Portocarrero, IVe comte de Montijo, en Estraniadure, chevalier de l'ordre de Saint-Jacques et gentilhomme de la chambre, fut fait gouverneur de sa province, mestre de camp général et membre du conseil de guerre en décembre 1675, commissaire général des armées de septembre 1693 à décembre 1697, grand à vie en octobre 1697, conseiller d'État à la promotion de 1699, et mourut

conseillers d'Etat'. Ce dernier n'a eu qu'une fille"2, qui a épousé un Acuna Pacheco, qui a joint le nom de Portocarrero de sa mère3, dont il a eu la grandesse4. Il a fait fortune par l'ambassade d'Angleterre et les grands emplois5.

le 31 octobre 1704. Voyez Inihof, Grands cl Espagne, p. 38, Vayrac, État présent de l'Espagne, tome III, p. 190-191, le Portrait de la cour d'Espagne, ci-après, p. 542, et le tome XVIII des Mémoires, p. 97. Saint-Simon parlera davantage de son fils.

1. Leurs deux lettres de félicitation à Louis XIV, 26 et 29 novembre 1700, sont aux Affaires étrangères, vol. Espagne. 85, fol. 487 et 494. M. de Montijo, le 19 mai suivant, demanda, en énumérant ses services, la charge de majonlomc-major ou celle de grand écuyer de la future reine (ibidem, vol. 89, fol. 176).

2. C'est la rédaction d'Imliof disant (p. 39) : « Je doute que le comte de Montijo ait laissé d'enfants mâles, » qui trompe ici notre auteur. Ce comte n'eut en effet d'un premier mariage qu'une fille, Catherine Portocarrero y Guzman, comtesse de Teba et d'Ardalès; mais elle épousa Antoine de Cordoue, frère du cardinal et grand inquisiteur mort en 1699, et non un Acuna-Pacheco, comme il va le dire. De plus, M. de Montijo, s'étant remarié avec une tille du marquis de Caracena, en eut deux tils, dont parle l'abbé de. Vayrac, et à l'un desquels il va être fait allusion deux lignes plus loin.

3. C'est toute une série d'erreurs que nous avons ici. Ailleurs (tome XVIII, p. 97), il dira, mais exactement cette fois : « Pierre d'Acuna, second fils du premier duc d'Escalone et marquis de Villena, et de M[arie], héritière de Portocarrero, en ajouta le nom au sien et fit cette branche (de Montijo), qui souvent porta le nom seul de Portocarrero. Son fils fut seigneur de Montijo, et le fils de celui-là en fut fait comte par Charles II, en 1697. »

4. « Ce comte de Montijo, dit Inihof, fut créé grand d'Espagne, par le roi Charles II, au mois d'octobre 1697, mais seulement pour sa personne, si je ne me trompe pas, et mourut l'an 1704. On trouve sa généalogie au second volume de V Histoire généalogique d'Italie et d'Espagne, p. 1 15.... •> Imhof parle ici du (iorpus publié par lui en 1702.

o. 11 parle du tils né du second mariage, en mars 1692, c'est-à-dire Christophe-Grégoire, Ve comte de Montijo, qu'il vit à Madrid en 1722, mais qui, plus tard, étant président du conseil des Indes (1737-1748), tint le poste d'ambassadeur à Londres, puisa Francfort en 1741, négocia l'alliance franco-espagnole de 1743, et reçut le collier des ordres du Roi en 17 i6. Il possédait déjà la Toison d'or et l'ordre de Saint-Janvier, et avait été successivement grand écuyer de la reine douairière, en remplacement de Cellamare, et son majordome-major, après Santa-Cruz. Voyez le

-2!'. MÉMOIRES ilTOI!

Le conseiller d'État1, qui étoit, comme le cardinal Portocarrero, Hoccanegra, étoit frère du patriarche des Indes*, qui ne mangcoit pas plus de pain que le marquis de Mancera3, mais qui étoit méchant, hargneux1, haineux, mal intentionné, et pestant -toujours contre le gouvernement. Il ne savoit mot de latin quoiqu'il ne manquât ni d'esprit ni de lecture. Sa parenté et l'amour du cardinal Portocarrero pour"' ses parents le firent, malgré tout cela, confirmer dans sa charge de patriarche des Indes". Vie iiu roi Voilà la plupart des personnages qui figuroient en Ks-

d'Espagne pagne lorsque le roi v arriva. Comme il n'y connoissoit

en arrivant. .. . . . . . ., -, ,

Louville en personne, il se laissa conduire au duc d liarcourt et a premier crédit, ceux qui avoient eu la principale part au testament, qui étoient fort liés entre eux, et avec les principaux desquels il passoit sa vie par les fonctions intimes de leurs emplois, comme le cardinal Portocarrero, qui étoit l'âme de tout, et les marquis de Yillafranca, duc de Medina-Sidonia, et

tome XVIII des Mémoires, p. 97. Lorsqu'il parut pour la première fois à Versailles, en 1741, on reconnut en lui « la fierté naturelle aux Espagnols » {Mémoires du duc de Luyues, tome III, p. 318) ; mais, peu après, comme plénipotentiaire en Allemagne, il mérita une égale réputation de désintéressement, de magnificence et d'habileté (tome IV, p. 473-474). C'est le bisaïeul du comte de Montijo, père de l'impératrice Eugénie.

1. De celui-là, M. de Blécourt écrivait au Roi, le 11 novembre 1700, qu'on tirerait tout le secours désirable, et il envoya alors un mémoire sur la conduite à tenir.

"2. Ci-dessus, p. 169. — Pierre Portocarrero y Guzmaa, fils cadet du IIIe comte de Portocarrero et d'Inès, marquise de la Algava, fait arebidiacre de Tolède, par le cardinal, en mars 1680, était devenu archevêque de Tyr et avait succédé, comme patriarche des Indes, à M. de Lemos. 11 mourut en février 1708. Voyez ci-après, p. 532, le Portrait de la cour d'Espagne eu /?«/, et comparez la généalogie Portocarrero dans VHistoria de la casa de Lara, fax Salazar y Castro, tome II, p. 361 et 393-6 1'..

3. Ci-dessus, p. 195-196. Nous verrons que ces Acuna y Paclicco se divisaient en Uceda, Villena, Osuna, Bedmar, Mancera, etc., « tous grands et fort grands seigneurs » (tomes IX, p. 134-135, XVIII, p. 36-37, etc.).

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