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3. Berwick le dépeint (Mémoires, p. 407) comme un bon homme, plein d'excellentes intentions, mais si mal doué du côté du génie, qu'on ne comprenait pas que le Roi l'eût choisi, ou du moins le gardât. « 11 avoit une opinion merveilleuse de sa capacité et disoit toujours, quand on commençoit à lui parler : « Je le sais, » quoiqu'il fût question de tout autre chose que de ce qu'il s'imaginoit. » Il n'est pas surprenant, ajoute le maréchal comme l'a fait et le fera encore notre auteur, qu'un tel homme n'ait point suffi à la double besogne d'un Colbert et d'un Louvois. Mais, Saint-Simon l'a dit, ce n'était ni présomption ni vanité; rien ne lui déplaisait plus que l'éloge, et, très sincèrement, en février 1700, il écrivait à un poète bourguignon tout prêt à versifier en son honneur : « Nous ne sommes plus dans le temps d'Horace; trop heureux qui n'est point chanté. » Feuquière (Mémoires, tome 11, p. 438-139) dit que son administration pécha surtout par un défaut de discrétion encore plus marqué que chez Barbezieux, et par le manque de bons commis.
4. Comparez la grande Addition sur Louis XIV, tome XVI du Journal, p. 31. Nous aurons plus d'une fois à revenir sur le choix des ministres dans la dernière période du règne.