De surcharge qui
8. Nous avons déjà vu (p. 217) qu'à peine rentré à Madrid, en décembre 1700, l'ambassadeur était tombé malade; on avait même parlé d'empoisonnement par le tabac.
9. 11 écrit : Sarzuela. — « Espèce de petit château, dira-t-il plus lard (tome XVIII, p. 142), fort commun en dehors et en dedans, » mais qui avait le double avantage d'être plus éloigné de Madrid que le Pardo, et isolé de toute habitation, avec une basse-cour et un jardin. Charles II y allait quelquefois. Mme d'Aulnoy (Mémoires, tome I, p. 508) dit que, de son temps, c'était un lieu inhabitable, mais agrémenté d'eaux admirables. Beaucoup d'autres localités portaient ce nom de zarzuela, petite ronce, devenu synonyme de pièce de théâtre.
10. Voyez le Journal de Dangeau, tome VIII, p. 89, 149, 162, 218
à Louville si importante, qu'il alla dès le lendemain lui en rendre compte. Harcourt approuva non' seulement la conduite de Louville, mais il trouva qu'il avoit rendu au roi le plus important service5. 11 dépêcha là-dessus un courrier, qui rapporta les mêmes louanges à Louville Monteleon cependant accourut se jeter aux pieds du roi, et remercier son libérateur de lui avoir sauvé l'honneur, les biens et la vie. Mais Louville se défendit toujours prudemment d'une chose dont il vouloit que le roi eût tout l'honneur, et dont l'aveu l'eût trop exposé au cardinal ; mais toute la cour, et bientôt toute l'Espagne, ne s'y méprit pas, et ne l'en aima et estima que davantage3, p. Daubenton, Avant de sortir d'Espagne, il faut dire un mot du jésuite, confes- p Daubenton1, jésuite françois qui y suivit le roi pour
et 220, et la Gazette, p. 364 et 390-391 ; comparez la suite des Mémoires, tome III de 1873, p. 208 et 212.
t. Il a écrit : son, par mégarde.
2. C'est sur la demande expresse de l'ambassadeur que Louville rédigea le long et minutieux rapport du lo août.
3. Notre Gazette annonça simplement (p. 460) que le procès était terminé par la déclaration de Mlle Pignatelli elle-même qu'elle voulait épouser M. de Westerloo, et qu'elle avait été conduite à Bayonne pour y recevoir la bénédiction nuptiale. Peu après, les deux époux, revenant par Paris, trouvèrent le meilleur accueil à la cour.
4. Saint-Simon écrit ce nom avec l'apostrophe, comme il conviendrait en raison de l'étymologie, mais avec un a au lieu de IV, parce qu'on orthographiait souvent ainsi le nom de la petite ville de Thiérache d'où était originaire la famille bourgeoise qui nous a donné plus tard un illustre naturaliste (Notice historique et généalogique, par Albrier, 187-4 ) . Le frère du jésuite dont il va être question signait avec l'apostrophe, mais non le jésuite lui-même, dit le Moréri. — Celui-ci s'appelait Guillaume Daubenton, était né à Auxerre le 21 octobre 1648, était entré dans la Société de Jésus en 1665, avait fait profession en 16N3, puis avait prêché. Étant très estimé de sa Compagnie et sachant l'allemand, laDauphine le choisit pour confesseur. Il devint alors provincial de Champagne, poste que l'hostilité de l'archevêque de Reims le força d'échanger contre le riche rectorat du collège de Strasbourg. À la mort du P. le Valois, le Roi eût voulu l'appeler en qualité de confesseur de ses petits-fils; mais, comme il était malade, on choisit le P. Martineau, et il venait à peine de guérir, lorsque, le 4 décembre 1700. on le fit venir
être son confesseur. Ce fut au grand regret des domi- seur du roi nicains1, en possession de tout temps du confessionnal "Espagne, des rois d'Espagne2, appuyés de l'Inquisition3, chez les-
en hâte pour prendre la place de confesseur de Philippe V, sans qu'il crût que cet emploi pût se prolonger, car il était désigné pour prêcher le carême à Saint-Sulpice, et d'ailleurs les rois d'Espagne ne se servaient pas de jésuites. Louis XIV estimait surtout en lui ses anciennes relations avec la Dauphine et son hostilité au jansénisme; quant à Mme de Maintenon, elle avait refusé de se mêler de ce choix. (Journal de Dangeau, tome VII, p. 440; Mémoires de Sourches, tome VI, p. 323; Correspondance générale de Mme de Maintenon, tome IV, p. 343 et 348.) Nous le verrons forcé de revenir en France en 1703. En 1706, il se rendit à Rome pour la congrégation générale de la Compagnie, faillit être élu général, fut nommé assistant pour la nation française, et resta depuis lors à Rome, jusqu'à ce que Philippe V le rappelât en 1716. Il mourut, toujours confesseur de ce roi, le 7 août 1723. L'année précédente, au dire du maréchal de Villars, le cardinal Dubois eût voulu le faire nommer confesseur de Louis XV. Une Vie manuscrite du P. Daubenton existe à la bibliothèque de Nancy (ms. 968 du catalogue), et nous avons un bon article sur lui dans le premier volume du recueil du P. Léonard : Religieux qui n'ont point écrit (Arcb. nat., M 762, fol. 93), avec de nombreuses notes et la copie de ses lettres au P. de la Chaise, dans les papiers sur l'Espagne (K 1332, u° 1 l). On avait imprimé avant 1701 ses trois oraisons funèbres du président Thomas de Rragelongne, du grand Condé et de Charles V de Lorraine; plus tard, il publia les actes de la canonisation de saint François Régis et sa Vie.