François corrige fraçois
7. C'est le comte de Ficsque qui, au retour de son exil en Normandie, amena Segrais à Paris et le présenta à Mme de Sévigné, tout jeune. encore, mais déjà connu pour quelques compositions littéraires. Il était entré dès 1647 chez Mademoiselle, comme gentilhomme ordinaire et secrétaire des commandements, et on a tout lieu de croire qu'il travailla aux opuscules littéraires publiés sous le nom de cette princesse. 11 remplaça Boisrobert à l'Académie française en 1662.
8. Renvoyé par Mademoiselle en 1671, pour avoir voulu rompre ses relations avec Lauzun, il trouva asile chez Mme delà Fayette jusqu'en 1676, se retira alors dans sa ville natale, où il se maria avec une cousine, le 9 septembre, réorganisa l'Académie et fut élu premier échevin (1685- 86). 11 refusa de devenir précepteur du duc du Maine, comme le demandait Mme de Main tenon. Sa mort toucha profondément Mlle de Scudéry, une amie de cinquante ans, et elle ne lui survécut que dix semaines.
9. D'Alembert a fait son éloge académique, et M. Brédif a publié de notre temps, en 1863: Segrais, sa vie et ses œuvres. L'aisance et le bon ton de ses productions lui valurent le surnom de Voilure Caennais.
de Tourville. l'aveu des Anglois et des Hollandois, qui eût été depuis Chàteaurenault •< i i « , , , »,
vice-amiral. un siecle ) et eu même temps le plus modeste : ce fut le
[Àdd. S'-S. 378] maréchal de Tourville, qui n'avoit pas encore soixante ans*.
Il ne laissa qu'un fils, qui promettoit, et qui fut tué dès
sa première campagne3, et une fille fort jeune*. Tourville
possédoit en perfection toutes les parties de la marine5
depuis celle du charpentier jusqu'à celles d'un excellent
amiral6. Son équité, sa douceur, son flegme7, sa politesse,
1. Mômes expressions exactement que dans notre tome I, p. 166; on les retrouve aussi dans les Mémoires de Sourches, tome VII, p. 52.
2. Anne-Hilarion de Costontin, comte de Tourville, vice-amiral et maréchal de France (tome I, p. 50), mourut à Paris, dans la nuit du 27 au 28 mai, après deux mois de maladie, dans sa cinquante-neuvième année : Journal de Dangeau, tome VIII, p. 77 et 111 : Mercure, mai 1701, p. 333; Mémoires de Sourches, tome VII, p. 37, 52 et 70; Jal, Dictionnaire critique, p. 1 193-1200. Il fut inhumé à Saint-Eustache, sans épitaphe ni monument. Depuis assez longtemps il était dans la grande dévotion, dit Dangeau.
3. Il parlera plus tard, en 1707, de Mme de Tourville, fille du financier Laugeois et veuve en premières noces du marquis de la Poupelinière. Ce mariage avait été troublé par la jalousie de la femme comme par les frasques galantes du mari, et il y avait même eu une séparation momentanée. Leur fils, Louis-Alexandre, comte de Tourville, né le 7 septembre 1694 et tenu sur les fonts, le 22 décembre 1693, par le comte de Toulouse et la duchesse du Maine, fît son apprentissage aux mousquetaires en 1707, acheta le régiment de Coëtquen en 1709, et fut tué à la bataille de Denain, "24 juillet 1712. — Tourville avait eu plus anciennement un fils naturel, qui devint lieutenant de vaisseau.
4. Lucie-Françoise, née le 18 juin 1693, treize mois après la bataille de la Hougue, dont nous avons eu le récit en son temps, était orpheline de père et de mère lorsque, le 26 juillet 1714, elle épousa Guillaume- Alexandre de Galard de Béarn, marquis de Rrassac ; elle fut faite dame de la duchesse de Berrv en septembre 1717, et mourut à Paris, le 28 août 1756 : Mémoires, tome V de 1873, p. 344; Jal, Dictionnaire, p. 1497-1498, et Abraham Du Quesne, tome II, p. 587-591.
5. Emploi analogue à « parties du discours » ou » parties de la peinture. » Voyez Partie 5°, dans Littré. Plus tard (tome IV de 1873, p. 208), il parlera des « parties militaires et de citoyen » de Vauban.
6. On a de Tourville, aux Archives nationales (K 1360, n" 55), un Exercice pour instruire les officiers de la marine de toutes les manœuvres qui se font à la mer, un manuel de signaux et d'autres mémoires.
7. Telle est bien, cette fois, l'orthographe de notre auteur.
la netteté de ses ordres, les signaux et beaucoup d'autres détails particuliers très utiles qu'il avoit imaginés, son arrangement, sa justesse, sa prévoyance, une grande sagesse aiguisée ' de la plus naturelle et de la plus tranquille valeur, tout contribuoit à faire désirer de servir sous lui et d'y apprendre8. Sa charge de vice-amiral3 fut donnée à Châteaurenault4, qui étoit lors en Amérique pour en ramener les galions5.