Ci-dessus, p. 222, note
2. Comparez ci-après, appendice XXI, la comte notice consacrée à Tourville, par notre auteur, dans ses Officiers de la couronne. M. Delarbre a publié, en 1889, un important volume sur Tourville et la marine de son temps.
3. Nous savons déjà (tome IV, p. 33, note) qu'il y avait, depuis 1669, au-dessous de l'amiral de France, deux vice-amiraux, l'un pour le Ponant ou Océan, l'autre pour le Levant, c'est-à-dire pour la mer Méditerranée. C'était, non pas un grade, mais une dignité ajoutée au grade de lieutenant général des armées navales, et donnant tous les pouvoirs de l'amiral en son absence, ou sous lui, avec son attache. M. d'Estrées était vice-amiral du Ponant, et Tourville vice-amiral du Levant. Les appointements s'élevaient à vingt-quatre mille livres : Dangcatt, tome XVI, p. 490-4ÎM ; Luynes, tome XIV, p. 137.
4. François-Louis Rousselet, comte de Châteaurenault, terre de Touraine qui avait été érigée en marquisat pour son aïeul (1620), naquit le 22 septembre 1637, débuta en 1658, sous Turenne, dans les Flandres, passa dans la marine, comme enseigne, en 1661, et devint capitaine de vaisseau en 1664, chef d'escadre en 1673, grand prieur de Iîretagne de l'ordre de Saint-Lazare en 1681, lieutenant général des armées navales en 1686, grand-croix de l'ordre de Saint-Louis en 1693. En 1701, Philippe V vient de le nommer capitaine général de la mer Océane pour l'Espagne (18 mars 1701) el de lui confier l'escorte des galions (ci-dessous, note 3), qu'il sera forcé de sacrifier l'année suivante, dans la baie de Vigo. Promu vice-amiral du Levant en place de Tourville, le 1" juin 1701, il passera maréchal de France le 14 janvier 1703, lieutenant général au gouvernement de Bretagne le 22 avril 1704, chevalier des ordres en 1705, et mourra le 13 novembre 1716.
3. On a vu ci-dessus (p. 54, note 3) que ce nom désignait la flotte marchande du Pérou. C'est par abus, comme le dit Dangeau (tome IX, p. 4), que les Espagnols continuaient à se servir de l'ancienne dénomination réservée jadis pour de gros navires amplement décrits par Jal dans son Glossaire nautique. Les galions, placés sous la direction d'un général et escortés par une armadille. avaient pour port d'attache Porto-Bcllo, où
Mort du comte L'Allemagne, à son lour', perdit un homme moins2 né-
eStahrenberg. cessajre e( p|us vieux, mais qui s'étoit immortalisé par
la défense de Vienne, dont il étoit gouverneur, assiégé
par les Turcs', le célèbre comte de Stahrenberg1, qui
les transports de marchandises ou de matières métalliques arrivaient |>ar hèles de somme depuis Panama, et par mer depuis Lima. La Gazette
donnait les nouvelles de cette expédition annuelle, comme celles de la flotte du Mexique : voyez, par exemple, l'année 167-2. p. 330, l'année 1676, p. 338, et l'année 1682, p. 401, 424, 635, 695-697 et 707. Les Vénitiens avaient aussi des galions pour commercer avec Sinyrme.
1. Journal de Dangeau, tome VIII, p. 142 ; Gazette, p. -290, 30-2 et 303 ; Nouvelles ries cours de l'Europe, août 1701, tome V, p. 370.