‹ Memoires de Saint-Simon (volume 3)Chapitre 227 sur 548 · Esperences corrigé en espérances · texte numérisé non relu

Esperences corrigé en espérances

3. Il a dit plus haut (p. 68-69) que « les machines de l'alliance

n'étoient pas encore prêtes. »

6. Le grand pensionnaire Heinsius ne faisait qu'un avec Guillaume d'Orange : il l'aida puissamment dans cette o'uvre de politique patiente et rusée, en ce qui concernait les Provinces-Unies, dont les représentants ne suivaient cependant pas l'impulsion du prince aussi docilement que le dit notre auteur.

7. Ci-dessus, p. 68. C'est pour obtenir le renvoi de leurs quinze mille hommes faits prisonniers dans les places flamandes (ci-dessus, p. 51-53) que les Etats-Généraux reconnurent Philippe V. L'acte, daté du 22 fé-

aussi1: tellement que ce prince le fut de toute l'Europe excepté de l'Empereur. Quoique le Roi coûtât extrêmement2 des démarches si précises en faveur de la paix, il ne laissoit pas de se préparer puissamment, et, comme il disposoit de l'Espagne comme de la France, elle ne perdoit3 pas de temps aussi à se mettre en état de bien soutenir la guerre. Le comte d'Estrées étoit dans la Méditerranée : le roi d'Espagne le fit capitaine général de la mer, qui répond à la charge qu'il avoit ici. tellement qu'il commanda également aux forces navales des deux couronnes*.

vrier 1701, a été publié dans le recueil de Lamberty, tome I, p. 395- 396, avec la lettre de remerciement de Louis \1V.

1. Journal de Dangeau, tome VIH, p. 93; Supplément au Journal de Verdun, tome II, p. 61. Guillaume ne se décida qu'avec peine, et en se cachant, à répondre à la lettre du °24 mars par laquelle Philippe V lui avait notifie son avènement; cette réponse (13 avril, anc. st.) ne fut communiquée préalablement ni au conseil, ni aux chambres. On en trouvera le texte dans l'Histoire de Louis XIV, par Bruzen de la Martinière, tome V, p. 239-240. Guillaume écrivait alors à Heinsius : « Ceci alarmera probablement la cour impériale, mais sans motif fondé, car, aujourd'hui, je me trouve plus à même d'entrer dans des engagements ou de conclure un traité avec l'Empereur. » (Louis XIV et Guillaume II I, par II. Reynald, tome II, p. 349-350.) Ce traité fut signé le7 septembre 1701.

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