Ici encore, e.rlrèmcnt
3. Avant perdoit, il a bille se disposoil pas mo\ins], et la première lettre de perdoit surcharge une m.
4. « Le roi d'Espagne, sans en avoir été sollicité par le Roi, a fait le comte d'Estrées lieutenant général de la mer, et lui en a envoyé les patentes à Cadix, où ce comte doit être arrivé. 11 a attaché à cet emploi dix mille écus d'appointements. » (Journal de Dangeau, tome VIII, p. 115; comparez les Mémoires de Sourches, tome VII, p. 7"2-73, et le Mercure, mai 1701, tome 1, p. 300-301.) Dangeau ajoutant que la charge, vacante depuis la mort du prince de Piombino (janvier 1665?), était la plus importante quand il n'y avait pas de membre de la maison royale investi du titre de prince de la mer, Saint-Simon a protesté par
[Add. S'-S. 379] uno Addition contre l'existence de cette dernière dignité; cependant Garma donne (Theatro, tome III, p. 405-408) la liste de cinq titulaires depuis D. Juan, mort en 1578. — Dangeau dit aussi que l'autorité de M. d'Estrées ne s'étendait pas sur les mers des Indes, Châteaurenault en étant devenu capitaine général. Comme l'Espagne ne connaissait pas le grade de vice-amiral, le lieutenant général jouissait d'un pouvoir plus
Ce prince, en même temps, excité par Louville, dépêcha nue do Beauun courrier au duc de Beauvillier avec la patente d'une ,,„ grand grandesse de la première classe pour lui et pour les siens mâles et femelles1. Le duc, cpii n'y avoit pas songé4, et qui, comme ministre d'Etat, et comme ayant été gouverneur du roi d'Espagne, ouvroit librement les lettres qu'il recevoit de ce prince, trouvant cette patente et une lettre convenable au sujet qui lui en donnoit la nouvelle, les3 porta au Roi l'une et l'autre, qui approuva fort cette marque de sentiment du roi son petit-fils, et qui ordonna à M. de Beauvillier de l'accepter *.
absolu que notre amiral même. Los Mémoires de Sourches parlent do trente-six mille livres (douze mille écus) d'appointements; les autres capitaines généraux avaient trente-deux mille livres, et moitié seulement lorsqu'on ne les employait pas, dit le duc de Luynes (tome VII, p. 331). On voit, par un mémoire du duc d'Harcourt daté de septembre 1701 (recueil Hippeau, tome 11, p. 513), combien la marine espagnole avait besoin d'être réorganisée. M. d'Estrées n'était pas un inconnu pour elle.
1. Journal de Dangeau, tome VIII, p. 94; Mémoires de Sourches, tome VII, p. 59; Gazelle, p. 2:2c! et 245; Mercure, mai 1701, tome I, p. 30-2-303.
-2. « M. de Beauvillier, dit Dangeau, 110 s'attendoit point à cette grâce, qu'il n'avoit jamais demandée, et que le roi d'Espagne a accompagnée do lettres pour M. et Mme de Beauvillier très bonnètes, très tendres et très bien écrites. Charles-Quint, étant devenu empereur, fit le même honneur au marquis de Cliièvres, qui avoit été son gouverneur. » Comme le dit Saint-Simon, c'est Louville, qui, faute de pouvoir faire venir M. do Beauvillier. 110 fût-ce que pour trois mois, avait demandé pour lui cette distinction, et, quelques jours plus tard, il lui écrivait : « Votre grandesse me noircit trop de ce côté. Depuis cette grâce si légitime, bien dos gens ne pensent qu'à courir les grandesses et les duchés; à servir son pays, nul n'y pense. » Le brevet avait été signé le -20 avril, en même temps que celui du duc de Popoli, dont il sera parlé plus loin, et il n'y eut pas moins de trois décrets de Philippe V. Nous donnons en tin de l'appendice XXII ses lettres à M. et Mme de Beauvillier.