‹ Memoires de Saint-Simon (volume 3)Chapitre 265 sur 548 · Voyez notre tome II, p. 206 et · texte numérisé non relu

Voyez notre tome II, p. 206 et

4. Ce ny est en interligne, ainsi que Yij qui précède ensuite acquit. o. Comparez la suite des Mémoires, tome XIII, p. 380, les Lettres de

Mme de Sévigné, tome III, p. 351, et une lettre de 1676 où Monsieur recommande Châtillon, « garçon que j'aime et estime » (P. Clément, Revue des Questions historiques, Ie' octobre 1867, p. 535;.

6. Voyez les portraits du chevalier de Lorraine au musée de Versailles, n° 3512, dans la collection du Saint-Esprit, ms. Clairambault 1160, fol. 192, et dans la collection Hennin, n° 6805 du catalogue. C'est en 1667 que cette passion éclata et devint comme publique.

7. En digne descendant des Guises. Il a déjà dit (tome VI, p. 74) que le chevalier « avoit infiniment d'esprit, et tout celui des Cuises, avec Monsieur en croupe. »

8. « On dit figurément : faire faire quelque chose à quelqu'un le bâton liant, pour dire : par violence, par force. » (Académie, 1718.) A comparer avec les locutions que nous avons déjà eues : faire sauter le bâton à quelqu'un, dans le tome V, p. 51, et : mener à baguette quelqu'un, dans le tome VII, p. 97.

9. Il a dit ailleurs (Addition n" 5, dans notre tome I. p. 306) : •• Mon-

fiées', fit pour sa maison ce qu'il voulut, demeura toujours publiquement le maître chez Monsieur; et comme il avoit, avec la hauteur des Guises, leur art et leur esprit, il sut se mettre entre le Roi et Monsieur, et se faire ménager, pour ne pas dire craindre, de l'un et de l'autre, et jouir d'une considération, d'une distinction, et d'un crédit presque aussi marqué de la part du Roi que de celle de Monsieur*.

sieur étoit le plus grand ennemi du rang des ducs à cause du chevalier de Lorraine, qui l'a gouverné toute sa vie très salement et honteusement. »

1. Le chevalier avait pour tout bien mille écus de rente, avec le grade de maréchal de camp, vaillamment gagné d'ailleurs dans les campagnes de 1664-67, quand il s'attacha à Monsieur, « par pure nécessité, » dit Daniel de C.osnac (tome II, p. 61); mais le Pape l'autorisa à posséder des bénéiiees tout en portant l'épée, et, en janvier 1670, il voulut se faire donner par son maître deux abbayes de l'apanage d'Orléans qui vaquaient par la mort de Barbier de la Rivière, évèque de Langres : le Roi s'y opposa, fit même conduire le chevalier en prison, parce que Monsieur, s'aftichant publiquement, était allé bouder à Villers-Cotterets, et il ne rendit la liberté au favori que lorsque Monsieur fut revenu demander humblement sa grâce. Voyez le Journal d'Olivier d'Ormesson, tome II, p. 581 et 584; les Mémoires de Daniel de Cosnac, tome I, p. 403-405; les Mémoires de Mademoiselle, tome IV, p. 83-90, 101 et 168; les Archives de la Bastille, tome IV, p. 25; le Chansonnier, ms. Fr. 12 618, p. 297 et 305. C'est alors que le chevalier, sur une injonction de la cour, et malgré le dépit de Monsieur, alla faire le séjour à Rome dont il sera parlé plus loin (p. 374), et il ne reparut qu'en 1672 (Lettres de Mme de Sévigné, tome II, p. 501). Le Roi étant devenu plus traitablo. Monsieur put donner successivement au chevalier quatre abbayes qui étaient à sa présentation : en 1672, Tiron, valant plus de dix mille livres; en 1678, Saint-Jean-des-Vignes de Soissons, de vingt-cinq mille livres; en 1679, Fleury ou Saint-Benoit-sur-Loire, valant aussi plus de vingt-cinq mille livres, et Saint-Pèrc-cn-Vallée, de dix mille livres. De plus, le chevalier avait des pensions sur des évèchés, une pension sur le Trésor, fixée à dix-huit mille livres en 1679, portée ensuite à vingt mille, et le Roi lui donna cent mille livres en 1685, vingt mille écus en 1698, pour payer ses dettes. Parmi les dons de Monsieur, Dangeau signale une charge de premier conseiller au conseil de ce prince, dont la vente produisit vingt mille livres.

"2. Nous avons déjà eu plus d'une preuve de ce double crédit, comme en 1688 (Addition n° 6, dans notre tome I, p. 319), en 1699, dans l'affaire du duc de Lorraine et dans les entreprises des Lorrains contre les ducs (tome VI, p. 8 et 71-75). La première femme de Mon-

Aussi fut-il bien touché, moins de sa perte, que de celle de cet instrument qu'il avoit su si grandement faire valoir pour lui. Outre les' bénéfices que Monsieur lui avoit donnés, l'argent manuel qu'il en tiroit tant qu'il vouloit, les pots-de-vin qu'il taxoit et qu'il prenoit avec autorité sur tous les marchés qui se faisoient chez Monsieur5, il en avoit une pension de dix mille écus, et le plus beau logement du Palais-Royal et de Saint-Cloud3. Les logements,

sieur, clans une lettre de la tin de 1669, à Daniel de Cosnac (Mémoires, tome I, p. 401), disait : <• Il y a longtemps qu'il (Monsieur) n'entend plus le françois, et que sa langue est réduite à suivre aveuglément les intentions du chevalier de Lorraine. » Au début, on n'avait pas prévu que les choses iraient si loin, et le chevalier ne paraissait qu'un « jeune homme sans expérience, sans habileté pour sa conduite, et qui, loin de pouvoir donner conseil à Monsieur, n'étoit pas capable de former aucun dessein pour lui-même, et n'envisageoit sa faveur que comme une chose utile à ses plaisirs » (mêmes Mémoires, tomes I, p. 351, 333-356, 360, et II, p, 60-63). Quand Madame eut disparu, ce fut probablement le chevalier qui, quoique éloigné de la cour, empêcha le. second mariage, désiré par le Roi, avec Mademoiselle : voyez les Mémoires de celle-ci, tome IV, p. 157, 158, 161 et 166-168. En juin 1682, le Roi, poussé peut-être par la nouvelle Madame,' ou craignant pour le Dauphin un contact pernicieux, tit enjoindre au chevalier de se tenir à l'écart, et il ne reparut à la cour qu'au bout d'un an {Sourclws, tome I, p. 118, 119 et 153; Notes du P. Léonard, ras. Fr. 10 "265, fol. 33 V; Gazette de Leijde, de Paris, 1er juin 1683). Voyez ci-dessus, p. 34"2, note 1.

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