Les corrige ses
2i On voit, en 1695, dans le Journal de Dangeew, tome V, p. 312, Monsieur proposant au Roi de faire une recherche contre les trésoriers de l'extraordinaire des guerres, avec l'espérance d'en avoir, pour le droit d'avis, plus d'un million. Dans une autre occasion, la vente de la charge de trésorier de sa maison produisit cinquante mille écus; mais chacun en prit sa part, à commencer par Mme de Grancey. qui eut quarante mille livres (Sourches, tome I, p. 333-334). Celle-ci prélevait toujours un droit sur les nouveaux pourvus (recueil Rolland, ]). 47, note). Nous avons vu, en 1695 (tome II, p. 204), le cardinal de Rouillon « donner gros » aux conseillers du prince dans l'espoir d'obtenir la cession du Dauphiné d'Auvergne.
3. 11 avait eu, dès 1668, un logement au Palais-Royal, selon les Mémoires de Mademoiselle, tome IV. p. 66.
il les garda à la prière de M. le duc de Chartres ; mais il ne voulut pas accepter la continuation de la pension, par grandeur, comme par grandeur elle lui fut offerte1. Quoiqu'il fût difficile d'être plus timide et plus soumis qu'étoit Monsieur5 avec le Koi, jusqu'à flatter ses ministres, et auparavant ses maîtresses, il ne laissoit pas de conserver, avec un grand air de respect, l'air de frère, et des façons libres et dégagées3. En particulier, il se licencioit bien davantage, il se mettoit toujours dans un fauteuil, et n'attendoit pas que le Roi lui dît de s'asseoir4; au cabinet, après le souper du Roi, il n'y avoit aucun prince assis que lui, non pas même Monseigneur5. Mais, pour le service8, et pour s'approcher du Roi ou le quitter, aucun particulier ne le faisoit avec plus de respect, et il mettoit naturellement de la grâce et de la dignité en toutes ses actions les plus ordinaires7. 11 ne laissoit pas de faire au Roi par-ci par-là des pointes8; mais cela ne duroit pas, et,
1. « M. le duc d'Orléans a fort pressé et fait presser M. le chevalier de Lorraine d'accepter la pension de dix mille écus ou environ que lui donnoit Monsieur, lui disant avec beaucoup de politesse : « Vous auriez bien voulu. Monsieur, recevoir une pension de Monsieur. « J'hérite de tout son bien : ainsi ce sera toujours lui qui vous la « donnera. » M. le chevalier de Lorraine accepte le logement du Palais- Royal, et a remercié de la pension, disant à M. le duc d'Orléans qu'il demeureroit dans sa maison pour lui faire sa cour plus souvent, mais qu'il n'accepteroit point la pension, afin qu'il trouvât son attachement pour lui plus désintéressé, et qu'il n'oublieroit jamais toutes les grâces qu'il avoit reçues de. Monsieur, ni la manière noble et honnête dont M. le duc d'Orléans lui eu offroit la continuation. » {Journal de Dangeau, tome VIII, p. 128; comparez les Mémoires de Sourches, tome VII, p. 79.)
■>. 11 a ajouté Monsieur en interligne, ayant biffé il devant estoit.