Déjà dit ci-dessus, p
4. Nous avons vu (tome VI, p. 209) qu'à table Monsieur se plaçait à la gauche du Roi, en retour.
5. Comparez la suite des Mémoires, tomes VII, p. 298, et XII, p. 176 et 181.
6. \oyez, vingt lignes plus loin, la locution présenter le service.
7. Il y a une anecdote caractéristique dans les Leltres de Mme de Séviyné, tome II, p. 501-502.
S. L'Académie de 17 [H ne donne pas pointe dans ce sens de sortie
comme son jeu, Saint-Cloud et ses favoris lui coûtoient beaucoup ; avec de l'argent que le Roi lui donnoit ' il n'y paroissoit plus. Jamais pourtant il n'a pu se ployer à Mme de Maintenon, ni se passer d'en lâcher de temps en temps quelques bagatelles au Roi et quelques brocards au monde. Ce n'étoit pas sa faveur qui le blessoit; mais, d'imaginer que la Scarron étoit devenue sa belle-sœur, Trait cette pensée lui étoit insupportable2. 11 étoit extrême-
de hauteur ment glorieux, mais sans hauteur, fort sensible et fort
de Monsieur , • <■ ,
à Monsieur attaché à tout ce qui lui étoit dû 3. Les princes du sang
le Duc. avoient fort haussé dans leurs manières à l'appui de tout [Add. S'-S. S8I] . ., ,,, ,, ... , i x At i
ce qui avoit ete accorde aux bâtards, non pas trop 31. le
prince de Conti, qui se contentoit de profiter sans entreprendre, mais Monsieur le Prince, et surtout Monsieur le Duc, qui, de proche en proche, évita les occasions de présenter le service5 à Monsieur, ce qui n'étoit pas difficile, et qui eut l'indiscrétion de se vanter qu'il ne le serviroit point. Le monde est plein6 de gens qui aiment à
piquante, de querelle subite et passagère. Furetière n'en donne que la définition : équivoque, jeu d'esprit, comme Loret l'a employée dans la Muse historique, tome I, p. 161.
1. Ces dons étaient fréquents : par exemple, le 12 novembre 1672 (Arch. nat., K 557), il reçut soixante-cinq mille sept cent trente-six livres, « pour lui donner moyen de soutenir les dépenses extraordinaires qu'il est obligé de faire à cause de la dignité de sa naissance, » et, le 8 octobre 1675, quarante mille écus, pour payer ses dettes de jeu (Pellisson, Lettres, tome II, p. 425). Nous avons vu qu'en 1693, lors du « troc forcé » entre le duc de Chaulnes et le comte de Toulouse (tome II, p. 259, et Addition n" 112, p. 405), « quelque argent pour jouer et pour embellir Saint-Cloud » avait consolé Monsieur, et que le chevalier de Lorraine avait fait « sa charge accoutumée. •>
2. Ci-dessus, p. 323 et 330-331. Spanheim dit (Relation, p. 33) que c'étaient Monsieur et le prince de Conti qui avaient empêché la déclaration du mariage de Mademoiselle avec Lauzun.