Ce paragraphe n'a pas d'équivalent dans les Mémoires
4. Au a été oublié à la fin d'une ligne. 5 Pusl, dans le manuscrit.
mande où il va, d'où il vient, s'assit cependant dans sa chaise, et, de propos en propos, que l'un n'attendoit pas l'autre, le conduit au moment de la chemise, que le premier valet de chambre présenta à Monsieur le Due en présence du premier gentilhomme de la chambre de Monsieur. Force fut bien de refuser, ou de la prendre et de la donnera Monsieur; et comme le premier parti étoit, de droit et de fait, insoutenable, il prit par nécessité le second. La chemise ne fut pas plus tôt' donnée et reçue, que Monsieur, en souriant, promenant ses yeux sur toute la compagnie, et les fixant après sur Monsieur le Duc, lui dit qu'il ne vouloit pas l'arrêter davantage, et qu'il pouvoit continuer le chemin dont il l'avoit détourné. Monsieur le Duc, qui rageoit, ne se le fit pas dire deux fois, fit la révérence, et s'en alla. Monsieur, content de s'être fait servir par Monsieur le Duc sans en être venu à plus fort que son droit et le constant usage, en parla au Roi et lui conta l'espièglerie, qui blâma Monsieur le Duc : lequel n'osa depuis dire un mot sur le rang des fils et des petits-fils de France, ni faire aucun semblant d'avoir eu la moindre prétention.
38*2. Madame se raccommode avec le Roi. (Page 359.)
12 juin 1701. — Outre la brouillerie du Roi et de Monsieur, dont Madame avoit sa part commune, il y en avoit une autre plus sérieuse d'elle au Roi, qui avoit vu de ses lettres en Allemagne, où elle parloit fort mal de lui. Il en fut d'autant plus piqué, que Mme de Maiutenon y étoit mêlée, et qu'on y voyoit en plein combien cette princesse étoit allemande, et peu françoise. Mme de Ventadour, sa dame d'honneur, de concert avec son bon ami le maréchal de Villeroy, saisit ces moments d'afflictions et de tendresse, et, par Mme de Maintcnon, qu'elle piqua d'honneur, fit le raccommodement.
383. Distinctions accordées au duc d'Orléans et à Monsieur le Prince. (Pages 357-358.)
14 juin 1701. — Tant de distinctions furent données à M. le duc d'Orléans par les considérations qu'on a vues à la page 121*; celle de Mme la duchesse d'Orléans y entra pour beaucoup, et celle encore de retenir M. d'Orléans sur la prétention de commander une armée. Les princes du sang, toujours blessés du rang de petits-fils de France, le furent beaucoup de ces majestueuses nouveautés, et le Roi, pour les consoler moins que pour les retenir, donna à Monsieur le Prince les avantages de premier prince du sang devenus vacants, et au-dessous de M. le duc d'Orléans au point où il fut élevé alors.