I. Ci deuils, p
•>. Volume de janvier 1701, |i 114-123.
ressort demandent un esprit pénétrant, profond, politique, et instruit de tout ce que doivent savoir les ministres du premier Etat du monde et dont le gouvernement doit servir de règle à tous les souverains de la terre. La suite a t'ait voir au Roi qu'il avoit jugé juste des qualités de ce nouveau ministre avant qu'il fût dans une situation qui put faire connoitre de quoi il étoit capable. Ainsi, voulant remplir la charge de secrétaire d'État à laquelle le département de la guerre est attaché, et cet emploi demandant un homme dont les officiers qui ont répandu, et sont prêts de répandre encore leur sang pour la gloire et pour la défense de l'État, aient lieu d'être contents, S. M. crut ne pouvoir mieux choisir que M. de Chamillart. Ce ministre se défendit de l'accepter avec la modestie qui lui est naturelle, et que son visage marque mieux que tout ce que je pourrais en dire; mais, le Roi voulant bien se charger de la moitié du fardeau et lui prêter ses lumières pour remplir un poste d'une si vaste étendue, M. de Chamillart se trouva obligé d'obéir sans répliquer davantage. Par l'union des deux grands emplois qui regardent les finances et la guerre, le Roi fait un bien considérable à l'État ; le contrôleur général des finances aura soin que les fonds nécessaires pour la guerre ne manquent jamais lorsqu'on en aura un véritable besoin, et le secrétaire d'État de la guerre n'altérera point les finances en faisant délivrer, pour ce qui la regarde, des sommes immenses pour les besoins à venir. Ce mal, quoique fait à bonne intention, doit être regardé comme l'effet d'une prudence dangereuse, qui, pour garantir l'État d'un mal futur et incertain, pouvoit le jeter dans des embarras pressants et fâcheux. Chacun connoissoit bien les inconvénients qu'il y avoit à laisser ces deux charges en diverses mains; mais personne n'osoit penser au remède, parce qu'on ne pouvoit y en apporter sans que le Roi, déjà tout occupé des affaires générales de l'État, se chargeât d'un nouveau travail. S. M. a bien voulu le faire en unissant deux emplois si grands, que, même étant séparés, ils n'ont point de pareils dans le monde. Enfin on peut dire, à la gloire de M. de Chamillart, que le Roi l'a jugé capable de remplir seul les deux postes sous le travail desquels M. Colbert et M. de Louvois ont comme ployé en mourant. Après vous avoir parlé des deux ministres qui ont occupé séparément les deux postes dont dépend la gloire et la félicité de tout l'État, l'éloge le plus vif et le plus étendu ne suffiroit pas pour bien louer un ministre que le Roi, qui connoissoit parfaitement ces deux ministres défunts, parce qu'il les avoit formés, a jugé capable de les remplir tous deux à la fois : c'est pourquoi je ne ferai point d'éloge de M. de Chamillart. Je vous dirai seulement qu'il a charmé les officiers en leur promettant une prompte expédition et des jours marqués pour leur donner audience1, et en les assurant qu'il les écouleroit dans tous les lieux où ils le rencontreraient. »
I. Selon la Ga telle d'Amsterdam, 1701, n" vi, Chamillart fixa aux mercredis, vendredis et dimanches les audiences des gens d'épée, aux autres jours celles des gens d'affaires.
A la manière dont Saint-Simon parle des lettres que le président Rose écrivait pour le Roi ', on serait tenté de supposer qu'il connaissait quelqu'un des recueils de ces lettres qui, fort heureusement pour l'histoire, sont arrivés jusqu'à nous. Le plus important, en deux volumes recouverts de vélin vert, aux armes de Bourbon-Condé, appartient aujourd'hui à la bibliothèque Sainte-Geneviève*. 11 va de 1657 à 1693; mais le nombre des lettres y est singulièrement inégal, avec des lacunes fréquentes : ainsi, dans le second volume, les quelques textes qui représentent l'année 1664 s'arrêtent au mois d'août, avec cet avis du rédacteur du recueil, qu'on peut croire être Rose lui-même : « Le Roi a interrompu le cours de ses lettres quelque temps, à cause des campagnes que S. M. a faites durant les guerres, et ont été reprises en 1667. » En arrivant aux dernières années, les textes se fout de plus en plus rares, si bien qu'il n'y en a pas plus d'un pour 1693. Leur valeur est d'ailleurs très inégale : beaucoup sont de simples missives de courtoisie; d'autres, au contraire, ont une grande importance historique. Nous en avons déjà utilisé plusieurs au cours du commentaire.
Le titre de ce recueil est : Lettres du cabinet du Roi écrites en 1657 et continuées jusques en 1693.
Dans un recueil analogue, mais incorrect et mal composé, certaines lettres sont accompagnées aussi de notes et d'observations de Rose, sans cependant que les pièces et leur arrangement soient absolument les mêmes. Celui-là appartient à la Bibliothèque nationale et y porte actuellement le n" 10 "266 du fonds français (ane. Suppl. fr. 5053). Le titre est : " Recueil des lettres les plus importantes écrites par le roi Louis XIV aux rois, princes, souverains de l'Europe et grands du Royaume, depuis l'année 1661 jusqu'en 1669, par M. Rose, secrétaire du cabinet. » Ce titre indique donc le président connue auteur du recueil.
Un troisième manuscrit, venant de M. de Paulmy, appartient à la bibliothèque de l'Arsenal (anc. H. F. 199, aujourd'hui n° 3568); mais il ne va que du 9 mars 1661 au 31 octobre 1662. 11 contient cent soixante lettres pour la première année, cent-vingt-six pour la seconde.
Le manuscrit le plus étendu, sinon comme dates extrêmes (9 mars 1661-5 décembre 1678), du moins comme abondance de textes, est aujourd'hui dans une collection anglaise qui a beaucoup fait parler d'elle, celle de Cheltenham3; il ne forme pas moins de sept volumes in-quarto, reliés aux armes du comte de Coubert, fils de Samuel fier-
l. Ci-dessus, p. •>:; —i tfs. I.' 17. in-quarto, lc>iiic< l cl II. — :i. Ms 3154
'.lis APPENDICE 11.
nard. Ce doit être l'exemplaire que \r< éditeurs dos Œuvre» de Louis XIV avaient à leur disposition on 1806, lorsqu'ils composèrent leur cinquième volume1; c'est sans doute peu après cette publication et par suite de la mort du général de Grimoard, principal éditeur, que sir
Thomas I'hillipps, qui commençait sa récolte de manuscrits fram ;ais, dut s'en rendre propriétaire. Depuis lors, nos historiens se sont uniquement servis des manuscrits de Sainte-Geneviève, de l'Arsenal et de la Bibliothèque nationale2.
Je ne parle pas des simples formulaires ou protocoles du temps de Louis XIII ou de Louis XIV, qui ne contiennent que des modèles do souscription, suscription,etc, comme sont, par exemple, les manuscrits 23i et °235 de l'Ancien fonds, à la bibliothèque de I Institut, ou le cahier qui commence au folio 244 du volume France i044 (anc. 304) du Dépôt des affaires étrangères. Cependant ce dernier formulaire, qui est de 1663, a cela de remarquable qu'on y trouve le mémoire instructif do Rose qui va être reproduit tout à l'heure d'après le manuscrit de la bibliothèque. Sainte-Geneviève, et que ce mémoire lui-même est suivi d'additions du président qui ne sont pas dans le manuscrit de Sainte-Geneviève.
En 1755, le recueil de Rose a fourni la matière d'une publication Spéciale sous ce titre : Lettres de Louis XIV aux princes de l'Europe, à ses généraux, ses ministres, etc., recueillies par M. Iiose, secrétaire du cabinet*. L'éditeur, qui ajouta aux textes des « remarques historiques, » était Morelly, idéologue et précurseur de nos commu-
1. Voyez l'Avertissement du tome I, p. 41, et les notes du tome V, p. 86, 308, 448 et 452. Mon confrère M. Paul Meyer a bien voulu examiner le ras. 3154 dans sa dernière visite à Cheltenham, et ses principales remarques semblent absolument justifier ma supposition. « Le manuscrit, me dit-il on substance, porte en maint endroit des marques de pouces sales qui doivent venir du fait des compositeurs. Des modifications à l'encre rouge, pour l'impression, et consistant dans le report en tète de chaque lettre de sa date et de l'indication de lieu, qui étaient primitivement à la fin, dans l'addition de quelques annotations historiques, dans la suppression de certaines notes du recueil primitif ou des formules de salutation, dans la substitution de l'abréviation V.M. à Votre Majesté, etc., sont d'une écriture plus récente, probablement du commencement du dix-neuvième siècle ou de la fin du dixhuitième. » Toutes ces particularités se retrouvent précisément dans l'impression de 1806, et non dans celle de 1755 dont il va être parlé seize lignes plus loin. Le tome I va du 9 mars 1661 au 31 octobre 1662 (comme le ms. Arsenal 3568); le tome II, du 10 novembre 1662 au 17 mai 1664; le tome III, du 1er juin 1664 au 19 septembre 1665; le tome IV, du 20 septembre 1665 au 15 juin 1667; le tome V, du 16 juin 1667 au 27 décembre 1670; le tome VI, du 6 janvier 1671 au 8 juillet 1675; le tome VII, du 3 mai 1676 au 5 décembre 1678. Ce sont bien les dates extrêmes adoptées par les éditeurs des Œuvres de Louis XIV.
2. Parmi les historiens de Louis XIV qui se sont servis des uns ou des autres, je citerai P. Clément, Dreyss et M. Chéruel.
3. A Paris et à Francfort, en foire, chez Bassom pierre, libraire à Liège ; deux volumes in-12.
nistos ou socialistes modernes, et, dans la préface, il a expliqué ainsi son but philosophique : « Ou aime à voir les souverains au niveau des autres hommes, pour juger s'ils méritèrent d'être au-dessus. Ce recueil peut satisfaire cette curiosité à l'égard d'un prince dont l'Europe étonnée méconnoit peut-être encore le vrai caractère ; la flatterie et l'envie
se sont presque également attachées à défigurer ses portraits »
J'ignore quel manuscrit Morellv avait entre les mains1; ce ne doit pas être celui de la bibliothèque Sainte-Geneviève, qui, au lieu de ne commencer, comme l'imprimé, qu'au 17 mars 1661, c'est-à-dire à la mort de Mazarin, contient trois cents pages des plus intéressantes, de 1657 à 1660, soit lettres du cardinal Mazarin, soit mémoires sur sa mort, soit lettres du cabinet du jeune roi. En outre, dans l'imprimé, on ne trouve pas la lacune de 1664 à 1667 indiquée plus haut, et cette période y compte plus d'une centaine de lettres. Enfin, l'imprimé, lui aussi, ne va que jusqu'à l'année 1678, et encore les dernières années y sont-elles singulièrement pauvres, comme dans ce recueil manuscrit; on peut s'en rendre compte par ce tableau comparatif de l'un et de l'autre :
Années. Ms. Sainte-Geneviève. Impression de 1755.
1674 lfi »
1. 11 dit tome I, p. 368, note) que son manuscrit est ■ très bien copié. »
2. Sur ces quarante-deux lettres, il y en a trente-huit du cardinal Mazarin, au Roi et à sa mère, pendant le voyage des Pyrénées.
3. Dans ce nombre sont compris deux récits de la mort de Mazarin. dont le second est incomplet parce que « le Roi, par de certaines intrigues, cessa de dicter la suite de ce mémoire. »
A. La lettre n" 255, s. d., <-*\ datée du 22 février lt!74 dans les Œuvres.
Morelly ayant arrêté sa publication à 1678, on a cru, mais à tort, que Rose n'était resté secrétaire do la plume que jusqu'à cette date : nous avons vu qu'il conserva ces fonctions jusqu'à sa mort, en 1701.
D'ailleurs, son recueil de la bibliothèque Sainte-Geneviève va jusqu'à
1693, et contient : année 1679, sept lettres; 1680, vingt-trois lettres: 1681, une lettre; 1682, vingt lettres; 1683, quarante* lettres; 1684, deux
lettres; 1685, néant; 1686, dix-huit lettres; 1687, treize lettres; 168K, néant; 1689, une seule lettre; 1690, vingt lettres (toutes sur la mort de la Dauphine); 1692, une lettre; 1693. une seule lettre.
Le total général estde près d'un millier de lettres. Evidemment, il n'y faut voir qu'un choix do textes fait par le président Rose avec la discrétion qui était de rigueur dans un pareil poste; mais, tel quel, on doit le signaler aux historiens qui ne le connaîtraient point, et c'est pour nous le commentaire de la page consacrée par Saint-Simon au secrétaire de la plume.
Les deux manuscrits de la bibliothèque Sainte-Geneviève et du Dépôt des affaires étrangères contiennent une sorte de préface qui parait avoir été écrite sous la direction de Rose et revisée par lui. Je vais la reproduire ici, ni Morelly ni Grimoard ne l'ayant imprimée. Los détails de pratique qu'elle fournit, ainsi que les notes additionnelles qui l'accompagnent ou la suivent dans le second manuscrit, no se trouvent pas ailleurs, je crois, et ne laissent pas que d'intéresser la science do la diplomatique; ou du moins, puisqu'il s'agit d'une époque que la diplomatique n'a pas encore cru digne d'être comprise dans son domaine, les amateurs d'autographes en pourront faire leur profit, ainsi que les rédacteurs de protocoles.
foumi'i.aire du cabinet du roi en l'année 1663'.
Observations.
« Les lettres du cabinet sont ou de la main du Roi, véritable ou imitée, ou de la main du secrétaire, suivant ce qui plaît à S. M.
« Elles s'écrivent en petit papier doré dos quatre côtés.
« On met une feuille double à tous ceux qu'on traite de cousins-, et simple à d'autres, si l'écriture n'occupe deux feuillets.
« On plie les lettres eu quatre, et on les ferme avec de la soie, savoir : avec de la blanche, quand c'est pour le Pape ; avec de la bleue, pour tous les princes, tant souverains qu'autres, et do la rouge, pour tous les autres.
« Le cachet do France sert pour tous les sujets du Roi et pour l'Angleterre, et celui de France et de Navarre pour tous les autres.
1. Bib!. Sainte-Geneviève, ras. L' 17, p. ;>-" ; Affaires étrangères, vol. France 1044, fol. 230-231. Ce dernier manuscrit donne seul les notes additionnelles de Rose.
2. Note de M. Hose : » A présent, on met le feuillet double à tons, à cause que le papier est trop mince. »
« On se sort de cire rouge honnis quand le Roi prend le deuil; car alors on ferme les lettres avec de la soie noire ou violette, ou de la cire noire ou violette, suivant la qualité du deuil, et on les écrit en papier noirci des quatre côtes, c'est-à-dire cire et soie noires quand le Roi prend le deuil en noir, et cire violette et soie violette ou noire lorsqu'il prend le violet '.
« On peut finir toutes les lettres par : « Priant Dieu, etc., » ou par un souhait avec la date tout de suite. Néanmoins, quand les rois ou reines qui écrivent au Roi les finissent par : « Je suis, Monsieur mon « frère, etc., » avec la date au-dessous, on en doit user de même, et ce traitement se fait aussi au Pape et aux frères des rois héréditaires, et particulièrement à ceux d'Angleterre2. Mais, pour tous les autres généralement, tant sujets du Roi qu'étrangers, il faut finir les lettres par : « Pliant Dieu, etc., » avec cette différence qu'on doit mettre : « sainte et digne garde » à tous ceux qu'on traite de cousins et de plus <[ue cousin, et : « sainte garde » seulement à tous ceux qui sont au-dessous du traitement de cousin 3.
« Nota qu'aux villes sous la domination du Roi, on finit par la date, sans prier Dieu, etc.4.
« Il n'y a que la Reine mère, dedans et dehors le Royaume, à qui le Roi laisse la ligne. Il écrit tout de suite généralement à tous les autres, sans exception.
« Monsieur, Madame, Mademoiselle se doivent toujours écrire en abrégé : « M', Mad% Mad"°, » hormis au Pape et à l'Empereur, rois et reines, et aux enfants des rois héréditaires, et à la suscription des lettres de la main à M. le Chancelier.
« Le « votre » de la souscription doit être aussi en abrégé, et le dessus des lettres écrit de la main du sociétaire, et non de celle du Roi, hormis pour le Pape, L'Empereur, les rois, les reines et enfants des rois héréditaires.
« Lorsqu'il plaît au Roi d'écrire par billet, on met la date au haut • lu papier, on ne donne point de titre, on ne finit point par : « Priant « Dieu, ■> et le Roi signe tout court, sans aucune souscription '■>.
« En parlant de quelqu'un dans les lettres de la main de S. M., s'il
1. I.c manuscrit des Affaires étrangères porte simplement, au lieu des quatre dernières lignes, cette note de Rose : « Et le papier est noirci sur la tranche, au lieu d'être doit'. »
2. Dans le même manuscrit, c'est Rose qui a ajouté au Pape et les six derniers mots.
3. Comparez les Mémoires du duc de Luynes, tome XIII, p. 313. t. Note de M. Ilose.
.ï. Les deux derniers paragraphes manquent dans le manuscrit des Affaires étrangères, et le précédent est ainsi conçu : « Le Monsieur et Madame se doivent toujours écrire en abrégé : M', Mad', hormis aux rois et reines, et à M. le Chancelier, pour la souscription. Il faut toujours mettre en abrégé : Uem11''. — Mess" s'écrit toujours en abrégé. •>
est de ceux qu'on traite <lr cousin en leur écrivant à eux-mêmes, ou
de quelque litre plus relevé, ou les nomme pat ce titre-là, lorsque le. Roi est satisfait d'eux ; pour tous les autres, on dit : « Le sr tel, » hormis pour M. le Chancelier, qu'il faut qualilier : ■ M' le Chancelier, » en abrégé; idem pour M. le Carde des sceaux : » M' le Carde des sceaux. »
« Le Koi, comme roi, écrivant de sa main dans son royaume, ne prie personne que les reines, et, hors le Royaume, il ne prie et supplie que le Pape, comme fils aine de l'Eglise. Il évite délicatement ces termes avec tous les autres princes étrangers, même en leur donnant créance par ses ministres et envoyés auprès d'eux, et il ne dit aussi qu'avec une très grande réserve qu'il « aura obligation, » qu'il ■ sera « fort obligé, » à ceux à qui il écrit, bien que ce soit pour quelque chose qu'il désire de leur amitié.
« Il semble aussi que ce terme d'amitié, quand le Roi écrit de sa main comme roi, doit être réservé pour les rois, et ne doit s'étendre tout au plus qu'aux souverains du premier ordre après les rois, employant celui d'affection, estime, etc., pour tous les ordres de moindre rang, et principalement pour les sujets de S. M., à l'exception seulement de la maison royale1. »
« Le dessus des lettres de la main du Roi ne doit être de la main de S. M. que pour la maison royale, rois, reines, enfants des rois héréditaires, et pour le Pape et l'Empereur et l'Impératrice.
« Le Roi écrit par billet à qui il lui plaît, et le billet n'a ni prière à Dieu, ni souscription, ni titre en chef. On met seulement la date en tête. 11 est signé : Louis, d'ordinaire; mais, quelquefois, il ne l'est point du tout.
« M. de Vivonne est le seul, de tous ceux à qui le Roi écrit, qu'il traite de Vivonne, en chef, et de, A Vivonne, tout court, à la suscription.
« Le Votre de la souscription est en abrégé : v", et les dessus de la main du secrétaire, pour les électeurs séculiers et celui de Cologne, et pour les ducs de Savoie ou de Lorraine.
« Le Votre est tout au long, et le dessus est de la propre main du Roi, pour le Pape, l'Empereur, les rois et les enfants des rois héréditaires.
« Le Roi a écrit à M. le prince de Conti à l'occasion du voyage qu'il voulut faire en Allemagne-, et l'a traité de Mon fils, sans souscription.
« Du temps d'Henri IV, il traitoit ses enfants naturels : Mon [Us naturel.
1. Ces deux derniers paragraphes manquent dans le manuscrit des Affaires étrangères, qui, seul, donne toute la suite comme venant de M. Itose, après un formulaire ou protocole des souscriptions et suscriptions. On verra que ces notes out été écrites passé l'aimée lli!C2.