‹ Memoires de Saint-Simon (volume 3)Chapitre 330 sur 548 · En (68a · texte numérisé non relu

En (68a

« Louis XIII, écrivant à MM. d'Elbeufet d'Eperuon, qui a voient épousé

les sœurs de M. de Vendôme, les traitoit de mon oncle. Feu Monsieur se plaignit; on les traita toujours de même, avec cette différence que l'on mettoit une souscription à Monsieur, et qu'on ne leur en dounoit point.

« Quand M. Amelot est allé en Portugal1, on lui a donné une lettre de la main pour le roi, avec celle du secrétariat; on n'a point écrit à l'Infante, et d'ordinaire on n'écrit de la main qu'aux princes qui sont dans le gouvernement; on n'a commencé à écrire au roi d'Espagne et au duc de Savoie que quand ces princes ont eu le gouvernement de leurs États.

■ Le roi de Portugal ayant donné part de son mariage avec la princesse de Neubourg- par une lettre du secrétariat, ou y tit de même une réponse.

« M. le duc de Mantoue ayant donné part de la mort de l'Archiduchesse sa mère3, le Roi lui Ht réponse de sa main.

" On donna à M. d'Arcy, quand il fut envoyé ambassadeur de Savoie4, quatre lettres de la main, qui étoient en créance pour M. le duc et Mme la duchesse de Savoie la mère, Mme la duchesse de Savoie et la princesse Louise. La suscription de la lettre de Mme la duchesse dé Savoie, nièce du Roi, étoit de la main, parce qu'elle est de la maison royale. On en envoya en ce temps, de même, à M. l'abbé d'Estrades, pour prendre congé.

« On en envoya aussi à M. de Cheveruy, pour prendre congé, pour l'Empereur, l'Impératrice et l'Impératrice douairière5.

« On en donna aussi de la main à M. de Feuquièrc6, outre celle du secrétariat.

'■ On en donna aussi à M. de Rebenac 7 pour le roi, la reine et la reine mère.

« L'Empereur ayant donné part à S. M., par un courrier8, de la naissance d'un second fils, S. M. lui tit réponse, et à l'Impératrice, quoiqu'elle ne lui eût point écrit9. Monseigneur écrivit de même; Monsieur ne fit réponse qu'à l'Empereur.

■ Quand le grand chancelier de Pologne vint en France10, il apporta deux lettres de la main, l'une du roi de Pologne, et l'autre de la reine. S. M. leur fit réponse aussi de sa main. Il y avoit aussi une lettre du secrétariat, auquel on fit réponse.

« Quand M. l'électeur de Bavière envoya M. de Beauvau à S. M.

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