Octobre 1G
!). Kn marge : « N°. Ou donna deux cent livres de gratification au courrier. »
lu. Kn marge : • Il cul son audience de coii"é le "20 octobre 1088. •>
pour lui donner part de la victoire qu'il avoit remportée sur les Turcs1,
il écrivit de sa main, et S. M. lui fit aussi réponse de sa main. Il écrivit à S. M. quand il prit l<' commandement des troupes de l'Empereur* ;
S. M. aussi de sa main.
« Do même pour la prise de Belgrade, que le comte de la Tour apporta ■".
« S. M. lit remettre à M. de Lavardin, quand il partit pour aller à Home en qualité d'ambassadeur extraordinaire*, deux lettres de >a main, l'une pour le Pape, et l'autre pour le cardinal Cybo. Cet ambassadeur doit donner cette lettre au Pape dans une audience particulière qu'il a du Pape avant la première audience publique.
« On doit observer que, pour les lettres de la main, toutes celles qui sont pour les princes de la maison d'Autriche, on se sert du cachet de France et de Navarre, ou des princes qui y ont quelque prétention'.
« On se servit de ce cachet pour la lettre de S. M. à M. de Bavière, en 1688.
« Quand le Pape envoya le eamérier pour apporter le bonnet à M. le cardinal de Forbin8, quoiqu'il en donna avis par un bref, S. H. lui lit réponse de sa main "•.
« M. l'électeur de Bavière donna part à S. M., le 5 novembre 1692, de la naissance d'un prince son fils, et S. M. lui tit réponse de sa main le 20° ensuivant, quoiqu'on fût en guerre. »
On voit donc que les lettres du cabinet de Louis XIV se doivent diviser en trois catégories : 1° lettres réellement et entièrement autographes; l2° lettres écrites par le secrétaire de la plume, en •> caractère ■■ royal ; H" lettres écrites de la main du secrétaire delà plume ou de celle d'un de ses trois collègues, mais sans imitation de l'écriture du Roi.
Les premières étaient réservées pour les occasions exceptionnelles et pour les destinataires du plus haut rang. Ainsi, en 1666, lorsque Louis XIV perdit sa mère, il se donna beaucoup de peine pour annoncer cette triste nouvelle à l'Empereur, au roi d'Espagne et au roi d'Angleterre, à qui, dit-il8, la bienséance et la parenté l'obligeaient à écrire de sa main. Nous voyons un spécimen de cette première catégorie dans la lettre du 30 juillet 1663, au roi Philippe IV, qui est exposée sous le n" 855 au musée des Archives nationales'1, écrite sur papier à tranche dorée, pliée en douze et fermée par un fil de soie bleue, avec deux cachets de cire rouge au double écusson de France et de Navarre entouré des colliers des ordres1". Quoique l'écriture du n° 860, daté du 19 septembre 1668, à la régente d'Espagne, soit très différente de