Ce membre de phrase est écrit en interligne
3. Nous avons vu ce mariage se faire en 1697 : tome IV, p. 47-o0.
4. La Chancelière était une Maupeou. — 5. Sans doute lui-même.
il L'évèque se lit reconduire par Monsieur le Prince, Henri-Jules, qui affectait de refuser cet honneur à ses visiteurs titrés : voyez le mémoire de 171 I sur les Changements arrivés à la rfitjniir de (ha- et pair (tome III des
« Le Roi, qui s'en amusoit1, lui Ht une étrange querelle3. Il étoit ami du premier président d'Harlav, et assez pour aller dîner souvent familièrement chez lui, où ce cynique ne recevoit personne à l'ordinaire. Un soir que Monsieur de Novon arrivoit de Paris au souper du Roi, le Roi s'avisa, de hasard, de lui demander où il avoit diné. Il répondit: « Chez « le premier président- » — « Et t'ait-il bonne chère? » dit le Roi*.
Écrits inédits, p. 150 et l'Addition n° ,'iT, p. 377. Dans la notice Estrées tome VI des Ecrits inédits, p. 137), il a répété la même anecdote de « reconduite, » avec celle des cadenas que l'évcque lit disparaître de la table préparée chez le cardinal d'Estrées pour le prince de Condé, le héros, et ses fils, anecdote qui reviendra dans la suite des Mémoires, tome X, p. S'il, et dont on trouve mention dans un mémoire sur la Pairie (Arch. nat.,01 1049), avec cette différence que c'est le prince lui-même qui aurait retiré les cadenas.
1. « La cour a toujours besoin d'un pareil amusement, » disait Mine de Coulanges (Lettres de Mme de Sévigné, tome X, p. 218).
2. Comparez l'Addition n°H7, p. 37'J, et les Annales de la cour et de Paris pour 1697 et 1698, tome I, p. 186-188, dont il est bon de reproduire le texte, pour qu'on puisse en constater le rapport avec celui de Saint-Simon : • H faut savoir que ce prélat, qui est la gloire des prélats, non pas, à la vérité, dans le sens qu'il le faudrait être pour l'être bien, mais parce qu'il croit que nul homme n'est comparable à lui à cause de la noblesse de ses ancêtres: il faut savoir, dis-je, qu'en parlant un jour de la famille de cet archevêque (feu l'archevêque de Paris), il dit que ce n'étoit pas là ce qui pouvoit s'appeler une maison illustre, mais une bonne noblesse bourgeoise, puisqu'elle n'étoit fondée que sur les charges de robe qui l'avoient fait briller parmi les patriciens. Il avoit raison dans le fonds, puisqu'il y a bien à dire d'une grande maison à celle-là; mais, comme toutes sortes de vérités ne sont pas bonnes à dire, principalement quand il y a quelqu'un en place qui peut le trouver mauvais, il arriva que M. le premier président, qui est de même famille que l'eu M. l'archevêque, lui donna bien son change quelques jours après. Ce prélat étant allé pour diner avec lui, son cocher ôta les chevaux de son carrasse et les emmena dans sa maison, comptant de le venir rechercher, quand ils auraient mangé leur avoine. Le premier président, à qui l'on avoit dit le discours qu'il avoit tenu de sa famille, et qui est homme à ne pas garder grandes mesures avec personne, surtout quand il a quelque chose contre eux sur le cœur, ne le vit pas plus tôt, qu'il commanda à son maitre d'hôtel de ne point servir tant qu'il le verroit. L'heure de diner se passant ainsi, et ce prélat s'impatientant de ne point voir arriver à manger, il lui demanda si c'est qu'on fit abstinence chez lui ce jour-là. Il lui répondit que non, mais que c'est qu'il avoit donné ordre qu'on ne servît point qu'il ne s'en fût allé; qu'il ne prélendoit pas donner à manger à un si grand seigneur, et que ce seroit se méconnoitre, lui qui n'avoit par-devers lui qu'une noblesse bourgeoise. Ces paroles furent suivies de quelques autres sur le même ton, et Monsieur de Noyon, s'en trouvant fort embarrassé, fut contraint, après quelques mauvaises excuses, de s'en retourner diner chez lui. Il vouloit s'en excuser néanmoins sur ce que ses chevaux s'en étoient allés; mais le premier président aima mieux lui en prêter, que de le voir davantage à sa table. »