‹ Memoires de Saint-Simon (volume 3)Chapitre 359 sur 548 · I. Les preuves sont au Cabinet des titres, vol. -2SC, n · texte numérisé non relu

I. Les preuves sont au Cabinet des titres, vol. -2SC, n

non. laquelle croil s'honorer en agrandissant un nom qui lui a prêté de <|noi se prétendre, par sa naissance, bien au-dessus de ce qu'elle est originairement. »

Voici une lettre que, Irois ans avant la rédaction du mémoire de d'Ho

liev, Mme de Maintenon écrivait à son prétendu parent. L'original a passé

dans une vente d'autographes faite par. M. Etienne Charavay, le 18 mai ik«!<,

h0 90 du catalogue. J'ignore quel en est au juste le sujet; mais elle prouve

une complète communauté d'idée-, en matières ecclésiastiques, entre les

deux correspondants :

a A Marly, ce 8 février 1703.

« Vous me rendez justice, Monsieur, quand vous comptez sur mon estime cl sur mou amitié. L'une et l'autre sont si bien fondées, qu'elles ne peuvent finir. Je suis plus sensible que vous ne le voudriez à la persécution que vous souffrez; mais la cause doit vous en consoler. Vous soutenez la vérité; Dieu ne vous abandonnera pas. J'espérois qu'il se servirait de moi, par le crédit qu'il m'a donné, pour vous aider à faire tout le bien que votre zèle voudrait entreprendre; mais il pareil que je vous nuis plus que je ne vous sers. La volonté de Dieu soit faite! C'est une grande consolation de la regarder en tout. Je suis ravie de savoir Monsieur votre frère1 à Noyon; il prendra soin de vous, et vous en avez grand besoin. J'ai parlé de notre enfant spirituel à M. le maréchal de Villeroy; je crois qu'il vous donnera de la satisfaction. <• Maintenon. »

Au dus : « A Monsieur, Monsieur l'évèque et comte de Noyon, à Noyon. »

Une lettre précédente, du 7 mai 1088, appartient à M. Alfred Morrison, de Londres, et a été publiée dans le splendide catalogue de sa collection, tome IV, p. 21. Mme de Maintenon y dit à l'abbé :

« Je commis trop la bonté de votre cœur et la perte irréparable que vous faites, pour ne pas vous marquer l'intérêt que je prends à votre douleur. C'est à vous à nous apprendre où il faut chercher la consolalion, et à moi de vous assurer de l'estime et de l'amitié, etc. »

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