Ms. 18 832, fol. 32 V>. — 8. Tome II, p
0. Ms 19855, p. Il — 10. Tome VI, p. 261. Il Voyez Port-Hoi/til, tome VI, p. 12.
Mme dô Guitaud, qui Sera nommée plus loin1, était la secondefemme
de l'ami du grand Cofldé et de Mme de Sévigné : Elisabeth-Antoinette dp Verthamon, marine en 1669, veuve depuis 168r>, très dévote, très aimée, quoique souvent étrange et agitée.
Mme Amelot de la Houssaye, sans doute la femme du diplomate-écrivain, donna l'hospitalité à Rose, comme Mme de Vibrayè; mais, ayant découvert ses impostures et ses intrigues avec les gens de la maison, elle rompit fort durement-.
Nos manuscrits ne parlent point de certaine demoiselle de Beauvau3 (pii, selon un document administratif4, avait mis Rose à la tète d'une sorte de dispensaire charitable.
Toutes ces dames, est-il besoin de le dire? apportaient à la Béate, avec leur parfaite crédulité, leur dévouement naïf, un contingent considérable de bon renom et de vertu inattaquable.
En hommes, le parti n'était pas moins remarquable. Trois noms se détachent sur les autres: ceux de l'abbé J.-J. Boileau, de M. Duguet. du P. de la Tour, personnages que nous connaissons déjà; je me bornerai à ajouter sur chacun d'eux quelques traits nécessaires ici.
Boileau de l'Archevêché est le prédicateur et le directeur attitré des gens de qualité; sa profonde piété, son esprit, sa parole éloquente, et surtout onctueuse dans l'application de l'Écriture, ne permettent de lui comparer que Duguet, son ami, son ancien collaborateur dans les disputes sur la grâce. Tous deux aussi ont un penchant prononcé au surnaturel, nous l'avons déjà constaté, et nous le constaterons encore plus d'une fois, comme l'a fait jadis Sainte-Beuve en parlant des deux amis5. Mais nous reconnaîtrons probablement plus de sincérité et de naïveté dans le second, Duguet, dont rien n'égala pendant un temps l'attention, la complaisance, la vénération pour la Béate. « son épanouissement à tout ce peu qu'elle disoit6, » et plus de sang-froid chez Boileau, un doctrinaire en qui parfois on croirait voir quelque flegmatique démonstrateur du dix-neuvième siècle. Le rôle de cet abbé auprès de la Béate expliquera de reste qu'il eût de l'indulgence pour les hallucinations de Biaise Pascal sur 1' « Abîme, » ou qu'il reconnût la difficulté de guérir une imagination frappée 7 ; mais, en revanche, ce que nous ne comprendrons plus, c'est qu'il ait prétendu tirer Fénelon