‹ Memoires de Saint-Simon (volume 3)Chapitre 4 sur 548 · était né le 23 juin · texte numérisé non relu

était né le 23 juin

3. Du 31 décembre sua 5 janvier : Journal de Dangeau. tome VIII, p. 2 et 3, avec Addition; Mémoires de Sollicites, tomes VI, p. 3 il. et VII, p. 2. Les chansons du temps prouvent que cette maladie et cette lin prématurée furent effectivement dues à la déhanche ; Mme des Noyers raconte même qu'il s'agissait encore de cette femme galante «liez qui le comte de Mailly, en 1699, avait ^:ii;tié, lui aussi, un mal de gorge mortel, et que le Roi la fit éloigner : voyez notre tome VI. p. I(i'. et 165. Dangeau, en annonçant les débuts du mal (Journal, tome VIII. p. 2), s'est borné à dire : « On cite plusieurs exemples de gens jeunes morts de la même maladie; » et, le second jour, au soir [ibidem) : « Le Roi travailla avec M. de Saint-Pouengo, et il lui ordonna de dire à M. de Barbezieux, de sa part, qu'il enverrait à tout moment savoir de ses nouvelles, s'il n'en apprenoit dix fois le jour par M. Fagon. » La terminaison si prompte de cette maladie inspira le couplet qui suit, fait sur l'air de Joconde (Nouveau siècle de Louis XIV, tome 111, p. 37-38) :

Pour avoir au dieu de l'amour

Trop su marquer son zèle, Barbezieux a perdu le jour

D'une façon cruelle.

Si le clairvoyant Pontchartrain

Trouvoit quelque Nanette Qui le menât le même train,

0 la belle défaite !

On rappela aussi (p. 41) les bruits qui avaient couru en 1691 du suicide de Louvois. Est-ce pour cette raison que le procès-verbal de l'autopsie de Barbezieux, signé par Bourdelot et les chirurgiens, fut publié dans le Mercure, janvier 1701, p. 145-153? Il n'y aurait pas moyen de tirer un diagnostic sérieux de cette pièce. Les obsèques eurent lieu le 7. et le corps fut transféré auprès de celui de Louvois, dans l'église des Capucines de la place de Vendôme reconstruite par les soins de ce ministre.

faire son testament et de se confesser, quand l'archevêque de Reims ' l'avertit du danger pressant, contre lequel il disputoit contre Fagon même. 11 mourut tout en vie, avec fermeté, au milieu de sa famille, et sa porte ayant été continuellement assiégée de toute la cour2. Elle venoit de partir pour Marly ; c'étoit la veille des Rois. Il finit avant trente-trois ans3, dans la même chambre où son père étoit mort l.

C'étoit5 un homme d'une figure frappante, extrêmement [Add. S'-S. 345\

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