‹ Memoires de Saint-Simon (volume 3)Chapitre 405 sur 548 · Verbe qu'on ne trouve pas dans les dictionnaires · texte numérisé non relu

Verbe qu'on ne trouve pas dans les dictionnaires

du fond sur le grand écuyer. Ce carrosse doit toujours être immédiat à celui de la reine.

« A l'église, le mayordome-mayor donne le coussin-carreau à la reine, et lui sert les viandes aux jours qu'elle donne à manger aux pauvres, comme au jeudi saint.

« Il prend l'ordre de la reine le matin, afin do savoir si elle sort, et le donne au mayordome de semaine; celui-ci le communique à la royale écurie par le laquais de garde, qui, pour cet effet, doit toujours se trouver au palais, ou fait savoir par ce laquais si la reine sort en chaise à porteurs ou en carrosse, le nombre de carrosses qu'il faut, ou si la reine a ordonné quelque carrosse pour quelque domestique, y en ayant quelquefois à qui la reine en veut bien donner pour aller voir leurs parents et visiter les églises. Le mayordome-mayor ordonne aussi à la garde des hallebardiers de détacher une escouade à l'église où S. M. doit aller, pour en tenir la porte et le passage libres; il commande à cette escouade tout ce qui convient pour le service de la reine.

« Dans les fonctions publiques, comme de besa-manos, il se place le premier entre les grands, s'il est de cette classe, dans la file de la main gauche à la muraille. Il prend le même rang aux audiences de la reine.

« Tous les emplois de la chambre et de la maison doivent lui être subordonnés, et les écuyers à pied qui sont de garde sont à ses ordres et à ceux du mayordome de semaine, depuis le matin jusqu'au soir, pour les messages qu'il faut faire.

" H y a un secrétaire qu'il nomme, et qu'on appelle le secrétaire de la mayordomia-mayor, pour faire les dépêches d'office du mayordomemayor; on donne à ce secrétaire quatre mille réaux de vellon par an, ce qui fait, monnoie de France, mille soixante-six livres onze sous. »

MAYORDOME DE SEMAINE1.

« Le nombre ordinaire des mayordomes de semaine est de quatre. Ils sont ordinairement ti[t]rés de Castille ou d'une noblesse fort illustre. Ils prêtent serment dans le bureau, ou entre les mains du mayordomemayor, à qui ils sont subordonnés. Si le mayordome-mayor est malade ou absent, ils prennent l'ordre directement de la reine ; celui qui est de garde la sert et lui donne le bras. On les appelle mayordomes de semaine parce qu'ils servent par semaine, chacun la prenant le samedi au soir selon son ancienneté. Ils ont chacun d'appointements douze mille neuf cent sept réaux de vellon, et, pour [le] logement, trois mille cinq cents, ce qui fait, en monnoie de France, quatre mille trois cent soixantequinze livres cinq sous. Leurs émoluments sont : médecins et apothicaires francs; six flambeaux de cire aux jours d'illuminations; dans les voyages, une livre et demie de bougie et une livre et demie de chandelle par jour; et quand les voyages sont longs, il a soixante-cinq

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