Ci-dessus, p. 219. — 3. Une femme de chambre
■i. Les Mémoires de Westerloo et diverses lettres disent qu'il y avait eu seulement quelque échange de phrases à l'aide du langage des doigts.
son plaisir pour la guerre, offre qu'aucun grand n'a fait' jusqu'ici, cl n'est en état de faire. De plus, le duc de Monteleon est l'ignalelli, neveu à la mode de Bretagne du t'en pape, dont la mémoire doit être en vénération parmi nous, et il a les deux tiers des domaines de la Sicile à lui, où il est aussi considère que le roi, parent et allié de tout ce qu'il y a de grand et considérable en Italie et dans le royaume de Naples, ce qui doit être considéré dans le cas présent ; il est d'ailleurs le plus grand seigneur d'Espagne, et la Terranova est la petite-fille et l'héritière du fameux Ernau Cortès, ce qui devrait bien lui attirer quelque considération de la part des Espagnols-. Et voilà les gens qu'on choisit pour exercer sur eux une injustice criante en déshonorant le roi! Pour moi, Monseigneur, je vous déclare que, quoiqu'il paroisse que je plaide leur cause, je n'y prends aucun intérêt que celui du roi, dont le nom a été blessé eu cette occasion, et que je n'ai jamais vu (pie deux fois la Terranova. M. le comte d'Aven, qui n'eu sortoit pas, vous en pourra dire plus de nouvelles que moi.
« Au surplus, vous ne sauriez comprendre combien ce que nous avons fait ici sur cela a fait un bon effet pour nous, et les compliments que tous les Erançois en reçoivent. Vous croyez bien que l'Amirauté et Aguilar n'ont pas été des derniers; mais, pour ceux-là, je vous avouerai ingénument qu'ils sont un peu suspects de partialité. Ce qui est de vrai est que le peuple même y a pris part quoique le duc de Monteleon soit grand, étranger et très riche, et que, par ces raisons, il prit grand plaisir à son humiliation; mais l'injustice étoit si criante, qu'elle n'a pu avoir d'autres partisans que ceux qui en sont les auteurs ou qui y sont intéressés, et l'on a été ravi de voir une chose qui n'étoit pas arrivée depuis cent ans en Espagne, c'est-à-dire un premier ministre, tant dans le temporel que dans le spirituel, voulant faire une injustice, et n'en pouvant venir à bout.
« Je vous ferai encore remarquer, en passant, les précautions qu'ils ont prises pour ôter toute la connoissance de cette affaire ici à M. d'Harcourt, à qui ils n'en ont rien fait savoir jusqu'ici, sa fermeté ne leur convenant pas en ce rencontre.
« Le duc de Montalto dit, lorsqu'on lui apportoit la nouvelle que l'arrêt du conseil de Castille étoit cassé : « Dieu soit loué! car il y a plus « de deux heures que je pensois que le roi, notre maître, seroit aussi « foihle, aussi injuste et aussi imbécile que son oncle ; mais ce coup « de fermeté m'en fait espérer tout autre chose pour l'avenir. » Je tiens ce discours de bon lieu.
« Si vous trouvez cette lettre trop longue, je vous prie de vous en prendre à M. d'Harcourt, qui m'a ordonné de vous la faire telle et de ne pas épargner sur cela le moindre détail. Il est très vif sur cette affaire, dont il sent toute l'importance. Je dois vous assurer aussi que M. de Blécourt et moi n'avons rien fait sur cela (pie de concert avec lui