RENOUVELLEMENT DE LA CAPITATJON
peu près à produire trente à trente-deux millions1, tandis que la première n'avait pas atteint le chiffre de vingt-trois millions net; mais, quoi (jue la déclaration royale eût promis, cet impôt subsista même après la paix rétablie, et il se trouva, du coup, si définitivement établi, que la Révolution en a pu faire la contribution personnelle du régime moderne. J'ai dit en quelques mots- quelles modifications vicieuses il subit à partir de 1701 ; il y aura probablement lieu de revenir sur ce point dans la suite de notre commentaire3.
Eu même temps que Chamillart rétablissait la capitation, il fut obligé de demander un premier complément de ressources aux rentes viagères 4, à la loterie, au droit sur les cartes à jouer, et aussi au crédit des receveurs généraux, qui furent priés de faire une avance de cinq cent mille livres; mais toutes les dépenses d'embellissement et tous les travaux d'art furent suspendus jusqu'à nouvel ordre.
mentaux petitscomme aux grands la situation de son royaume, l'état présent de ses affaires, et le besoin qu'il a d'une augmentation de finance. Il instruit un artisan, un soldat, un laquais, un valet de charrue, de la fâcheuse extrémité où les approches d'une sanglante guerre le réduisent, et du besoin qu'il a que ces malheureux lui abandonnent la moitié de leur pain, etc — » — C'est au milieu du fascicule de juin 1701, p. 242, que le nouveau titre commença à figurer au haut des pages. Le 19 octobre suivant, Pontchartrain fils écrivait à M. d'Argenson (Arch. nat., 01 362, fol. 337) : « Je parlerai à M. d'Avaux sur les expédients qu'on pourroit prendre pour empêcher qu'on ne recommence d'imprimer en Hollande l'Esprit des cours et autres mauvais livres dont l'impression est si fréquente en ce pays-là. »
1. Selon Y Encyclopédie méthodique — Finances, tome I, p. 176, on eut 28 116-2 000 fr. en 1705, 30 212 000 fr. en 1706, 32 000 000 en 1707, etc.