Tome VI, p. -l
". Tome IV. [i. :s7 et 46-47.
S. Ci-dessus, p. ;,i->, note | :i Ci-après, p. 652, <<'-<^ et 658,
près où Purnon lut contraint de vendre également la sienne, el il eut poui successeur un personnage que ['État de la France de (684 e( des années suivantes appelle Edouard de Gorillon, sieur de Hontlussant.
Le marquis d'Àrgenson, dans ses Essais1, a parlé d'un chef d'office de la bouche ou du gobelet «le Madame qui aurait été seul congédié do toute la maison lorsque Monsieur se remaria, le prince ayant fait entendre à sa seconde femme qu'il y avait des rai-<ui^ sérieuses pour cette exclusion. D'Argenson dit avoir oublié le nom du personnage, mais ajoute qu'il se retira l'oit enrichi à I'aris, y acheta une maison et ne reparut plus à la cour, ni ne permit qu'on parlât jamais «le Madame Henriette devant lui. Voltaire a raconté, à peu près de même *, d'après un ancien domestique de .Monsieur qu'il ne nomme point non plus. i|iip le porteur de poison tétait retire en Normandie avec une fortune subitement acquise. Il y a évidemment identité entre ces deux variantes de la légende qui circulait avant 1750, et c'est de Morel qu'il s ;i-it de part et d'autre. Mais je dois dire que nous ignorons quelle l'ut la fin de celui-ci, tandis que les documents authentiques nous montrent Purnon achetant la terre de Marçay, en Mirebalais, y perdant sa femme, et y mourant quinze ans plus tard, si affaibli et si vieux qu'il lui avait fallu abandonner le soin de ses affaires à sa nièce, Mme de Nesmond5.
Avant d'en finir avec la préparation du crime et d'examiner les détails de l'exécution, il faut rejeter un dernier fait qui tient une place assez importante dans notre récit : je veux dire les conciliabules du chevalier de Lorraine et de ses deux complices4 sur la question de savoir si .Monsieur devait être instruit du complot. Le chevalier avait quitté la cour trois ou quatre mois avant qu'il fût positivement question du voyage de la princesse à Douvres5. Comment donc admettre qu'il y ait eu postérieurement un conciliabule entre lui et ses amis, ou même la possiliililé de préparer le forfait par correspondance? « Il est bien difficile à
t. Essais dans />■ goût de Montaigne, ou Loisirs d'un ministre, p. i'Mt-i'.n .