Œuvres de Due/os, tome III, p. t!.H
3. Mrmoircx, tome VII de 1873, p. 222-221, année 1710, et tome XIII, p. 90-97.
4. C'est par Mme do Ventadour que la Chausserais devint une confidente el une conseillère pour Madame, t Elle la gagna si bien, nous diront plus
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duc d'Orléans et de • toute la séquelle, » avait pour Saint-Simon Le même attrait exactement que Mme de Clérambault. « Je la ooaaoissois
extrêmement, dit-il; je l'avois connue chez Mines de Nogarel et d'Urfé, ses cousines germaines, de. chez qui elle ne bougeoit à Versailles les matins. Elle étoit d'excellente compagnie, et savoit mille choses de l'histoire, de chaque jour par ses amis considérables. J'étois avec elle sur un pied d'amitié et de recherche1.... » Mlle de Chausserais pouvait, tout aussi bien que Mme de Ventadour ou Mme de Clérambault, posséder la légende de 1670, et il est possible que Duclos, jeune encore, l'ait entendu raconter2 par elle-même, ou par son « plus qu'ami. » qui n'était autre que Bussy, des Affaires étrangères3. Mais admettrons-nous que la demoiselle tint son récit de la bouche même du Roi, et qu'elle l'ait colporté ensuite parmi ses amis et connaissances ? Certainement non. Quant à Saint-Simon, quoique fort mal vu d'elle uue fois qu'il eut poussé le duc d'Orléans à rompre avec Mme d'Argenton, les occasions ne lui manquèrent pas néanmoins pour la revoir encore, pour l'écouter, pour la faire parler, et pour recueillir de sa bouche les mêmes confidences que de la bouche de Mme de Clérambault. Toutefois, je préférerais certainement celle-ci, qu'il rencontrait plus souvent dans l'intimité des Pontchartrain et qu'il cultivait assidûment comme la femme la mieux instruite des « anciens faits curieux de la cour*. « Par suite, je rattacherais au même « filon » cette autre « anecdote curieuse » de l'entretien de Madame avec Mme de Maintenon, qu'il vient de placer en 1701 5, et la légende de l'empoisonnement de la reine d'Espagne, Marie- Louise d'Orléans, en 1689 fi, légende qu'on retrouve encore dans la correspondance de Madame, avec des détails précis sur le mode d'exécu-
tard les Mémoires, qu'elle fut toute sa vie son amie la plus intime, et, comme leurs mœurs étoient plus semblables que leurs esprits, elle fut son conseil en quantité de choses, dont elle ne lui en carha toute sa vie aucune. » i. Tome VII de 1873, p. 224.
2. Elle ne mourut qu'en 1733, et Duclos, depuis quelques années, avait, pénétré, par les gens de lettres, dans la société de MM. de Caylus, de Maurepas, de Voisenon, etc.
3. Ce nom nous est donné par un annotateur des Mémoires sériels, l'abbé de Vauxcelles (Œuvres de Duclos, tome III, p. 406). Bussy, neveu d'un valet de chambre de Mlle de Chausserais selon le marquis d'Argenson, qui l'exécrait, s'avança par les bureaux jusqu'au poste de premier commis, puis fit les fonctions de chargé des affaires à Vienne en 1728, à Londres ou à Hanovre en 1743, 1755 et 1701.
4. Tome XIX des Mémoires, p. 84, et Addition au Journal de Dangeau, tome VIII, p. 328. En 1702 (tome III de 1873, p. 244), il dira d'elle : <• Quoique venue fort tard à la cour, elle en étoit passionnée et instruite à surprendre de tout ce qui s'y passoit, dont, quand elle daignoit en prendre la peine, les récits étoient charmants; mais elle ne se laissoit aller que devant bien peu de personnes, et bien en particulier. .