‹ Memoires de Saint-Simon (volume 3)Chapitre 7 sur 548 · La première lettre de répandues corrige un p · texte numérisé non relu

La première lettre de répandues corrige un p

ment que lui. Il sentoit avec délicatesse toutes1 les différences des personnes, et avec capacité toutes celles des affaires, de leurs gradations, de leur plus ou moins d'importance, et il épuisoit les affaires d'une manière surprenante5; mais3 orgueilleux à l'excès, entreprenant, hardi, insolent, vindicatif au dernier point, facile* à se blesser des moindres choses, et très difficile à en revenir. Son humeur étoit terrible et fréquente : il la connoissoit, il s'en plaignoit ; il ne la pouvoit vaincre. Naturellement brusque et dur, il devenoit alors brutal et capable de toutes les insultes et de tous les emportements imaginables, qui lui ont ôté beaucoup d'amis3. 11 les choisissoit

-1. Toute, au singulier, dans le manuscrit.

2. L'ambassadeur vénitien disait, en 1695 (Relazioni, Francia, tome III, p. 512) : « 11 n'a ni l'habileté, ni le crédit nécessaire, ni l'application, et, malgré l'expérience de ses collaborateurs subalternes, il est certain qu'on ne trouve plus, dans la conduite des affaires, l'assurance, la ponctualité de jadis; mais il est civil, a de bonnes paroles, et n'a pas hérité de l'àpreté paternelle. «

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