Donna surcharge luy, effacé du doigt
"2. <• Venin se dit de tout ce qui est pris dans le corps dont 1rs propriétés sont contraires à la nutrition. » (Furetière.) « Venin se dit de certaines qualités qui se trouvent dans quelques maladies malignes. » (Académie, 1718.) Dangeau se sert souvent de la locution maladies de venin (tomes XIII, p. 344, XIV, p. -106, XV, p. 135, etc., du Journal}.
3. Comparez la suite des Mémoires, tome VI de 4873. p. 303-304.
4. Dangeau écrivait, le °27 lévrier (tome VIII, p. 46) : « M. le duc de Beauvillier, que l'on avoit dit si dangereusement malade à Lusignan. est chez lui à Saint-Aignan, où M. de Chevreuse lui a mené Helvétius. Ils l'ont trouvé à peu près dans le même état où il étoit en partant d'ici. Il se promène à pied et à cheval, et compte de revenir à la cour dans huit ou dix jours, et on espère que Bourbon, où il ira au mois de mai, le rétablira. » Une lettre de Mme de Beauvillier à la maréchale de Noailles, sur cette cure, a été publiée en 1871, dans le Cabinet historique, 1" partie, p. 171-172; elleest datée de Saint-Aignan, 3mars, et la duchesse y dit : « Il est mieux depuis qu'il est ici. Il prit hier une médecine. Elvesius [sic) lui a ordonné une drogue qui lui fait du bien, et l'exemple de Mme la duchesse de Guiche nous a fort enhardis. 11 croit le mettre en étal d'attendre les eaux de Bourbon sans nouvel acci-
11 arriva de tort bonne heure à Versailles le 8 mars1. Je courus l'embrasser avec toute la joie la plus vive. Revenant de chez lui, et traversant l'antichambre du Roi, je vis un gros de monde qui se pressoit à un coin de la cheminée : j'allai voir ce que c'étoit2. Ce groupe de monde se fendit. Je vis Fagon tout débraillé, assis la bouche ouverte, dans l'état d'un homme qui se meurt : c'étoit une attaque d'épilepsie3. Il en avoit quelquefois, et c'est ce qui le tenoit si barricadé chez lui, et si court en visites chez le peu de malades de la cour qu'il voyoit, et chez lui jamais personne. Aussitôt que j'eus aperçu ce qui assembloit ce monde, je continuai mon chemin chez M. le maréchal de Lorge, où entrant avec l'air épanoui de joie, la compagnie, qui y étoit toujours très nombreuse, me demanda d'où je venois avec l'air satisfait. « D'où je viens? ; répondis-je ; d'embrasser un malade condamné qui se porte bien, et de voir le médecin condamnant qui se meurt. » J'étois ravi de M. de Reauvillier, et piqué sur lui contre Fagon. On me demanda ce que c'étoit que cette
dent, et que Bourbon achèvera de le fortifier. » Les Mémoires de Sourches avaient dit dés le début (tome VII, p. UH) que Fagon conseillait d'aller à Bourbon après quelques jours de repos à Saint- Aignan.
1 . Danaeau, p. 52 : « M. de Beauvillier revint du voyage qu'il a fait avec les princes; il n'est pas plus incommodé qu'il étoit avant son départ, et on l'a mandé plus malade qu'il n' avoit été. » Le Mercure du mois annonça ce retour, p. 170. L'été venu, le duc alla aux eaux de Forges.
2. C'est Dangeau qui raconte, immédiatement après l'arrivée de M. de Beauvillier (p. o*l) : « M. Fagon se trouva fort mal chez le Roi sur les six heures; il fut longtemps sans conuoissance. Sur les dix heures, tous les remèdes qu'on lui avoit fait prendre l'avoient tellement soulagé, qu'il vouloit aller au coucher du Roi. » Les Mémoires de Sourches (p. 31) disent que la perte de connaissance dura trois heures, et que le vin émétique put seul y mettre tin. Outre cet émétique, la Gazette d'Amsterdam in" xxn) parle de grains d'Angleterre.
3. Il est seul à prononcer le mot d'épilepsie, tandis que les autres textes parlent d'apoplexie; mais, bientôt (tome III de 1873, p. 197), il dira : « Fagon, asthmatique, très bossu, 1res décharné, très délicat, et sujet aux atteintes du haut mal, étoit un méchant sujet, en terme de chirurgie. • Dans les Additions au Journal de Dangeau, il n'en parle pas.
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énigme. Je l'expliquai, et voilà chacun en rumeur sur l'état de Fagon, qui étoit à la cour un personnage très considérable, et des plus comptés jusque par les ministres et par tout l'intérieur du Roi. M. et Mme la maréchale de Lorge me firent signe de peur que je n'en disse davantage, et me grondèrent après, avec raison, de mon imprudence. Apparemment qu'elle ne fut pas jusqu'à Fagon, avec qui je fus toujours fort bien *.
Cardinal On sut2 en même temps3 que le cardinal de Bouillon, à
de Bouillon l>0ut d'espérances sur ses manèges et sur les démarches
à Cluny, , . , , f. .. y . „ . ,
restitué réitérées du Pape en sa laveur', etoit enfin parti de Rome5,
en ses revenus.
1. Dans l'Addition déjà citée sur Beauvillicr (tome XV du Journal. p. 229-230), il dit : « Cette hardiesse de mener un empirique que Fagon haïssoit sur tous autres fit un fracas qu'on ne peut se représenter; cela fut regardé comme un acte héroïque, et bien des gens en crurent M. de Chevreuse perdu. Peut-être même eut-il besoin du succès, auquel le Roi ne put refuser sa joie, ni Fagon sa modération. 11 la poussa même jusqu'à trouver bon qu'Helvétius continuât à conduire la santé de son convalescent. Peut-être l'effort qu'il se fit lui causa-t-il un accident auquel la jeunesse du duc de Saint-Simon ne put résister. C'étoit le jour que M. de Beauvillier arrivoit en droiture à Versailles.... » Et après avoir raconté son bon mot, il ajoute : « Ce mot indiscret lui pensa coûter cher (au jeune duc de Saint-Simon); Fagon, s'il le sut, ne voulut pas faire semblant; mais d'autres le relevèrent. »
2. Après sut, le manuscrit porte l'abréviation de que biffée.