Voyez ci-après, p. 394 et
2. Dangeau, tome IX, p. 213, 15 juillet 1703 : « 11 y a déjà quelques années qu'il ne se môloit plus d'aucunes affaires; il éloit presque tombé en enfance. » Le 21, le secrétaire d'Etat Pontchartrain écrivit à Bàville (Depping, Correspondance administrative, tome IV, p. 210) : « J'ignorois son testament, qui ne me paroît pas bien avantageux pour ses neveux. Je souhaite que la disposition universelle qu'il a faite en faveur dos pauvres soit assez considérable pour que leurs prières opèrent abondamment pour lui : il a fourni, depuis sept ou huit ans, bien des sujets de réflexion à tous les gens du monde. » C'est la Charité de Narbonne qui était instituée légataire universelle.
8. Le 1er août : Danyeau, tome IX, p. 217 et 25G ; Sourehes, p. 135; Mercure du mois, p. 203-208; Gazette, p. 383.
i. Le chiffre 'H corrige 43. Le Mercure et la Gazette ne lui donnent que quarante-six ans, et, en effet, il était né en 1657 et avait seize mois lorsqu'on le baptisa à Saint-Eustache, le 10 juin 1058. Il avait d'abord porté le titre de marquis de Chàteauneuf.
.'). // surcharge et.
(). Henri H de Senneterre, marquis de la Ferté, fait gouverneur de Lorraine et lieutenant général après Rocroy, maréchal de France en 1051, chevalier des ordres en 1661, duc et pair de la Ferté en novembre 1605, mourut à la Fcrté-Nabert, le 27 septembre 1681, Agé de quatre-vingt-deux ans. Voyez la notice de son duché, d'après ['Histoire généalogique, dans le tome VI des Écrits inédits, p. 290-29?). Homme 1res vaillant, mais jaloux et d'esprit étroit, selon l'historien des Coudés.
7. C'est le jugement que Spanheim porte sur lui dans ses notes cryptographiques de 1700. Voyez aussi les Caractères de 110?) cités dans notre tome V, p. 303, note 1, les Souvenirs du président Bouhier, p. 21-22, les Mémoires de Villars, tome II, p. 105, note 3, les Mariages dans r ancienne société, par M. Bcrtin, p. 220, V Histoire amoureuse
Roi, qui avoit du goût pour lui, fit tout ce qu'il put pour le corriger de ses débauches : il lui en parla souvent dans son cabinet, tantôt avec amitié, tantôt avec sévérité1. Il lui manquoit peu, en 1688, de l'âge nécessaire pour être chevalier de l'Ordre2 ; le Roi lui fit dire qu'il l'eût dispensé, s'il avoit voulu profiter de ses avis3. 11 étoit incorrigible, et même, les dernières campagnes qu'il fit4, peu capable de servir par une continuelle ivresse5. 11 avoit passé sa
des Gaules, éd. Livet, tome II, p. 424, 447, etc., le Chansonnier, ms. Fr. 12 620, p. 143, etc., surtout une lettre publiée dans la Correspondance politique du Magistrat de Strasbourg, p. 304-308. Quand il fut reçu due et pair au Parlement, le curé de Saint-Roch, qui ne l'avait jamais vu quoiqu'il fût son paroissien, put tout juste attester sa catholicité (Arch. nat., MM 825, fol. 13). A chaque instant, ses créanciers ou ses gens faisaient quelque esclandre. Colonel d'infanterie à quinze ans, il s'était signalé au siège de Nimègue (Gazette, 1672, p. 740) : aussi son père s'était-il démis en sa faveur, dès 1674, du gouvernement des Trois- Evêchés, et, en 1678, du titre de duc et pair. Le nouveau duc, brigadier depuis 1675, vendit son régiment en 1685, et accompagna alors le maréchal d'Humières à Londres, mais ne réussit point à cette cour, et, rentré en France, fut soigneusement tenu à l'écart de Monseigneur et de ses armées, aussi bien comme volontaire que comme brigadier. Il alla alors servir un an ou deux à Venise, le séjour des plaisirs par excellence, puis eut l'idée de se jeter comme volontaire dans Casai assiégé, et, par suite, obtint de reprendre son rang de brigadier dans l'armée de Catinat. Blessé à la prise de Villefranche et chargé d'apporter au Roi la nouvelle de la prise de Nice, il fut promu maréchal de camp l'année suivante, eut de l'emploi en 1693 et 1694 dans les armées de MM. de Choiscul et de Lorge, où Saint-Simon put le connaître (nos tomes 111 et IV), et enlin fut fait lieutenant général à la promotion de janvier 1696, non sans que le Roi lui expliquât sévèrement, pourquoi, bien que servant avec autant de cœur que d'esprit, il avait été exclu des précédentes promotions (Sourches, tome V, p. 96).
1. Voyez la note qui précède et force traits réunis dans la notice des Écrits inédits, tome VI, p. 294 et 296-297.