Celles, sans doute, où Saint-Simon le vit sur le Rhin
5. Voici comment il est dépeint dans la première série de Portraits de la cour publiée en 1702 (p. 45) : « On peut l'appeler le Pair Au cabaret ;
vie brouillé et séparé de sa femme, fille de la maréchale de
la Motte1, dont il n'eut que deux filles2. On ne savoit ce
qu'étoit devenu son frère le chevalier de la Ferté, qu'on \j\dd. S'-S. 480]
a cru péri, et dont on n'a jamais ouï parler, qui étoit un
étrange garnement1; son autre frère4, séduit enfant par les p. tic ia Ferté,
jésuite.
raffinant sur la débauche piquante, et délicat sur celle de sa Messaline,
avec laquelle il est toujours brouillé; fougueux et emporté jusqu'à la dernière violence, en opprobre à la cour par son travers d'esprit et de conduite, ne fréquentant personne de son rang, si vous en exceptez quelques petits-mai! res qui, comme lui, turlupinent la religion. Avec cela, bon officier : ce qui lui a procuré du commandement. » Voyez aussi, dans les Lettres de Mme de Sévigné, tome V, p. 499, le couplet que sa femme fit sur lui en 1678, et la Correspondance de Bussy, tome V, p. 46, 47 et 52. Selon Villars (Soulavie, Pièces inédites, tome I, p. 291), après boire, il se mettait à parler anglais sans qu'on le pût comprendre.
1. Déjà dit au tome V, p. 302-303. Sur les singulières circonstances de ce mariage, voyez le Chansonnier, ms. Fr. 12 619, p. 233. C'est pour payer ses dettes, en se séparant de sa femme, que le jeune duc vendit • mi 1683 l'hôtel de Senneterre, sur l'emplacement duquel la Feuillade érigea le monument de la place des Victoires. Quoique la duchesse eût une réputation tout aussi mauvaise, quand elle devint veuve, le Roi porta de six mille à dix mille livres la pension qu'elle avait depuis 1690 : Arch. nat., 0* 47, fol. 156 v°.