Mmes de Mircpoix et de la Carte
3. Annibal-Jules de Senneterre, né le 20 août 1665, pourvu de l'abbaye de Saint-Jean-d'Angely en décembre 1678, est cité avec son frère, dans le Parnasse françois, comme protecteur de la poésie, et lui-même faisait des vers et des comédies; mais, nous dit Dangeau, sa conduite n'Hait pas celle d'un homme de condition. En avril 1692, on le trouve détenu au château de Nantes, sans doute pour avoir dérobé des assiettes d'argent chez son général le comte d'Estrées (Arch. nat., G7 552, 22 avril 1692; Chansonnier, ms. Fr. 12 690, p. 347; voyez l'Addition n° 480) ; en 1698, il est exilé de Paris pour des actes de violence commis chez la duchesse sa belle-sœur (Dangeau, tome VI, p. 426-427) ; en août 1702, sur la requête de sa mère, le Roi le fait conduire au château de Dijon, et de là à Malte (Dangeau, tomes VIII, p. 482, et IX, p. 247 ; Arch. nat., Ô1 363, fol. 200, 214 v° et 233 v°) : il avait poursuivi de ses obsessions sa nièce que nous avons vu devenir marquise de la Carte, et s'était vengé d'elle par une pièce de vers (Chansonnier, ms. Fr. 12 692, p. 485). C'est dans la traversée qu'il se noya, mais sans qu'on en eût la certitude, et, malgré les années écoulées depuis, on lui écrivit à Malte la mort de son aîné.
4. Louis-Joseph de la Keilé-Sonnelerre, né à Paris le 2 janvier 1653.
jésuites, se Fétoit fait malgré son père, qui, le rencontrant jeune novice sur le Pont-Neuf, avec le sac de quête sur le dos, comme fa i soient encore alors les jeunes jésuites, le fit courre par ses valets, dont il se sauva à grand peine. Il avoit aussi beaucoup d'esprit et devint célèbre prédicateur; mais il aimoit la bonne chère et la bonne compagnie, et ne toit pas fait pour être religieux. 11 mécontenta les jésuites, qui, à la fin, le reléguèrent à la Flèche, où il mourut longtemps après son frère, non, je pense, sans regretter ses vœux, qui l'exclurent de succéder à la dignité de son frère, qui demeura éteinte trente-huit ans après Maréchal son érection1. Le gouvernement de Metz, Verdun2, et de de Joyeuse leurs évèchés, vacant par cette mort, fut donné au maré-
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,e * . , . chai de Joveuse .
des hveenos.
entre dans la Compagnie de Jésus en 1070, prêcha de très bonne heure « avee, un succès au-dessus de son Age et de sa qualité, » et obtint « la voix et, l'approbation du peuple, » qui le considérait comme un rival de Bourdaloue. Cependant sa ressemblance avee son frère le duc débauché était telle, que parfois les discours sortis de sa bouche donnaient à rire (Sévigné, tome X, p. 369-370, 370-380 et 384)* En mai 1099, un sermon imprudent sur les affaires d'Etat le til exiler (Dam/eau, tome VU, p. 89; Bourdaloue, par le P. Lauras, tome If, p. 252, note 1). Beaucoup plus tard, sous la Régence, en 1710, un Avent lui suscita encore des ennuis (Danaeau, tome XVI, p. 480-182, 486 et 187 ; Journal de Buval, tome I, p. 190-191), et il s'en alla à Nancy, où ses sermons parurent à la duchesse de Lorraine les plus beaux el les plus touchants du monde. Il mourut aux Jésuites de la Flèche, le 7 mai 1732. Il y a des notes sur lui dans les Papiers du P. Léonard, Arch. nat., M 243, tome I, et la bibliographie de ses œuvres ou des pièces qui le concernent se trouve dans la Bibliothèque de la Compagnie de Jésus, nouvelle édition, tome III, col. 702.
1. Comparez la notice du duché de la FeiiTÉ, p. 295, et la suile des Mémoires, tome XIII, p. 186-487.
2. Toul, le troisième: des Évêches, faisait un gouvernement à pari, quoique ne comptant que quelques bourgades.
3. Dangeau, p. 263. Ce maréchal avait conservé les appointements de gouverneur de Nancy depuis la remise de cette ville au «lue de Lorraine. Ceux du gouvernement «les Evèchés s'élevaient de vingt-deux à vingt-huit mille livres (Dangeau, tomes l\, p. 256, et XIV, p. 339 ; Mémoires du due de Lui/nes, lome XII, p. 446).
des galères.
Le bailli de Noailles1, frère du duc et du cardinal de Daiiii
Noailles, succéda au bailli d'Hautefeuille2à l'ambassade de dc uNoullles
, , , > ambassadeur
la Religion en France3. Il etoit lieutenant gênerai des galères de Malte;
de France \ qu'il vendit au marquis de Roye5, capitaine de marquis
vaisseau, lors à la mer, qui avoit épousé la fille unique lieutenant deDucasse6. Pontchartrain, mari de sa sœur, en fit lemar- général ché, et en eut l'agrément pour lui en son absence : ce qui le fit tout d'un coup lieutenant général des armées navales7.