‹ Memoires de Saint-Simon (volume 4)Chapitre 155 sur 556 · Noailles surcharge Mesmes. — 2. Ci-dessus, p · texte numérisé non relu

Noailles surcharge Mesmes. — 2. Ci-dessus, p

3. Dangeau, p. 249-250; Gazette, p. 383. Sur les ambassadeurs de l'ordre de Malte, ou Religion, comme on disait alors, voyez le Cérémonial de Sainctot imprimé dans le Supplément du Corps diplomatique, tome IV, p. 63-64. Ils n'étaient nommés qu'avec l'agrément du Pape, et ne recevaient que six mille livres de l'ordre, plus deux commanderies « magistrales » de gros revenu. On leur adjoignait, comme « camarades, » deux chevaliers de distinction (Dangeau, tomes IX, p. 250, et XIV, p. 214 et 276; Luijnes, tome I, p. 171-172), et, pour l'entrée solennelle, tous les chevaliers présents à Paris devaient leur faire cortège. Leur traitement était à peu près celui des ambassadeurs de tête couronnée quant à la couverture.

4. Cette charge était vénale, et fut payée cent quatre-vingt mille livres (Dangeau, tome IX, p. 371). Saint-Simon en fera créer une seconde, mais non vénale, et avec les simples appointements de chef d'escadre, pour le chevalier de Rancé, en 1718.

5. Louis de la Rochefoucauld-Roye, sixième fils des deux émigrés que nous connaissons déjà (tome IV, p. 47), appelé d'abord le chevalier de Roucy et le marquis de la Ferté, ne prit le titre de marquis de Roye qu'en se mariant. Nommé garde-marine en 1688, enseigne en 1689, capitaine en 1693, il venait de se distinguer dans le combat de l'escadre de Ducasse contre l'amiral Bembow et avait ramené de grosses prises anglaises (Gazette, p. 384 et 408). Il fut déclaré lieutenant général des galères le 11 décembre 1703, eut un premier brevet de retenue de cent mille livres en 1708, un second à la fin de 1720, et ne se retira que le 15 août 1748.

6. Marthe Ducasse ne sera mariée que le 12 janvier 1704, comme on le verra ci-après, p. 334-336. Elle apportait plus de deux cent mille écus de dot : Dangeau, tome IX, p. 371, 397 et 405 ; Sourches, tome VIII, p. 242; Mercure de janvier 1704, p. 252-260; V Amiral Ducasse (1876), p. 263 et 268-274. Elle mourut le 7 décembre 1743, à quatre-vingtdeux ans. Le fils issu de ce mariage succéda à la charge des galères et fut créé duc d'An ville en 1732.

7. Détail donné par Dangeau ; comparez la Gazette de 1704, p. 35-36.

Comte M. le comte de Toulouse étoit parti pour Toulon1, et

de Toulouse Mgr le duc de Bourgogne pour aller prendre le commande dément de l'armée du maréchal de Tallard sur le Rhin2, de Bourgogne ou le prince Louis de Baden et les autres généraux en chef de l'Empereur, occupés, à la tête de divers corps, à3 s'opposer aux progrès déjà faits de l'électeur de Bavière, et à ceux qu'ils en craignoient bien plus depuis que Villars l'avoit joint4, n'étoient pas en état de s'opposer beaucoup aux projets du maréchal de Tallard, qui fut assez longtemps à observer le prince Louis et à subsister, tandis que l'Empire trembloit dans son centre par les avantages que l'Électeur avoit remportés sur les Impériaux, et que la diète de Ratisbonne ne s'y continuoit que sous ses auspices3. L'Électeur comptoit bien de profiter de la jonction des François, et il n'y eut complaisances qu'il n'eût pour villars fait leur général. Celui-ci, dont l'audace [étoit] excitée par son demander par bâton, et par la faveur où il se crovoit, et la gloire d'autrui

- l'électeur r J °

1. Ci-dessus, p. 99. Le jeune prince avait déclaré qu'il était temps pour lui d'apprendre son métier d'amiral, la campagne de 1702 (tome X, p. 118 et suivantes) n'ayant été qu'une promenade ou une croisière : Dangeau, tome IX, p. 229; Mercure de juillet 1703, p. 303.

2. Il arriva le 6 juin à Strasbourg, et en partit le 9 pour l'armée : Gazette de Bruxelles, p. 380, 389, 391, 395 et 510. Son voyage est raconté dans le ms. Arsenal 3215, p. 158-166, et dans le Mercure.

3. A est en interligne ici, sur de, biffé, de même qu'à la fin de la ligne suivante; puis, il est au singulier, au lieu du pluriel.

4. Ci-dessus, p. 91. Une lettre du 14 mai, par laquelle le Roi l'avait félicité de cette jonction, en lui en démontrant les avantages et lui recommandant de vivre en bonne entente avec le prince, est imprimée dans les Œuvres de Louis XIV, tome VI, p. 115-119. Une autre, du 23 mai, à l'Électeur, se trouve en original autographe dans le ms. Nouv. acq. fr. 486, fol. 23.

5. L'Électeur avait occupé Ratisbonne le 8 avril, sans que la Diète se séparât : Dangeau, tome IX, p. 173; Sourches, p. 30, 53, 59 et 68; Gazette de Bruxelles, p. 253-254 et 271; Mercure historique et politique, tome. XXXIV, p. 509-513 et 690-692, etc. L'Empereur s'était refusé à neutraliser la ville, et déclara nulles les délibérations que la Diète pourrait prendre à son préjudice : Gazette d'Amsterdam, nos xxxn, xxxm, xxxvietxu; recueil de Lamberty, tomes II, p. 296-298, 586-597, 608-611, et XII, p. 441-486; Gazette de Bruxelles, p. 436 et 589, etc.

qu'il avoit revêtue par la bataille de Friedlingue1, s'oublia jusqu'à croire pouvoir atteindre à tout, et ne se trompa pas dans la suite ; mais le moment n'en étoit pas arrivé. Il profita du besoin que l'électeur de Bavière avoit de son concours pour le forcer à demander2 au Roi de le faire duc : la proposition parut telle qu'elle étoit, et fut refusée à plat3. Alors Villars, n'espérant plus rien de l'Electeur, songea à remplir ses coffres. 11 mit dans tous les pays où ses partis purent atteindre des sauvegardes et des contributions, qui n'épargnèrent pas même les pays de l'Electeur, dont il fit peu de part à la caisse militaire, et se fit à lui des millions4. Des millions ne sont pas ici un terme en

de Bavière d'être duc; est

refusé; remplit ses

coffres.

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