‹ Memoires de Saint-Simon (volume 4)Chapitre 168 sur 556 · Auquel est en interligne, sur où, biffé · texte numérisé non relu

Auquel est en interligne, sur où, biffé

4. L'électrice palatine douairière, Élisabeth-Amélie-Madeleine, fille du landgrave Georges II de Hesse-Darmstadt, née le 19 mars 1635, mariée le 24 août 1653 à Philippe-Guillaume de Bavière-Neubourg, qui devint électeur palatin en 1685, mourra le 4 août 1709.

5. Alexandre-Sigismond de Bavière-Neubourg, né le 19 avril 1663, mort le 23 janvier 1737. Il avait pris possession de l'évêché d'Augsbourg en 1690. La mère et le fils avaient été déjà arrêtés à Neubourg par les Bavarois, le 2 février, et conduits à Munich (Mercure historique et politique, tome XXXIV, p. 189 et 281 ; Quincy, Histoire militaire, p. 62-65). D'Inspruck ils se transportèrent à Constance.

6. Après assistèrent, Saint-Simon a biffé un second à ce Te Deum. — C'est Dangeau (p. 249) qui rapporte cette « singularité » comme la tenant de lettres datées du 14. Elle fut annoncée par notre Gazette du 21, p. 357, après la Gazette de Bruxelles du 13, p. 454, puis par la Mercure du mois, p. 378-379.

7. Cette ville, au confluent de la Rienz et de l'Eisack, à soixante-dix kil. S. d'Inspruck, siège d'un évêché et État d'Empire, avait été indiquée comme rendez-vous au duc de Vendôme (Dangeau, p. 279).

milice et toute la noblesse du pays en armes1 : tellement que, craignant de manquer de tout, et de trouver sa communication avec son pays coupée, il s'en retourna tout court. Il étoit temps : le pain manqua ; nul moyen d'en avoir du pays, où tout leur couroit sus, et les défilés déjà assez occupés pour se remercier de n'avoir pas différé de vingt-quatre heures; encore y perdit-on assez de monde, et même autour de l'Electeur2. Il rejoignit le maréchal de V illars3 avec ses troupes diminuées, et horriblement fatiguées d'une course dont il ne tira, pour tout fruit, que la perte de tout le temps qu'il y employa, et qui eût pu l'être bien utilement en Allemagne; mais on a vu à qui en fut la faute4. M. de Vendôme eut au moins le plaisir de bombarder Trente, à qui il ne fit pas grand mal5. Il revint comme il put. Stahremberg tourmenta fort ce retour, sur lequel il sut gagner trois marches, faire perdre force monde en détail à son ennemi, et pousser à bout ses troupes de fati- Conduitc gués6. Vaudémont, qui cependant avoit fait battre Mursay 7,

1. Dangeau, p. 275; Sourches, p. 143 et suivantes; Gazette, p. 403, 411,422, 430 et 435.

2. Ces derniers détails (sept lignes) paraissent n'être pas pris à Dangeau. Saint-Simon fait allusion à la mort du comte d'Arco, grand écuyer de l'Électeur et mari de sa maîtresse, tué à ses côtés le 23 juillet (Villars d'après sa correspondance, tome II, p. 326, 329, 331, 336, 342 et 343; Sourches, p. 148).

3. Mémoires militaires, p. 258-270 et 656 ; Dangeau, p. 290 et 294. Cette nouvelle produisit un vrai soulagement à Versailles.

4. Un peu plus tôt, disait Villars, « les armées auroient traversé le Tyrol comme l'on va de Paris à Orléans. » M. de Vendôme essaya de se justifier dans une lettre à Ricous, du 11 octobre : ms.Fr. 14177, fol. 327.

5. Ce bombardement fut continué du 6 au 8 septembre : Dangeau, p. 288-291 et 295; Sourches, p. 176, 179 et 181; Gazette, p. 450 et 474-477; Mémoires militaires, p. 261-266; lettre de Vendôme, du 2 septembre, dans le ms. Fr. 14 177, fol. 283. On trouvera dans les Mémoires militaires, p. 261 et 841, une description de Trente prise du haut des montagnes qui dominent cette ville.

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