Tome VIII, p
5. Avait fait conclure ce traité. — Voyez ce que dit de M. de Cadaval le Journal de Dangeau, p. 476, 235 et 278; comparez le recueil de Lamberty, tome II, p. 501-509, celui des Instructions aux ambassadeurs en portugais p. 238, et le Siècle de Louis XIV, p. 334.
6. C'est ce qu'il a prédit dès le début. Comparez les Mémoires de Feuquière, tome II, p. 66-68, et un article du Mercure d'avril 4703, p. 340-364, sur les manœuvres des alliés. Selon Louville (lettre au duc de Beauvillier, 24 octobre 4702), ce traité avait été imposé par lui au jeune roi, contre le gré du cardinal Portocarrero et d'Arias.
avenue, de conserver le continent de l'Espagne en paix en gardant bien ses ports et ses côtes, et de s'épargner une guerre ruineuse et dangereuse en ce pays-là, tandis qu'on en avoit partout ailleurs à soutenir. Les alliés avoient le plus puissant intérêt à s'ouvrir une diversion si avantageuse, qui, de plus, donneroitpar mer une jalousie et une contrainte continuelle, dès qu'ils pourroient faire hiverner leurs flottes dans le port de Lisbonne, et avoir1 la liberté dans tous les autres du Portugal. Aussi ne perdirent-ils pas de temps à prévenir l'obstacle que nous y pouvions mettre, et, par la lenteur ou2 l'impuissance d'accomplir à temps notre traité, ils forcèrent le roi de Portugal à en signer un avec eux, qui pensa plus d'une fois, dans la suite, coûter la couronne à Philippe V3. Presque en même, infidélité temps on s'aperçut de l'infidélité du duc de Savoie4. Phé- , du duc
r i * de Savoie.