Les lettres st de ministres surchargent une m
4. Les avis, certainement, ne leur manquaient cependant pas, ne fût-ce que donnés très indirectement par Louville, ou plus directement par les Beauvillier.
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maréchal de Cœuvres, et à eux lous jusqu'alors par le crédit des Noailles. Leur indolence les empêcha d'éveiller1 un intérêt plus pressant et plus personnel que celui de toutes les alliances et de toutes les amitiés. Cependant le cardinal Portocarrero, leurré de ce régiment des gardes, étoit rentré dans la junte, où le cardinal d'Estrées étoit demeuré, avec lequel il s'étoit réuni, comme je l'ai déjà dit2. Rivas seul y travailloit avec eux : tellement que déjà Mme des Ursins s'y étoit défaite du peu d'autres qui en étoient, et qui en étoient sortis sur la querelle et l'éclat du cardinal Portocarrero. Elle s'étoit bien gardée de les y laisser rappeler : c'étoit autant d'élagué en attendant de se défaire des deux cardinaux et de Rivas même, pour demeurer pleinement maîtresse.
Louvilleécaite. Louville, jusqu'au retour d'Italie modérateur3 du roi et [Add.s-S. âoi de la monarchie d'Espagne, le seul confident de son cœur et le distributeur des grâces, se vit, tout en arrivant avec le roi, écarté. Son esprit, son courage, sa vivacité, sa l vigilance, l'agrément4 et la gaieté dont il amusoit le roi, l'habitude dès l'enfance, l'autorité qu'il avoit acquise sur lui, la confiance intime dans laquelle il étoit avec nos ministres, celle où il étoit entré, par leur ordre et par le conseil de tous ses amis d'ici, avec le cardinal et l'abbé d'Estrées, si prévenus en sa faveur par la grandesse dont le maréchal de Cœuvres lui étoit uniquement rede-