‹ Memoires de Saint-Simon (volume 4)Chapitre 252 sur 556 · La première lettre de laisser surcharge une s · texte numérisé non relu

La première lettre de laisser surcharge une s

5. Les corrige la, et ensuite, le manuscrit porte : prrendre.

6. Fut, à l'indicatif, dans le manuscrit. — La conclusion est un peu autre dans la rédaction primitive de l'Addition et dans la seconde rédaction de la notice de Mme des Ursins, appendice VI du tome V, p. 502.

7. Ceci est encore pris presque textuellement des lettres à M. de Beauvillier : Mémoires secrets, tome II, p. 423, et ci-après, p. 544.

8. Mme des Ursins expliqua que, sans son intervention, mais confor-

mais il fallut bien la supporter : grands et autres, tout fléchit le genou devant ce favori1. A la tin, le cardinal d'Estrées, continuellement aux prises avec Mme des Ursins, et continuellement battu8, ne put supporter davantage un séjour en Espagne si inutile à tout bien, et si honteux pour lui : il demanda instamment son rappel. Tout ce que purent les ministres, et même les Noailles, qui s'en mêlèrent pour lors, fut d'obtenir que l'abbé d'Estrées demeureroit avec le caractère d'ambassadeur3. Quoique

raément à l'usage, il avait fallu revêtir son écuyer d'une charge semblable chez la reine pour qu'il eût le droit de les suivre toutes deux (lettre de Torcy, 23 avril, en réponse à une lettre du 8 du même mois). Aubigny conserva l'habit français pour cavalcader à la portière du carrosse (lettre à Torcy, 3 mars).

1. Il devint alors el senor D. Luis : ci-après, p. 512. Dans ses lettres aux Beauvillier, Louville donne des preuves de la liaison qui attachait d'Aubigny à Mme des Ursins, et cite des témoignages de sa toute-puissance : Mémoires, tome II, p. 47, 50, 59-61 et 73. Le cardinal d'Estrées se vengeait en traitant Orry et Aubigny de vils affranchis : Combes, la Princesse des ( rsinx, p. 146.

2. Lettres de Mme des Ursins, recueil Geffroy, p. 161-169, 452-458 et 461-462 ; lettres à M. d'Harcourt, du 22 avril et du 17 novembre 1703, publiées par Hippeau, dans les Mémoires de l'Académie de Cacn, année 1862, p. 404-428, et lettres données ci-après, p. 506 et suivantes.

3. Après avoir annoncé, en mai, que la réconciliation était complète, Dangeau avait dit, à la fin de juin (p. 221) : « L'autorité de la princesse des Ursins est grande en ce pays-là; mais on n'en fait point encore revenir M. le cardinal d'Estrées. » C'est à ce moment-là, pendant que Louville et Orry étaient à Versailles, comme on va le voir, que la résolution fut prise de rappeler le cardinal en ne laissant à Madrid que son neveu. Mais ce n'est pas le cardinal lui-même qui avait sollicité son rappel ; tout au plus le souhaitait-il. Louis XIV l'accorda aux demandes instantes de Philippe V, dès la fin de juin, en mettant dans l'exécution tous les égards et toutes les réserves commandées par les services du cardinal. Vers le 20 août suivant, celui-ci reçut une invitation positive à revenir, et c'est alors que Dangeau a enregistré le fait en ces termes (p. 273) : « Par le courrier du cardinal d'Estrées qui vint apporter la nouvelle de l'arrivée de la flotte ennemie sur les côtes de Portugal, on sut que cette Éminonce souhaitoit de revenir. On a fait repartir le courrier, qui lui porte son congé, et on envoie les patentes d'ambassadeur à l'abbé d'Estrées. On fait revenir plusieurs François de

Retraite des cardinaux;

chute

du despacho.

Louville

a ordre de

revenir

tout à fait.

Abbé d'Estrées

ambassadeur

de France.

[Add. S'-S. 494}

cela même ne fût pas agréable à la princesse des Ursins, Mme de Maintenon entra dans ce tempérament pour ne se pas montrer1 si partiale, et parce qu'en effet cet abbé, après la déroute des deux cardinaux, n'étoit pas pour empêcher que tout ne passât par Mme des Ursins, conséquemment par elle sans ambassadeur ni ministres2. Je dis la déroute des deux cardinaux, parce que Portocarrero, voyant son confrère prêt à partir, quitta le despacho et les affaires, où il n'étoit plus rien après la figure qu'il avoit faite, et dit qu'à son âge il avoit besoin de repos, et de ne s'occuper plus que de son salut et de son diocèse3. Il ne

ceux qui étoient en Espagne. » Comme le cardinal ne partait pas encore, une nouvelle lettre lui fut adressée le 16 septembre, conçue en termes tels qu'il ne pût différer davantage (Œuvres de Louis XIV, tome VI, p. 129-133; Mémoires de Noailles, p. 160-161 ; Mémoires de Louville, tome II, p. 66-69; Philippe V, par M. Baudrillart, tome I, p. 159-160). Quant à l'abbé d'Estrées, heureux d'être épargné et de prendre la succession de son oncle, il se fit pour un temps tout humble, tout soumis, et Mme des Ursins le préféra de beaucoup à d'Harcourt, dont elle avait eu peur ; Lou ville, lui aussi, affecta de dire grand bien de cet ambassadeur. Nous avons, dans le ms. Fr. 14 177, fol. 282, la lettre par laquelle l'abbé annonça au duc de Vendôme, le 29 août, qu'il remplaçait son oncle.

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