Le premier ministre de Philippe IV : tome VIII, p
7. Tous deux moururent en 1661, l'un en mars, l'autre en novembre.
8. Suzanne de Bruc, mariée vers 1640 à Jacques de Hougé, marquis
deux plus intimes amis de M. Foucquet1, furent arrêtés en même temps que lui, et leurs papiers saisis. Le maréchal, qui ne l'étoit pas encore2, en fut quitte pour un court exil, que le besoin qu'on eut de lui pour3 commander une armée accourcit4, et lui valut le bâton de maréchal de France5. Mme du Plessis-Bellière n'en fut pas quitte à si bon marché6. Parmi ses papiers, on en trouva du maréchal de Créquy, et, parmi ceux-là, cette lettre, qu'il n'avoit pu se résoudre à brûler7, et qui a été depuis imprimée avec les ouvrages de Saint-Évremond8. Les ministres, à qui elle fut portée, craignirent un si judicieux
du Fay et du Plessis-Bellière, lieutenant général en 4650, devenue veuve le 24 novembre 1654, mourra le 25 mars 1705, à quatre-vingt-dix-sept ans.
1. Voyez Feuillet de Conches, Causeries d'un curieux, tome II, p. 506-510, et la Marquise du Plfssis-Bell ère, par M. Henri Jouin (1891).
2. Le marquis de Créquy, gendre de Mme du Plessis-Bellière depuis 1660, n'eut le bâton que sept ans plus tard, en 1668 ; en 1661, il venait d'être nommé au généralat des galères, dont les fonctions lui furent retirées momentanément jusqu'en 1666 : Dictionnaire critique, p. 458; Mémoires de Mme de Molteville, tome IV, p. 290-292.
3. Au-dessus de pr, Saint-Simon a écrit en interligne, puis biffé : finit pr V envoyer, et il a également biffé une virgule après luy.
4. Forme primitive remplacée dans le langage courant par raccourcir (ci-dessus, p. 229-230), mais encore admise par l'Académie.
5. L'exercice de la charge de général des galères par commission fut donné, pendant celte disgrâce, à Vivonne. Enfin, en 1666, le marquis de Créquy s'adressa à Colbert pour obtenir le pardon du Roi, et, pourvu alors du commandement d'un corps d'armée avec le maréchal de Bellefonds, il battit Marcin père et le prince de Ligne en 1667.
6. Elle fut internée à Montbrison, sous une garde de mousquetaires, jusqu'à la fin du procès. Dans son « Projet de défense, » Foucquet l'avait désignée comme une femme « à qui, disait-il, je me fie de tout, et pour qui je n'ai jamais eu aucun secret ni aucune réserve. » Voyez, sur sa détention de 1661 à 1664, le tome II des Archives de la Bastille, et les Mémoires de M. de Bordeuux, tome IV, p. 317-319.