Ici, il a ajouté en interligne, sans nécessité, et ils
4. La ville libre impériale de Nordlingen, célèbre par sa foire et par les victoires des Impériaux sur les Suédois en 1634, et de Condé et Turenne sur les Bavarois, en 1645. Villars eût voulu s'en emparer.
5. La lettre initiale de drapeaux corrige t[imbales\. — Ces étendards étaient si chargés de dorures, que les soldats eurent peine à les rapporter.
6. Dès le temps de la guerre de Trente ans, toutes les armées traînaient à leur suite des ponts de bateaux volants en cuivre, en cuir ou en fer-blanc. Voyez Pellisson, Lettres historiques, tome I, p. 148, et tome III, p. 117 ; la Gazette de 1632, p. 10, 239 et 272, de 1635, p. 310, de 1675, p. 382 et 443, et de 1709, p. 512; les Mémoires de Sourches, tome X, p. 328; le Siècle de Louis XIV, p. 170, etc.
7. Le Mercure d'octobre donna le détail des pertes, p. 149-163.
8. André de Tressemanes-Chasteuil, d'origine provençale, chevalier
vingt-quatre heures après le courrier d'Usson1, qui, plus en détail, rapporta à peu près les mêmes choses; il assura qu'on ne croyoit pas que l'armée battue pût se rassembler du reste de la campagne, et que l'Électeur alloit marcher
de Malte, fit toute sa carrière au régiment de Champagne à partir de 1670, fut nommé aux fonctions de major général de l'infanterie en 1693, les reprit en 1701 à l'armée d'Allemagne, en 1702 auprès de Villars, à la suite de Friedlingue, et passa brigadier le 2 avril 1703, étant venu alors en cour rendre compte de la situation. 11 aura une inspection de l'infanterie en novembre 1704, comme major général de Marcin, passera maréchal de camp en 1709, ira organiser la défense de Malte en 1714, recevra l'inspection générale de Dauphinéet Provence en 1716, le grade de lieutenant général en mars 1718, et mourra à Grenoble, le 10 mai suivant. Il avait accompagné le fils de Louvois en Allemagne, en 1688. Quatre de ses frères avaient été également chevaliers de Malte, dont trois étaient morts au service.
1. Dangeau, p. 306-308. Soulavie a publié, dans ses Pièces inédites, tome I, p. 262, 276 et 282, la lettre du 21 apportée par Tressemanes (Lamberty en avait donné le texte d'après la copie publiée sur le moment même), celle qui suivit, du 24, et la réponse que le Roi lui fit remporter le 14 octobre. Villars fut extrêmement piqué de s'être laissé devancer par son lieutenant général, qui s'était empressé de s'attribuer l'honneur de la victoire, et dont la relation, immédiatement imprimée, même dans la Gazette, se répandit partout. Aussi, dans ses Mémoires comme dans sa lettre du 21, et surtout dans une autre lettre à Chamillart (Pièces inédiles, p. 267 et 285-289), releva-t-il avec aigreur les sottises et bévues de d'Usson, qu'il lui avait fallu réparer en payant de sa propre personne. L'annotateur des Mémoires de Sourches explique (p. 187) comment le courrier de M. d'Usson avait pu prendre trente ou quarante heures d'avance ; comparez la Gazette d'Amsterdam, n° lxxxvi. La correspondance de Monasterol publiée par M. de Vogué fait voir : 1° que d'Usson avait l'habitude de correspondre avec le ministre pardessus la tête dé son général ; 2° qu'il y eut connivence entre lui et l'Électeur pour que leur courrier commun arrivât avant celui de Villars ; 3° que Chamillart réprimanda à peine le lieutenant général de cette infraction à la discipline; 4° que Villars fit néanmoins une algarade à d'Usson, devant les autres officiers, et que l'Électeur lui-même en dut reconnaître le bien fondé. Comme conclusion, on peut voir (Villars d'après sa correspondance, tome II, p. 407) la lettre du maréchal au marquis de Poissy son beau-frère, qui lui avait envoyé un exemplaire imprimé de la relation de son subordonné. Le premier soin de Marcin, en prenant sa succession, fut de demander l'éloignement de d'Usson.
au prince Louis de Bade, qui étoit sous Augsbourg avec vingt mille hommes1. Le changement2 qui arriva en ïur- Grand Seigneur quie ne soulagea pas l'Empereur3 : les janissaires, d'accord dépose. avec les spahis4, entrèrent tumultuairement5 dans le sérail
1. Dangeau, p. 344 et 316. Feu M. Chéruel reprochait avec raison à Saint-Simon d'avoir passé complètement sous silence les heureuses conséquences que la victoire du 20 septembre eût pu avoir, si le mauvais vouloir de l'Électeur n'y avait nui. Voyez ce qu'en disent le Siècle de Louis XIV, p. 342-343, les Mémoires de Saint-Hilaire, tome II, p. 325- 329, les Mémoires de Feuquière, tome III, p. 357-360, la Gazette de 4703, p. 523 et 540, la lettre de Te Deum expédiée le 8 octobre, les lettres de félicitation du Roi à l'Électeur, dans le ms. Nouv. acq. fr. 486, fol. 27-29, etc. Depuis des mois, Villars insistait vainement pour que l'Électeur se fit livrer une des entrées de la ville libre d' Augsbourg, comme il l'avait fait à Ratisbonne; le prince de Bade s'étant présenté le 5 septembre, on lui avait aussitôt ouvert les portes, et il avait établi son armée sous la place. Nous allons voir (p. 288) le successeur de Villars reprendre Augsbourg dès son arrivée.