‹ Memoires de Saint-Simon (volume 4)Chapitre 277 sur 556 · Dangeau, p · texte numérisé non relu

Dangeau, p

2. Au sens d'arrestation, comme au tome II, p. 331. Voyez des exemples dans la Gazette de 1642, p. 612, dans les Lettres de J. Chapelain, tome II, p. 157, dans le recueil de Lamberty, tome II, p. 249, etc.

3. Dangeau, p. 315, 318, 325; Sourches, p. 197-198; Gazette d'Amsterdam, n° lxxxvi, correspondance de Turin; Mercure historique et politique, tome XXXV, p. 460-465, 481-488 et 495-496. Par représailles, on arrêta tous les sujets du duc qui se trouvaient à Paris, sauf les ramoneurs : Archives de la Bastille, tome XI, p. 105. Comme le fait observer l'auteur des Mémoires de Sourches, p. 231, Victor-Amédée perdait à cette rupture à peu près cinq millions de revenu.

4. Dangeau, p. 321. M. de Vendôme se trouva au jour dit à Pavie : voyez sa lettre du 12 octobre, dans les Mémoires militaires, p. 283.

5. Rivière qui descend des Apennins, traverse le Modénais et le MantouaD, et se jette dans le Pô.

6. Selon les Mémoires de Sourches, p. 222, le maréchal d'Huxellcs refusa d'aller remplacer M. de Vaudémont.

un autre, pour témoigner son zèle, par lequel il manda que M. de Savoie faisoit toutes les démarches d'un prince qui se prépare à la guerre1 : on le savoit bien sans lui2. Cependant Montendre3 apporta la défaite par M. de Vendôme, le 28 octobre, de deux mille chevaux que Stahremberg envoyoit à M. de Savoie, où il n'y eut que vingt4 Traitement ; hommes de tués de notre part5. Sur l'avis que Phélypeaux

1. C'est M. de Vendôme, qui, dePavie, écrivit que M. de Savoie faisait « toutes les démarches d'un homme qui se prépare à la guerre » (Dangeau, p. 325, 18 octobre).

2. Néanmoins, Victor-Amédée continua encore, pendant un mois ou plus, à faire protester qu'il ne doutait pas de voir revenir le Roi à ses anciens sentiments de bonté et de générosité, et qu'il était prêt à donner toutes les explications nécessaires. En même temps, il essayait d'obtenir l'entremise du duc d'Orléans, qui se déroba.

3. Dangeau, \>. 339 et 351. Paul-Auguste-Gaston de la Rochefoucauld, frère cadet du comte de Montendre tué à Luzzara (tome IV, p. 150), était chevalier de Malte et venait de quitter une sous-lieutenance des galères pour remplacer son aîné sur terre. Voyez le Mercure de novembre 1703, p. 258-259. Le Roi le récompensa de sa course par un don de deux mille écus et la promesse d'un régiment d'infanterie. En effet, il reçut celui de Béarn au mois de janvier 1704, passa brigadier en avril 1706, épousa en juillet 1709 Mlle de Jarnac, et prit alors le titre de comte de Jarnac, mais mourut sans postérité le 19 décembre 1714, à trente-neuf ans.

4. Ayant d'abord écrit, à cause du texte de Dangeau : il n'y a pas eu, il a biffé a pas, ajouté un t à eu, et écrit pas en interligne, au-dessus de 20, puis a biffé pas et mis que à côté.

5. Dangeau, p. 336 et 339-340; Sourches, p. 209-213; Gazette, p. 568, 569, 601 ; Mercure, novembre, p. 257-274; Mémoires militaires, p. 300-305. Dans les Mémoires de Saint-Hilaire, tome II, p. 336, il est question de la belle marche que M. de Stahremberg avait faite pour joindre M. de Savoie; voyez aussi la correspondance, en français, de Stahremberg avec le prince Eugène, dans le recueil des Feldzùge, tome V. Le cardinal de Janson avait, de Rome, quelques jours auparavant, prévenu M. de Vendôme de se défier de cette jonction (ms. Fr. 14177, fol. 349), et M. de Vaudémont, de même, de Milan (fol. 329). Ce recueil manuscrit renferme les lettres de félicitation adressées au vainqueur, de Paris, Versailles, Madrid et Rome (fol. 300-302, 306, 352-356 et 361). Le vaincu était le même général Visconti que nous avons vu battre en 1702, à Santa-Vittoria. Ce combat de 1703 prit le nom du village de San-Sebastiano.

et l'ambassadeur d'Espagne à Turin étoient fort resserrés sans aucune communication entre eux ni avec personne, et un corps de garde posé devant leurs maisons1, de Liboy2, gentilhomme ordinaire, eut ordre de se rendre chez l'ambassadeur de Savoie, d'y loger, et de l'accompagner partout3. Cet usage en cas de rupture est ordinaire, même à l'égard des Nonces4. Ce sont d'honnêtes espions, et à découvert, à qui la chambre de l'ambassadeur ne peut être fermée, pour voir et rendre compte de tout ce qu'il fait et se passe chez lui, mangeant avec lui, et ne le quittant presque point de vue5. Quelque incommode, pour ne pas dire insupportable, que soit une telle compagnie, Phélypeaux n'en fut pas quitte à si bon marché. G'étoit un homme d'infiniment d'esprit et de lecture, éloquent naturellement, et avec grâce6, la parole fort à la main,

Page 1