Tome VIII, p
8. U y a sale en cet endroit, dans l'Addition n° 500, et dans la suite des Mémoires, éd. 1873, tome VIII, p. 299, tandis que, dans l'Addition ci-contre, Saint-Simon avait écrit : salve, qui est le vrai mot; ni l'un ni
déféré sans difficulté à la plus ancienne duchesse qui se à la dame trou voit présente, quand il n'y avoit point de princesse d honneur du sang . La2 salve est une espèce de soucoupe de vermeil ct la préférence sur laquelle les boîtes, étuis, montres et l'éventail de la du carrosse. Reine lui étoient présentés couverts3 d'un taffetas brodé, qui se lève en la lui présentant. Il y a toute apparence que Mmes de Senecey et de Fleix se prévalurent, à leur retour, et de la faveur de la Reine et de celle de la comtesse d'Harcourt4 et de la duchesse de Chevreuse auprès d'elle, qui la tournèrent entièrement pour la maison de Lorraine contre les ducs, pour se mettre en possession de présenter toujours la salve et donner la chemise, sous prétexte de ne donner point de préférence aux duchesses ni aux princesses lorraines, qui pourtant ne faisoient que commencer à le disputer par la faveur des deux que je viens de nommer. Pour le carrosse, Mmes de Senecey et de Fleix n'y entreprirent rien, parce apparemment que, ne s'agissant pas là de fonction, elles n'y purent trouver de prétexte. Il vint depuis au mariage du Roi. La maréchale de Guébriant5, nommée dame d'honneur, et point duchesse6, mourut en allant trouver la cour en Guyenne, et ne vit jamais la Reine7.
l'autre n'ont été relevés par Littré. Selon YÉtat de la France, éd. 1698, tome I, p. 269 et 302, la « salve » était une soucoupe ovale en vermeil, sur laquelle les mouchoirs se présentaient au Roi, comme les « honneurs » à la Reine. Le Dictionnaire de Trévoux reproduit à peu près cette définition, et le mot a subsisté, au moins jusqu'en 1845, dans le Complément du Dictionnaire de V Académie française. Une salve en or figure dans V Inventaire de la reine Anne d'Autriche publié par M. le vicomte de Grouchy, p. 22 du tirage à part.
1. Comparez le mémoire de 1711 sur les Changements arrivés à la dignité de duc et pair, p. 198 et 199.