Déjà dit en 1702 : lome X, p. 258 et
7. Sur les qualités et le caractère de cette princesse, Anne Marti nozzi, on peut voir les Mémoires de Mme de Molteville, tome IV, p. 40-41, les Mémoires de Mademoiselle, tomes III, p. 137-139, et IV, p. 69, le Nécrologe de Port-Royal, tome I, p. 65-67, et, entre autres ouvrages modernes, Madame de Sablé, par Victor Cousin, p. 411-421, Port- Royal, par Sainte-Beuve, tome V, p. 25-41, etc. Guy Patin la comparait à sainte Catherine de Sienne (Lettres, tome III, p. 704).
8. Comparez l'Addition au Journal de Dangeau, tome I, p. 72, et cette première rédaction, dans la notice Carignan, au tome VII des Ecrits inédits, p. 273 : « L'attachement du cardinal pour la Reine mère, le besoin qu'il ne laissoit pas de s'en sentir encore quelquefois, et, peut-ôtre encore plus que tout cela, sa passion d'élever le comte et la comtesse de Soissons, l'obligea à ne pas distinguer la Reine d'avec
étoit toute aux dépens de celle de dame d'honneur, prise sur le modèle du grand chambellan avant qu'il fût dépouillé par les premiers gentilshommes1 de la chambre2. La comtesse de Soissons, toujours à la cour, où elle donnoit le ton par sa faveur auprès du Roi, qui, dans ces temps-là, ne bougeoit de chez elle3, faisoit sa charge, et Mme de Navailles n'avoit garde de se commettre avec elle, à cause du Roi et du cardinal, son oncle, dont son mari étoit la créature*. La Reine ne connoissoit personne dans
la Reine mère par la création de cette nouvelle charge. 11 en fit donc une pareille chez elle, et y mit sa nièce la princesse de Conti, dont l'extrême piété, les devoirs auprès de Monsieur son mari, à qui elle étoit fort attachée, et la foible santé s'accommoderoient plus aisément des fonctions auprès de la Reine mère qu'auprès d'une jeune reine; et comme le Roi voulut que son épouse cédât partout à sa mère, à qui lui-même céda toujours avec toute sorte de respect, cela ôta l'odieux d'une préférence sur une princesse du sang, et ne laissa entre les deux surintendantes qu'une égalité de charge qui rehaussoit infiniment la comtesse de Soissons. Telle fut l'origine de ces surintendantes, que l'intérêt de Monsieur le Duc, maître de l'État et de la cour au mariage du Roi, a fait renouveler en 4725 pour Mlle de Clermont, sa sœur. »