La sixième lettre de gentilshommes corrige unes
2. Il a déjà été parlé de cette concurrence dans notre tome VI, p. 404-402. Comparez la suite des Mémoires, éd. 4873, tome V, p. 454, et tome XII, p. 475-476, et la notice du duché de la Rocheguyon, dans le tome VI des Écrits inédits, p. 205.
3. Notre auteur reviendra diverses fois, avec plus d'insistance, sur cebeau temps de la passion du Roi pour Olympe Mancini, passion d'amitié, mais non d'amour, à ce que Madame assurait (recueil Brunet, tome II, p. 444). Les témoignages contemporains abondent, sans être très aflirmatifs.
4. C'est précisément ce que rapportent les Mémoires de Mme de Motteville, tome IV, p. 264-266, à propos des empiétements que la surintendante avait tentés sur les attributions dont la dame d'honneur jouissait de tout temps. Le Roi, décidant assez impartialement, donna à la première les honneurs de présenter la serviette, de tenir la pelote et d'offrir la chemise, avec le commandement dans la chambre et la réception des serments, et tout le reste à la dame d'honneur, c'est-à-dire le service à table, la préférence dans le carrosse et dans le logement. 11 était bien entendu qu'en l'absence de la surintendante, la dame
ces commencements; à peine s'expliquoit-elle en françois. La comtesse de Soissons montoit dans son carrosse et lui nommoit les dames à appeler, et les appeloit pour la Reine. Cet usage, introduit, fut suivi par la duchesse de Navailles, lorsque la comtesse de Soissons ne s'y trouvoit pas. Mme de Montausier, duchesse à brevet, lui1 succéda2, et en usa de même ; et cet établissement a toujours continué : depuis3 lequel il a valu la préférence aux dames d'honneur, dans le carrosse, sur tout ce qui n'est point princesse du sang. Pour les dames d'atour, jamais pas une n'y avoit songé, non pas même la comtesse de Béthune, si4 longtemps dame d'atour de la Reine, si fort et toujours sa favorite, et si considérée par elle-même5, par son beaupère et par son mari6, illustres par leurs charges et leurs
d'honneur ferait toutes les fonctions à elle seule. On a le texte de ce règlement, des 5 et 14 mai 1661 : Arch. nat., K 1712, n° 9. Il provoqua une petite guerre civile à la cour.