Dangeau, p. 321; Sourches, p
7. Nouvelle donnée par Dangeau le 17 décembre, p. 376; Gazette, p. 553 et 639; Gazette de Bruxelles, p. 828. On disait qu'il avait été
Landau se défendoit vigoureusement1. La dégradation des Marsiglii
armes prononcée contre Marsiglii2, pour avoir rendu Bri- * ,^°":
sach, par le conseil de guerre3, et cet officier en fuite et à vienne. réfugié à Lyon4, fut une vive leçon au gouverneur de la
frappé aussitôt en Italie des médailles avec cette double inscription :
PHILIPPUS V DEl GRATIA REX CATHOLICUS, et : CaROLUS VII HERETICORUM GRATIA REX CATHOLICUS (SoiU'Ches, p. 242).
1. Dangeau, p. 323-357, Sourches, p. 496-228, et Gazette, p. 556- 606, passim; Mercure historique, tome XXXV, p. 626-629; Mercure galant, novembre, p. 395-432, et décembre, p. 6-9 et 247-252; Gazette de Bruxelles, p. 662-776, passim; Mémoires militaires, p. 472-483, 486-487, etc. Vauban, n'ayant pu obtenir d'aller diriger ce siège, avait fait un mémoire pour M. de Tallard. Mélac, l'héroïque défenseur de Landau en 1702 (tome X, p. 246 et suivantes), avait représenté, à son retour (Dangeau, tome IX, p. 4), que les fortifications, à la mode nouvelle, n'étaient pas bonnes. Le capitaine G. Heuser vient de faire paraître un très beau volume sur les deux sièges subis par Landau en 1702 et 1703.
2. Saint-Simon écrit : Marcillij. — Louis-Ferdinand, comte Marsiglii, mathématicien, naturaliste, physicien, diplomate, voyageur, et surtout ingénieur militaire, dont la carrière extraordinaire est racontée dans nos biographies d'après Nicéron, Fontenelle, Quincy, etc., né à Bologne le 10 juillet 1658, était entré comme ingénieur au service de l'Empereur et avait été fait colonel en 1689, major général en 1699, général en 1701, et commandant en second de Brisach. Après la disgrâce qui va être dite, reçu très bien à Versailles, il ne s'occupa plus que de voyages scientifiques pendant quelques années, puis, en juin 1708, entra au service du Pape comme lieutenant général des troupes pontificales, mais pour peu de temps, et voulut, en 1711, se mettre à la solde du Czar, mais ne put obtenir préalablement sa réhabilitation (Gazette, p. 464). En 1712, il dota sa ville natale d'un Institut, et, en 1714, il fut nommé associé étranger de notre Académie des sciences. Ses dernières années se passèrent en Provence ; mais il retourna mourir à Bologne, le 1er novembre 1730. C'est lui qui avait négocié à Carlowitz en 1698; on lui doit la première description de la Turquie d'Europe, où il avait déjà rempli une mission en 1691.
3. Le comte d'Arco, commandant en premier, bon militaire selon Villars, fut condamné à la décapitation et exécuté, et Marsiglii dégradé, encore qu'il eût été prouvé que la place n'aurait pu tenir deux jours de plus.
4. Dangeau, p. 292 et 293; Sourches, p. 175; Gazette de 1704, p. 129-130. En réponse à un écrit intitulé Innocence imaginaire de Messieurs les deux généraux comtes d'Arco et Marsiglii, celui-ci répandit une protestation, que Vauban approuva. Toutes les pièces de la polémique
Bataille place assiégée pour se bien défendre. Tout étoit en moude Spne gagnée vement pour son secours : le prince aîné de Hesse, depuis
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impériaux. roi de Suéde , y menoit vingt-trois bataillons et trente escadrons des troupes du landgrave son père et de ce qui s'y étoit joint; Pracomtal2 y marchoit de Flandres avec vingt et un bataillons et vingt-quatre escadrons, et le comte de Roucy fut détaché du siège, avec deux mille chevaux et cinq cents hommes de pied, pour garder les passages du Spirebach et empêcher la surprise, et qui fut rappelé3 au camp dès qu'il parut des ennemis, auxquels se joignirent ce qu'il y avoit de troupes palatines dans les lignes de Stolhofen* et de celles qui voltigeoient en deçà du Rhin5. Sur ces nouvelles6, Tallard résolut d'aller au-devant d'eux, et de ne les point attendre dans ses lignes. Il remit la conduite du siège et de7 ce qu'il y laissoit de troupes au plus ancien lieutenant général, qui étoit Laubanie8, et sur lequel on pouvoit sûrement se reposer, choisit quarante-quatre escadrons et vingt9 bataillons dans son armée, avec lesquels il campa hors de ses lignes dès le mercredi au soir, 14 novembre, et manda à Pracomtal, arrivé à portée, de le joindre le lendemain de
sont réunies dans le premier des quatre volumes de Quincy sur Marsiglii.
1. Frédéric de Hesse-Casscl, fils du landgrave Charles (tome II, p. 166), était né le 28 avril 1676 et venait d'être appelé au gouvernement du duché de Clèves en 1703. Nous le verrons recevoir une blessure au siège de Toulon en 1707, étant général de la cavalerie hollandaise, puis se faire nommer par le roi de Suède Charles Xll général de son armée contre les Russes. Par son second mariage avec la sœur de ce roi, Ulrique-Éléonore, il se trouva appelé à la couronne de Suède le 4 avril 1720, et il mourut sur ce trône le 5 avril 1754.
2. Pracomtal remplaçait le prince de ïserclaës depuis le départ de celui-ci, ci-après, p. 315.
3. Fut rapellé est en interligne, au-dessus de revint, biffé.