‹ Memoires de Saint-Simon (volume 4)Chapitre 3 sur 556 · Marie-Françoise de Beauvillier, née le 6 avril · texte numérisé non relu

Marie-Françoise de Beauvillier, née le 6 avril

9. René de Marillac, seigneur d'Ollainville, fils d'un maître des requêtes, baptisé le 28 février 1639, conseiller au Parlement en 1661, avocat général au Grand Conseil en 1663, maître des requêtes en 1671, intendant des troupes envoyées en Bretagne en août 1675, intendant en Poitou en 1677, et à Rouen de 1684 à 1686, conseiller d'État semestre en 1682, ordinaire en 1691, mourut, doyen du Conseil, le 15 septembre 1719. M avait été un des promoteurs des dragonnades.

10. Jean-François, dit le marquis de Marillac, d'abord capitaine d'iafan-

dire qu'il avoit tout ce qu'il falloit pour se faire aimer,

pour réussir à la guerre, et pour plaire à la famille où ou

vouloit bien le recevoir1. Le duc de Saint-Aignan, veuf [AddSt-S.455]

d'une Servien mère du duc de Beauvillier2, avoit fait la

folie d'épouser, dix-huit mois après3, une créature de la

lie du peuple qui, après avoir4 eu longtemps le soin des

chiens de sa femme, étoit montée à l'état de sa femme

de chambre5. Il mourut six ans après, parfaitement

terie au régiment de la Fare, fait colonel en 1695, avait acheté le régiment de Languedoc en 1696 et était passé brigadier en juillet 1702. Son oncle Champigny lui céda, pour le mariage, le gouvernement de Béthunc, et nous le verrons périr à Hochstedt, le 13 août 1704. Sa veuve se remariera en 1710 au marquis de l'Aubespine, cousin germain de notre auteur, et ne mourra que le 18 novembre 1748, à Varize. — Voyez ci-après, dans l'appendice VII, p. 505, la lettre de Mme de Beauvillier à Louville.

1. Le marié devait avoir plus de cinquante mille livres de rente; Mlle de Saint-Aignan n'apportait qu'une pension de quatre mille livres du Roi, et une rente de deux mille livres de M. de Beauvillier.

2. Antoinette Servien, fille d'un trésorier des parties casuelles et petite-nièce du surintendant des finances, mariée à François de Beauvillier le 2 janvier 1633, morte le 22 janvier 1680, à soixante-trois ans.

3. Moins de six mois après, en juin ou juillet 1680. On avait cru d'abord qu'il épouserait Mlle de Saumery ou trouverait quelque autre grand parti. « Moi, répondait son ami Bussy, je le marie à une petite femme de chambre de sa femme dont il y a quinze ans qu'il est amoureux et bien traité.... Il y a longtemps qu'il l'aime sans en jouir; elle a de la naissance, de la vertu et de l'esprit, et notre ami est encore vigoureux.... » Après bien des hésitations, le mariage fut célébré clandestinement en Orléanais; mais le Roi n'en eut l'avis officiel qu'au printemps suivant, lorsqu'une grossesse ne permit plus de le cacher, et l'on recourut alors à une nouvelle célébration à Saint- Sulpice, le 26 mars 1681, tout comme il avait été procédé, en 1683, entre le comte de Soissons et la belle Beauvais (tome X, p. 553-556).

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