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2. Particulièrement en 1709. Le duc de Luynes, lui aussi, à l'occasion de la mort de M. de Mortemart en 1746 (tome VII, p. 365-367), a fait de ce duc un portrait non moins sévère que celui que nous avons ici, avec plus de détails encore, et il semble attribuer tous les défauts et les tristes penchants de ce seigneur à une mauvaise éducation. En 1700, Spanheim se contentait de lui donner ces notes (Relation, p. 421) : « A qui on ne fait point d'attention, étourdi, peu estimé. » Mais les documents de police (Arch. nat., 01 44, fol. 269, et Correspondance administrative, tome II, p. 774) révèlent que le duc, en 1700, était un des compagnons de débauche du duc d'Estrées. Les Caractères de la cour publiés en 1702 disaient avec indulgence (p. 43) : « C'est un jeune homme qui n'est point encore dans le monde. Cependant, à l'examiner de près, on peut former de lui d'assez bons présages. L'importance de sa famille promet à ce jeune seigneur des postes considérables. » Son père, au témoignage de Mme de Caylus, avait également eu une réputation assez mauvaise.
3. Le mariage fut annoncé à la cour le mardi 11 décembre; mais la célébration n'eut lieu que le 12 janvier 1704 (Dangeau, p. 371, 397 et 405 ; Sourches, p. 242; Gazette de Bruxelles, p. 822; Mercure du mois, p. 253-260, etc.). Dangeau dit, la première, fois : « C'est M. de Pontchartrain qui a conduit et ménagé cela pour le chevalier de Roucy, son beau-frère, qui est encore à la mer. »
4. Ce chevalier de Roucy qui, en se mariant, prit le titre de marquis de Roye, sous lequel il a été cité ci-dessus, p. 151.
8. Déjà nommé, à côté de Pointis, en 1697 : tome IV, p. 213. 6. Dans un livre de 1876 dont j'ai déjà eu à parler, et qui est intitulé : V Amiral du Casse, ces deux allégations de Saint-Simon, que nous
et beaucoup de connoissances au métier de flibustier, et de Ducasse. mérita d'être fait officier sur les vaisseaux du Roi, où [Add- s'~s- 509\ bientôt après il devint capitaine1. G'étoit un homme d'une grande valeur, de beaucoup de tête et de sang-froid et de grandes2 entreprises, et fort aimé dans la marine par la libéralité avec laquelle il faisoit part de tout, et la modestie qui le tenoit en sa place3. 11 eut de furieux démêlés avec Pointis lorsque ce dernier prit et pilla Carthagène4. Nous verrons ce Ducasse aller beaucoup plus loin. Outre l'appât du bien, qui fit d'une part ce mariage, et de l'autre la proretrouverons plus tard en redites, sont contestées (p. 272-273) : le célèbre marin naquit, ou du moins fut baptisé, non à Bayonne, mais à Saubusse, près Dax; l'acte, du 2 août 1646, n'indique à ses parents, Bertrand Ducasse et Marguerite de Lavigne, ni qualité ni profession. — Sur la renommée qu'avaient dès lors les jambons de Bayonne, voyez le Dictionnaire du Commerce de Savary, tome III, p. 377, et Y Histoire des Français des divers états, par Monteil, tome VII, p. 409.
4. Il ne fut pas flibustier, dit son historien, mais protégea la flibusterie. On le voit, dès 1686, intéressé dans des armements : Arch. nat., E 1834 et 1835, arrêts du Conseil des 19 février et 13 octobre 1686. C'est à la même époque qu'il quitta la compagnie du Sénégal, où il avait obtenu le grade de capitaine de vaisseau et la direction des forces de terre et de mer, pour entrer dans la marine royale. En novembre 1697, on lui a donné la croix de Saint-Louis; en juillet 1701, un titre de chef d'escadre des îles de l'Amérique a été créé pour lui, avec patentes de capitaine général; puis, il a été envoyé en mission à Madrid, et, le 30 août 1702, il a battu l'escadre anglaise de Bembow par delà la Havane, en revenant d'escorter le duc d'Alburquerque jusqu'à sa viceroyauté du Mexique (Dangeau, tome IX, p. 63 et 68; Sourches, tome VII, p. 432-433; Mercure de janvier 1703, p. 17-80). Il a débarqué à la Rochelle en mai, avec trois cent mille piastres appartenant au Roi. Depuis 1700, il n'est plus gouverneur de Saint-Domingue.