N'en corrige ne
44. Il voulut tout de suite, par l'intermédiaire de Tessé, trouver une autre Française pour femme, et ce fut, en premier lieu, sur la plus
Mort La Rongère1, chevalier d'honneur de Madame et cheva-
Mortde Brford ^er ^e ' Ordre de sa présentation*, mourut en même temps8. C'étoit un gentilhomme4 du pays du Maine, qui, avec un nom ridicule, étoit de fort bonne noblesse : il s'appeloit Quatrebarbes5. C'étoit un fort honnête homme, très court d'esprit6, mais de taille et de visage à se louer sur le
jeune fille du prince de Condé que ses vues se portèrent; mais l'affaire manqua, peut-être parce que cette petite princesse, celle qui épousa plus tard le duc de Vendôme, n'était ni assez belle, ni assez gigantesque à son gré (Mémoires de Tessé, tome II, p. 101-126). Il jeta alors ses visées sur Mme d'Arenberg, après avoir pensé à Mlle d'Elbeuf, et c'est celle-ci que nous lui verrons épouser en 1704.
1. Hyacinthe de Quatrebarbes, marquis de la Rongère, né le 1er janvier 1644, succéda au marquis d'Estampes, comme chevalier d'honneur de Madame, avec six mille livres d'appointements et un brevet de retenue de cent mille livres, le 24 juin 1684, fut fait chevalier des ordres à la promotion de 1688, et mourut à Paris le 22 décembre 1703. Mme de Scudéry l'avait remarié (contrat du 24 avril 1679 : Arch. nat., Y 236, fol. 305 v°) avec la fille d'un maître des requêtes, Marie de Ruellan, veuve en premières noces d'un d'Argouges, et, en secondes, de Claude de Bussy, marquis d'Hénonville. Cette dame, riche, belle, spirituelle, très aimée de Mme de Sévigné et de Bussy-Rabutin, était morte en 1699, lui laissant quelque cinquante mille écus. D'un premier mariage avec Mlle du Plessis-Châtillon, la Rongère avait eu deux filles, la comtesse de Turbilly et la marquise de la Motte.
2. Dangeau, tome II, p. 220,^21, 223 et 242; Sourches, tome II, p. 292. Il sera parlé plus tard de ce droit de présentation (éd. 1873, tome IX, p. 277-284), et Saint-Simon a cité le cas de M. de la Rongère dans ses Remarques sur l'Ordre, vol. France 189, fol. 42.
3. Dangeau, tome IX, p. 380 et 394; Sourches, tome VIII, p. 249.