N* corrige me
<i. Le manuscrit porte : le.
[1703] l)L SAINT-SIMON. 363
dans les paroisses et dans les con vents de Paris, et sans aucune difficulté? Mais il est vrai, Sire, que les princes sont si attentifs à se former des avantages de toutes choses, qu'ils nous obligent à y prendre garde, surtout ayant refusé la quête une fois1. — Mais ils ne l'ont point refusée, me dit le Roi d'un ton plus radouci; on ne leur a point dit de quêter. — Ils l'ont refusée, Sire, repris-je fortement; non pas les Lorraines, mais les autres (par où je lui désignois Mme de Montbazon). La duchesse du Lude en a pu rendre compte à Votre Majesté, et l'a dû faire, et c'est ce qui nous a fait prendre notre parti; mais, comme nous savons combien Votre Majesté se trouve importunée de tout ce qui est discussion et décision, nous avons cru qu'il suffisoit d'éviter la quête pour ne pas laisser prendre cet avantage aux princes, persuadés, comme j'ai eu l'honneur de vous le dire, que Votre Majesté n'en savoit rien ou ne s'en soucioit point, puisqu'elle n'en témoignoit aucune chose. — Ho bien! Monsieur, me répondit le Roi, d'un ton bas et tout à fait radouci, cela n'arrivera plus, car j'ai dit à Monsieur le Grand que je desirois que sa fille quêtât le premier jour de l'an, et j'ai été bien aise qu'elle en donnât l'exemple par l'amitié que2 j'ai pour son père3. »
1. Après foie, il a biffe « non les Lorraines, mais les autres, par où je lui désignois Mme de Montbazon », pour reporter ces mots plus loin.