Que surcharge pr
3. Ceci, confirmé par le passage des Mémoires de Sourchcs reproduit p. 358, prouve que notre auteur a singulièrement dénaturé les faits et augmenté l'importance de son intervention personnelle dans son mémoire de 171 1, dans la notice Saint-Simon et dans la note de 1746, où il faisait entendre que le Roi n'obligea M. d'Armagnac à laisser sa fille quêter qu'à la suite de l'entretien reproduit ici. C'est une preuve, à mon avis, que Saint-Simon n'avait point consigné par écrit les termes de cet entretien sur le moment même, comme l'a supposé Chéruel (Saint-Simon historien, p. 27), et que le Journal de Dangeau, qu'il a sous les yeux en rédigeant ses Mémoires, l'a forcé à rectifier ses souvenirs, plus nettement ici que même dans l'Addition. Dangeau disait (p. 385), à la date du 28 décembre : « Les duchesses ne vouloienf plus quêter ici, parce que les princesses étrangères avoient fait quelque difficulté de quêter. Le Roi a commandé que toutes les princesses,
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Je répliquai, toujours regardant le Roi fixement, que je le suppliois encore une fois, et pour moi, et pour tous les ducs, de croire que personne ne lui étoit plus soumis que nous, ni plus persuadés, et moi plus que pas' un, que, nos dignités émanant de la sienne, et nos personnes remplies de ses bienfaits, il étoit, comme roi et comme bienfaiteur de nous tous, despotiquement le maître de nos2 dignités, de les abaisser, de les élever, d'en faire comme d'une chose sienne et absolument dans sa main. Alors, prenant un ton tout à fait gracieux et un air tout à fait de bonté et de familiarité, il me dit à plusieurs reprises que c'étoit là comme il falloit penser et parler, qu'il étoit content de moi; et des choses pareilles et honnêtes. J'en pris l'occasion de lui dire que je ne pouvois lui exprimer la douleur où j'étois de voir que, tandis que je ne songeois qu'à lui plaire, on ne cessoit de me faire auprès de lui les desservices3 les plus noirs; que je lui avouois que je ne pouvois le pardonner à ceux qui en étoient capables, et que4 je n'en pouvois soupçonner que Monsieur le Grand, « lequel, ajoutai-je5, depuis l'affaire de la princesse d'Harcourt, ne me l'a6 pas pardonné, parce que, ayant eu l'honneur de vous en rendre compte, Votre Majesté vit que je lui disois vrai, et non pas Monsieur le Grand, dont je crois que Votre Majesté se souvient bien, et que je ne lui répète point, pour ne la pas fati-
hormis les princesses du sang, quêteroient à l'avenir, et les duchesses et les femmes de qualité, comme Mme la duchesse de Bourgogne, qui se mêle présentement des quêtes, l'ordonncroit. Mlle d'Armagnac commencera ce premier jour de l'an. » On remarquera qu'il n'est question ni de Saint-Simon ni de sa femme dans l'article du Journal, pas plus que dans les Mémoires de Sourches.